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 Arrivée à Poudlard !

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Sylvius Césarius
Directeur Poudlard
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Date d'inscription : 01/08/2014
Messages : 751

MessageSujet: Arrivée à Poudlard !   Lun 20 Juin - 9:25




Arrivée à Poudlard



Bonjour, je m'appelle Sylvius Césarius.



Contrairement à beaucoup de gens, j'ai tout de suite su que j'étais « spécial », enfin pas tout à fait, disons que j’ai tout de suite su que j’avais « un don ». Etant né dans une famille de sorciers, ma mère me mit rapidement au courant de tout ce que je devais savoir, de ce que j’allais devoir maîtriser mais aussi de ce que j’allais devoir taire afin de ne pas me faire démasquer par les gens n’ayant pas de dons, nous les appelons les moldus.

Habitant en Angleterre, j’ai aussi appris très tôt que pour maîtriser « mes dons », j'irai un jour à l'école de magie de Poudlard. De toutes les façons, il aurait été tout à fait inconstant et inconcevable que je n'y aille pas, puisque toute ma famille y avait été depuis des siècles et des siècles. En fait maintenant que j'y pense, depuis les origines je crois. En effet un de mes aïeux faisait partie de la première génération à avoir intégré l'école et seul ma grand-mère et ma mère avait fait leurs études aux Etats Unis car les circonstances les y avaient forcés mais là je m’étends un peu et ce n’est pas le sujet.

En ce qui concerne ma famille, j'ai été élevé dans l'amour, la magie et la fantaisie. J'ai aussi eu la chance d'être élevé avec une double culture puisque mon père était Moldu. Il faut dire que ma mère, bien qu’une sorcière très puissante, avait toujours été attirée par des hommes moldus, elle trouvait les sorciers tristes et prévisibles. Cette enfance joyeuse et insouciante prit fin lorsque fût venue le temps de mes 11 ans. Cette première séparation a été douloureuse car elle fût accompagnée quelques temps après par la séparation définitive de mes parents. Mais revenons à notre histoire de départ si vous le voulez bien.

Un matin alors que j'étais dans le parc de notre maison familiale, proche de Londres, en train de jouer avec mon balai, un hibou se posa sur le bout du manche. Il tenait dans son bec une enveloppe qui m’était visiblement destinée puisqu’elle indiquait clairement « A M.Ethan Dullac, sur le balai dans le parc ». Etonné par tant de précision, je la  regardais sous toute les coutures et vit rapidement le cachet de cire qui la fermait et souris.

Le hibou venait de m'apporter la fameuse lettre que tout sorcier en herbe comme moi était en droit t'attendre d'une école aussi prestigieuse que Poudlard la magnifique. J’en avais tellement entendu parler depuis que nous étions arrivés en Angleterre des années plutôt. A vrai dire je n’avais entendu parler que d’elle puisque mon père, bien que Moldu, était un ami des sorciers dont le directeur de cette école : Albus Dumbledore. Combien de fois celui-ci m’avait-il parlé de son école lorsqu’il dînait à la maison ? Je ne me souvenais plus mais cela avait, à jamais gravé en moi l’envie de cet endroit.

Lorsque le Hibou la déposa entre mes mains, je trouvai l’enveloppe jaunie très lourde. Je rangeais mon balai contre le mur de la maison et rentrais afin de me précipiter dans le salon. Là, je brisais délicatement le sceau de cire frappé de l'écusson de l'école et en retirai la lettre avant de tirer le petit fauteuil en cuir marron du salon et m'y effondrais afin de la lire.

« Cher Mr Césarius,

Nous avons le plaisir de vous informer que vous bénéficiez d'ores et déjà d'une inscription au Collège Poudlard. Vous trouverez ci-jointe la liste des ouvrages et équipements nécessaires au bon déroulement de votre scolarité.

La rentrée étant fixée au 1er septembre, nous attendrons votre hibou le 31 août au plus tard.

Veuillez croire, cher Mr Césarius, en l'expression de nos sentiments distingués.

Minerva Mc Gonagall

Directrice-adjointe »

Je la relu deux fois afin d’être sûr que je n’avais pas la berlu, que ce que je venais de lire était bien réel puis je me projetais dans la liste des fournitures à acheter avant la rentrée.

* Uniforme : liste des vêtements dont les élèves de première année devront obligatoirement être équipés :

 1) Trois robes de travail (noires), modèle normal 2) Un chapeau pointu (noir)

 3) Une paire de gants protecteurs (en cuir de dragon ou autre matière semblable) 4) Une cape d'hiver (noire avec attaches d'argent)

Chaque vêtement devra porter une étiquette indiquant le nom de l'élève.

* Livres et manuels : chaque élève devra se procurer un exemplaire des ouvrages suivants :

Le Livre des sorts et enchantements (niveau 1), de Miranda Fauconnette

Histoire de la magie, de Bathilda Tourdesac

Magie théorique, d’Adalbert Lasornette

Manuel de métamorphose à l'usage des débutants, d’Emeric G. Changé

Mille herbes et champignons magiques, de Phyllida Augirolle

Potions magiques, d’Arsenius Beaulitron

Vie et habitat des animaux fantastiques, de Norbert Dragonneau

Forces obscures : comment s'en protéger, de Quentin Jentremble.

* Fournitures

1 baguette magique, 1 chaudron (modèle standard en étain, taille 2)1 boîte de fioles en verre ou cristal, 1 télescope, 1 balance en cuivre

* Les élèves peuvent également emporter un hibou OU un chat OU un crapaud.

IL EST RAPPELE AUX PARENTS QUE LES ELEVES DE PREMIÈRE ANNEE NE SONT PAS AUTORISES À POSSEDER LEUR PROPRE BALAI.

Je souris, c’était facile à trouver et une bonne occasion d'aller sur le chemin de traverse, l'un de mes endroits préférés, après le stade de quidditch qui se trouvait perdu dans la lande près de notre maison. Je déposai la lettre sur la petite table du salon et me laissai aller à rêvasser. Au bout d'un petit moment, ma mère Phoebe vint me rejoindre. Elle s'assit à côté de moi, prit la lettre et la lu à son tour avant de la poser sur le petit guéridon qui se trouvait là et me regarda.

- Alors Sylvius, es-tu satisfait, Poudlard t'attend ? Enfin !! Après tant d’années à attendre ?

- Oui Maman, je suis très heureux ! Enfin ! Depuis le temps que Papa et Albus m’en parle. Tu n’es pas fâchée que je n’aille pas à Salem comme toi ou en France à Beauxbâton comme ma nationalité française le voudrait ?  

- Pas une seule minute mon chéri. Le choix de l’école te revient. Ton père et moi savons bien comme Poudlard compte à tes yeux.  

Je ne répondis rien. A vrai dire je fus soulagé même si la perspective de partir m’angoissait un peu. Ma mère s’en rendit compte.

- Tout va bien Sylvius ?  

- Oui Maman, mais je m'inquiète tout de même un peu.

- Pourquoi mon chéri ?

- Et bien, je me demande dans quelle maison je vais être, et surtout j'aimerais tant être digne de notre lignée.

- Oh ! me dit ma mère tendrement. C'est cela ! Rassure-toi Sylvius, nous sommes déjà fiers de toi. Tu es un fils fantastique, aimant, droit et juste, que voudrions-nous de plus ?

- Merci Maman mais je ne crois pas que tu sois objective sur ce sujet. Et puis, je n'ai jamais été loin de vous ?

- Sylvius, cesse de t'inquiéter. Tu ferras de ton mieux et cela sera déjà bien non ?

- Tu as sans doute raison ! Répondis-je simplement.

- Tu te sens mieux ?

- Oui !

- Bien ! Veux-tu que nous prenions de la poudre de cheminette afin d'aller acheter tout ce dont tu as besoin pour Poudlard ?

- Oh oui ! Tu crois que Papa pourra nous accompagner ?

Sa mère le regarda alors avec un regard triste puis de guerre lasse lui répondit :

- Non Sylvius, il vient de partir. Il avait rendez-vous avec le ministre de l'éducation nationale. Par contre, pour la rentrée, il ne manquerait cela pour rien au monde. Il sera là pour t'emmener au train.

- Oh, très bien ! lui répondis-je tout de même un peu triste.

Nous nous levâmes et allâmes nous préparer. De mon côté, je récupérais ma cape puis attendis ma  dans le vestibule. Elle me rejoignit une urne à la main puis nous retournâmes dans le salon.

- Allez part devant ! me dit ma mère en me tendant l’urne.

Je pris une pincée de poudre, me plaçait debout dans la cheminée avant de la laisser tomber à mes pieds en criant « Chemin de traverse ». Le monde autour de moi tourbillonna et quelques secondes après je me retrouvais devant la boutique de balais. En attendant ma mère, je regardais à l’intérieur et me rendis vie compte qu’elle était bondée comme jamais...

 - Qu’est ce qu’il y a comme monde aujourd’hui ! me dis-je

- C’est normal Sylvius, c’est bientôt la rentrée. J’imagine que les autres élèves ont eux aussi reçu leur lettre et qu’ils sont là pour faire comme toi me répondis ma mère qui venait d’émerger derrière moi.

- Évidement, pourquoi je n’y ai pas pensé.

- Allez en route pour tes emplettes mon fils dit ma mère en souriant.

Bien sûr nous allâmes d'abord chez Gringott la banque des sorciers où nous retirâmes assez de galions pour les emplettes que nous nous apprêtions à faire.

Nous commençâmes par aller acheter les livres, puis le matériel de botanique, de potions, et de soins aux créatures magiques. J'allais ensuite seul chercher mes robes de sorciers. Je fus bousculé en entrant dans la boutique de Madame Mc Guire par un jeune garçon au teint pâle et à la chevelure blanche. Il n'eût même pas un regard pour moi puis par un autre garçon qui le suivait.

- Oh excuses moi ! dit le garçon, je ne t'avais pas vu.

- Ce n'est rien ! Et puis au moins tu t'es excusé, ce n'est pas comme ton ami qui vient de sortir.

- Oh lui ! Ce n'est pas mon ami et il est franchement antipathique.

- Je m'appelle Sylvius Césarius ! Dis-je en lui tendant la main.

 - Moi c'est Harry Potter ! me répondit-il en la serrant.

- Enchanté de te connaître, tu vas à Poudlard toi aussi ?!

 - Oui, je viens de l'apprendre !

J'entendis alors ma mère m'appeler et me demander de la rejoindre.

- Je dois y aller, à bientôt Harry.

- OK, à bientôt Sylvius.

Dès que je rejoignis ma mère, nous nous dirigeâmes vers la boutique d'un dénommé Ollivander. En chemin ma mère m’expliqua que c’était là que je pourrais acheter ma baguette. Ah enfin ma baguette, depuis le temps que j’attendais cela. J'entrais dans la boutique sans bruit et le propriétaire arriva en me faisant sursauter.

- Mister Césarius ! Comment va votre père ?!  

J’étais un peu pris au dépourvu mais comment en être étonné, mon père connaissait un nombre incalculable de personnes, autant chez les Moldus que chez les Sorciers.  

- Bien j’imagine.  

- Phoebe ! Je suis content de vous revoir.  

- Moi aussi cher ami. Perceval vous passe son bonjour et vous fait dire qu’il avance en ce qui concerne la recherche de la baguette qui vous préoccupe tous les deux.  

- Oh parfait !! dit-il en souriant. Mais vous n’êtes pas ici pour cela et le jeune homme va s’impatienter si nous le faisons encore attendre.  

Il prit mes mensurations puis alla chercher une baguette dans son arrière-boutique.

 L'attente me semblait interminable et quand Ollivander arriva, je poussais un soupir de soulagement. Il ouvrit une boite noire et en sortit une magnifique baguette.  

- 28 cm, bois de saule avec écaille de Basilic, Souple et parfaite pour les sorts de combats dit-il en ma la tendant. Allez essayer là.

 Le manche était superbement sculpté avec de fines inscriptions. Je reconnu immédiatement le dessin : c’était un faucon. Enfin j'avais ma baguette !! Je la saisis et je fus parcouru par un frisson qui partit de mes mains et se propagea partout dans mon corps. Je sentis la puissance de la magie en moi.

- On dirait que le jeune Sylvius Césarius a trouvé sa baguette dit ma mère.  

- On dirait ! lui répondit Ollivander. Bonne chance jeune homme pour vos études. Vous verrez Poudlard est un endroit fantastique et quelque chose me dit que cette année vos camarades de première année devraient être….comment dire…..intéressants.

Je ne compris pas de quoi il parlait mais et mère ne me laissa pas poser de questions. Elle me prit par la main et m’entraina dehors en remerciant Ollivander.

Nous repartîmes en chasse et dès que nous eûmes tout trouvé, nous décidâmes de rentrer dans notre maison. Nous avions passé toute la journée là-bas et je devais avouer que j'étais épuisé. La fin de journée passa rapidement à déballer mes affaires et à les ranger dans la grosse malle qui ferait le voyage avec moi. Le soir venu, dans mon lit, je tournai et retournai ma baguette dans ma main, impatient de pouvoir enfin m'en servir. C'est alors que mon père entra dans ma chambre

 - "Sylvius ?"

- Oui !

 - J'avais peur que tu sois endormi. Je suis désolé de ne pas avoir pu vous accompagner sur le chemin de traverse.

 - Ce n'est pas grave, je comprends.

 Mon père me sourit, entra et vint s'assoir sur le bord du lit.

 - Alors, ta mère m'a dit que tu avais eu ta lettre ?

- Oui papa,

 - Tu es content ?

- Oui bien sûr !

 - Je comprends, tu sais. Je ne suis pas sorcier alors j'imagine que c'est comme lorsque je suis rentré à Sciences Politiques ?

 - Oui sûrement lui dis-je même si je ne comprenais pas de quoi il parlait.

 - Bon en tous les cas félicitations et saches que je serais présent pour ton départ, je ne manquerais cela pour rien au monde. Allez maintenant bonne nuit !

 Le lendemain matin, je me réveillais forcément de très bonne heure. Je mis mes chaussons et je dévalais les escaliers afin de rejoindre la cuisine. Ma mère s’y trouvait déjà, en train de me préparer le petit déjeuner. Cela me faisait toujours le même effet de voir ma maman utiliser la magie afin de cuisiner, j'avais l'impression de me retrouver dans un spectacle où tous les ustensiles se déplaçaient tous seuls. Je m'approchais et déposais sur sa joue un tendre baiser.

 - Bonjour Maman

- Bonjour chéri, bien dormi ?

- Oui, comme un bébé.

Nous nous mîmes à discuter de tout et de rien comme nous en avions l'habitude. Au cours de l'un de nos échanges, je mentionnais le nom d'Harry Potter, la réaction de ma mère fût surprenante : elle cessa complétement de parler, plongea son regard dans le mien avant de me demander si le nom que m'avait donné le garçon était bien Harry Potter.

Alors que je répondais par l'affirmative, elle poussa un profond soupir.

 - Que se passe-t-il maman, j'ai fait une bêtise ?

 Elle me regarda de nouveau souriante et de sa voix la plus douce me répondit :

 - Non Sylvius, pas du tout. C'est simplement que ce nom a fait resurgir des souvenirs du passé. J'ai connu les parents du garçon dont tu parles et lui-même est une légende dans notre monde.

 - Une légende ?! Demandais-je d'une voix surprise.

 - Oui enfin si l'on veut !

Elle me raconta l'histoire des Potter, ainsi que de la guerre qui avait secoué le monde des sorciers 10 ans auparavant. Je découvris avec stupéfaction que le monde sorcier que je croyais apaisé et pacifique pouvait être aussi incompréhensif que le monde Moldu  qui représentait la moitié de ma personnalité. D'un seul coup, la perspective d'aller à Poudlard me terrifiait.

 - Maman, mais c'est bien fini tout cela ?

 - Oui Sylvius, je ne sais pas comment mais Harry nous a tous sauvés, nous lui devons beaucoup. Soit gentil avec lui à l’école. Essaie de devenir son ami, il en aura besoin.

Ma mère retomba dans le silence. Son regard lointain m'indiqua qu'elle n'était plus avec moi. Je me levais et remontais dans ma chambre afin de me préparer à cette journée qui commençait.

Les journées se succédèrent ainsi entre monotonie, impatience et activités diverses et variées. Finalement la journée tant attendue arriva. Nous étions enfin le 1er septembre. Avec le recul des années, je me rendis compte combien cette journée à vraiment marqué ma vie. Je ne pouvais pas penser que je m'apprêtais à vivre la plus exaltante mais aussi la plus sombre période de toute ma vie et de tout le monde de la magie.

 Lundi 1 er septembre 1992.

Ca y était, c'était le grand jour. Il était enfin venu le temps du départ.

Ce matin-là, ma mère Phoebe m'avait préparé des crêpes car elle savait que j'aimais cela plus que tout. Je les sentais lorsque je descendis les escaliers. En entrant dans la cuisine, ce qui me fit encore plus plaisir c'est que mon père était présent lui aussi. Il tourna la tête et me fit un large sourire.

 - Ah voici le héros du jour ! Bonjour mon fils !

 - Bonjour Papa, Bonjour Maman.

 - Coucou mon petit, allez assieds-toi et prends un solide petit déjeuner. Si ta grand-mère dit vrai, le voyage dur longtemps et tu risques d'avoir faim.

- Maman tu penses à tout, tu vas beaucoup me manquer ! Dis-je d'une voix mal assurée.

Là, à cet instant je venais de réaliser que j'allais quitter pour une année ce cocon qui m'avait protégé pendant onze années. Que j'allais quitter les deux êtres qui comptaient le plus pour moi. Un sentiment bizarre s'empara de moi, comment pouvais-je être impatient, curieux et inquiet en même temps ? Je n'obtins pas de réponse à ma question, ce fût ma mère qui me tira de ma rêverie.

 - Sylvius, tu rêves ?

 - Non maman, je pensais juste au fait que vous alliez me manquez !

- Ne sois pas bête ! me dit mon père, nous te retrouverons aux vacances de Noël, ce n'est pas si long que cela ?

 - C'est vrai, mais c'est la première fois que nous serons séparés aussi longtemps !

 - Oui, mais à ce propos, ta mère et moi avons une surprise. Ne bouge pas je reviens.

 Mon père se leva, et sortit de la cuisine. Je me tournais alors vers ma mère qui me regardait avec les yeux attendris d'une mère couvant son petit.

 - Mais où va papa ?

 - Ah c'est une surprise Sylvius, sois patient !

J'entendis mon père sortir dans le jardin et le vis même passer devant la fenêtre. Puis quelques secondes plus tard, je le vis repasser avec un énorme paquet dans les mains qu’il déposé devant moi une fois dans la cuisine.

 - Tiens, c'est ton cadeau pour Poudlard ! me dit-il en me regardant, souriant à pleine dents fier de son coup.

 - Papa !! Maman et toi, vous n'étiez pas obligés.

 - Sylvius tu l'as mérité, je t'assure et cela te permettra de mieux supporter notre séparation puisque cela t'inquiète tant ! Termina ma mère, Allez ouvres le !

Alors que je me décidais, je vis dans le regard de mes parents qu'ils ressentaient la même excitation que moi. Derrière le papier, je sentis la maille d'une cage, qu'est-ce que cela pouvait bien être ? Lorsque j'eus fini d'ouvrir, je découvris effectivement une magnifique cage et dedans un superbe faucon. J'en avais tellement rêvé que je ne savais plus quoi dire. C'est mon père qui parla le premier :

 - Alors Sylvius, comment le trouves tu ?

 - Papa, Maman, vous ne pouviez pas me faire un plus beau cadeau. C'est exactement le faucon dont je rêvais. Merci.

 Je me levais et allais serrer tendrement mes parents dans mes bras. Je n'aurais jamais pu imaginer plus beau présent.

 - Alors comment vas-tu appeler ton faucon ? me demanda ma mère.  

C'était une bonne question, comment l'appeler et puis un éclair de conscience se fit en moi, quelque chose de puissant et d'intense, comme une révélation :

 - Je sais, je vais l'appeler Millénium !

 - C'est un drôle mais joli nom ! me dit ma mère.

 - Un grand nom ! Surenchérit mon Père, tu ne pouvais pas mieux choisir.

C'est vrai, j'étais assez content de moi. Plus je le regardais, plus je le trouvais beau, mon père et ma mère ne s'était pas moqué de moi (C'est drôle comme la vie nous réserve des surprises, cet animal est devenu un véritable ami et je l'ai toujours avec moi, 20 ans après).

 - Je suis sûr mon chéri que tu vas bien t'entendre avec lui.

 - Oui et puis, je l'ai choisi robuste afin qu'il puisse venir nous apporter toutes les lettres que tu voudras nous écrire ! dit mon père en souriant.

 - Ah ça, c'est sûr, je vous écrirai toutes les semaines.

 - Moui on dit toujours cela et puis après on se fait des amis et on oublie ses vieux parents ! me dit ma maman avec des trémolos dans la voix.

 - Ah non, sûrement pas lui dis-je en criant, je compte bien rester en contact avec vous le plus possible.

Puis le silence se fit, mes parents me regardaient en souriant. Je sentais en eux la même appréhension que je ressentais. Ce double sentiment de satisfaction car j'allais devenir un grand et la tristesse d'être séparé d'eux. C'est alors que ma Mère repris la parole.

 - Sylvius, avant que tu partes ton père et moi avons encore une chose à te demander ! me dit-elle en regardant mon père.

 - Oui Sylvius c'est très important. Nous avons toujours souhaité de protéger de certaines choses et nous y avons réussi mais là nous devons te dire certaines vérités.

 Je voyais mes parents se lancer des regards interrogateurs et je compris vite que ce qui allait suivre aurait des répercussions sur ma vie future.

 - Allez-y !! Que se passe-t-il de si grave, vous m'inquiétez ?

 - D'accord ! me dit ma mère. Voilà, tu ne devras jamais dire à personne que je suis Phoebe Halliwell.

 - Pourquoi ?

 C'est mon père qui répondit

 - Sylvius, nous vivons retirés ici car le nom des Halliwell est puissant dans le monde sorcier. Beaucoup de personne pourrait en vouloir à ta maman car elle est la seule survivante de ce pouvoir. Le monde sorcier est calme depuis que Harry Potter....

 - Harry Potter, le garçon que j'ai croisé dans la chez Mme Guire ? Dis-je en coupant mon père.

 - Je pense oui ! me dit mon père. Je peux reprendre Sylvius ?

 - Oui papa, excuse-moi.

 - Ce n'est rien, donc Harry Potter a vaincu Voldemort et depuis nous vivons en paix mais avant nous étions en pleine guerre et la magie des Halliwell aurait pu être convoitée par les tenants de la magie noire. Nous avons réussi à y échapper à l'époque. Depuis, ta mère souhaite rester en dehors de tout cela surtout aux Etats Unis où la magie noire est aussi très puissante.

 - Donc ! dit ma mère, tu ne dois pas dire que tu t'appelles Pendragon comme ton père ou Halliwell comme moi. Nous t'avons inscrit à l'école, avec l'accord d’Albus, comme Sylvius Césarius. C’est le nom auquel tu dois t’habituer désormais.

 - C'est qui ?  Demandai-je intrigué !

 - C'est le nom de ta grand-mère paternelle Sylvius.

 - Donc si je résume bien, je ne dois pas donner mon vrai nom de famille ni parler de ma maman c'est cela ?

 - Oui Sylvius, c'est exactement cela rajouta ma mère.

 - D'accord, j'ai compris et vous pouvez compter sur moi.

 - Je le savais mon chéri, je n'ai jamais douté que tu comprendrais. Bon, il va être temps de se mettre en route vous ne croyez pas ?

 Mon père et moi acquiesçâmes de la tête, nous levâmes et sortîmes de la cuisine. Aussitôt, je me précipitais dans ma chambre afin de compléter le reste de ma malle.

 - Surtout ne rien oublier ! Me dis-je. Il ne manquerait plus que je me fasse remarquer pour ma première année. Je fis rapidement une vérification et fermai la malle qui allait contenir toutes mes affaires pendant cette année scolaire puis je la descendis en bas de l'escalier. Là mon père la récupéra, me fit un clin d'œil et sortit vers la voiture afin de la mettre dans le coffre. Il refit son apparition se mit au pied de l'escalier et cria

 - Phoebe, tu vas nous mettre en retard, descend maintenant.

 Quelques secondes plus tard, ma mère fit son apparition en haut de l'escalier et nous rejoignit. Enfin était venu le temps de partir, mon rêve allait bientôt se réaliser, j'allais aller à Poudlard !! J'allais enfin connaître cette grande et magnifique école qui avait formé tant de grands sorciers. J'espérais être digne d'eux et surtout de ma famille.

 J'étais tellement fier, mon père aussi d'ailleurs. Cela se voyait, lui simple Moldu qui fréquentait le monde sorcier depuis longtemps et qui avait l'immense privilège de faire partie des quelques non sorciers à connaître la vérité. Pensez-vous son fils allait accomplir ce qui lui ne pouvait faire. A chaque fois qu'il me regardait où me parlait, je sentais cette fierté dans son regard. Je montai dans la voiture et m'assis à l'arrière, à côté de moi, mon faucon Millénium. Le trajet en voiture me parut durer une éternité. Sortis de la propriété des Pendragon, nous passâmes par la forêt de Sherwood qui protégeait les abords de notre maison.

 Personne ne parlait dans la voiture, nous étions tous perdus dans nos pensées. Ma mère pensait à sa famille et à la peine qu'elle avait de me voir partir Mon père lui devait penser à ce que j'allais faire à Poudlard, il aurait tant aimé être sorcier et fréquenter l'école. Moi, et bien j'étais toujours partagé entre la joie de partir dans cette prestigieuse école et la peine d'être séparé de mes parents. Je regardai le paysage qui défilait par la fenêtre et essayai de m'imprégner de chaque couleur, de chaque luminosité et de chaque sensation. Cet endroit avait été mon havre de paix pendant 11 années. Je n'avais jamais vécu ailleurs et je voulais me souvenir de chaque chose qui pourrait me rappeler ici. Peux être en aurais-je besoin lors de mon séjour à Poudlard. J'étais complétement perdu dans mes pensées, tant et si bien que je ne vis pas le temps passé, ni les kilomètres. Je fus tiré de ma rêverie par la voix de ma mère :

 - Sylvius, on arrive à la gare de King Cross !

 - Pardon ?

 - Bah alors, me répondit mon père, tu es dans la lune ? Nous sommes arrivés.

 Effectivement, nous arrivions devant un grand bâtiment de briques rouges.

 - Et voilà la gare Sylvius, tu es prêt ? On descend.

 J'hésitais quelques secondes puis j'ouvris la portière et sortit de la voiture. Ma mère fit de même, nous sortîmes ma malle du coffre et allions nous mettre sur le trottoir qui menait à la gare afin d'attendre mon père qui venait de partir pour  garer la voiture. Il nous retrouva sous l'immense hall devant les panneaux indiquant les départs et les arrivées. Enfin pas le départ qui me concernait car bien entendu aucune indication sur le train que je devais prendre n’y figurait. La voie que je cherchais n'était indiquée nulle part.  

Au moment où j’allais avancer, je fus dépassé par un immense géant accompagné d'un garçon qui devait avoir mon âge. Je reconnu tout de suite qui c'était car ses petites lunettes étaient reconnaissables entre toutes.

 - Papa, regarde, c'est le fameux garçon dont je parlais hier, Harry Potter !

 - Oh tu crois ?

 - Oui, viens rattrapons le.

 Mon père m'attrapa par le bras et me retint

 - Non Sylvius, laisse ce jeune homme tranquille veux-tu ?

 - Pourquoi ?

- Je pense qu'il souhaite être tranquille, tu sais sa vie n'a pas été simple.

 Je regardais ma maman espérant un peu de soutien mais je n'en obtins aucun.

 - Oui Sylvius, ton père à raison, laisse le tranquille pour le moment, vous aurez bien le temps à l'école de faire connaissance.

 Je ne dis plus aucun mot et continuais de suivre mon père. Nous sortîmes alors du hall et pénétrâmes sur les quais. Sans aucune hésitation, mon père se dirigea vers le quai n° 9.

 - Mais papa, nous cherchons la voix 9/3 non ? Elle est où ?

 Mon père se retourna vers moi et me pris par les épaules.

 - Mon petit, rassure toi nous savons où nous allons ta mère et moi. D'ailleurs c'est maman qui va continuer avec toi !

 - Pourquoi, tu ne m'accompagne pas ?

 - Et bien, je ne peux pas aller plus loin, j’ai un rendez-vous très important. Je t’avais promis d’être là pour ton départ et j’ai tenu ma promesse. J’ai retardé un maximum l’heure du rendez-vous mais je n’ai pas pu le faire plus.

 - Mais, mais !

 - Il n'y a pas de mais Sylvius . Ecoute, je t'aime et tu vas me manquer. Profite au maximum de cette année scolaire qui s'ouvre à toi et surtout découvre au maximum le monde sorcier.

 - Oui Papa.

 - Ah autre chose !

 A ce moment-là, mon père sortit un peu sac de derrière son dos et me le tendis.

 - En arrivant, donne ce petit sac à un certain Hagrid d'accord ?

 - Qu'est-ce que c'est ?

 - Un petit cadeau pour un vieil ami, et tu trouveras aussi un autre cadeau pour le directeur Mr Dumbledore, n'oublie pas.

 Je pris le petit sac et le posais sur mon chariot.

 Mon père me prit dans ses bras et nous nous dîmes en revoir comme seul savent le faire deux hommes. Mon père se releva et me regarda partir avec ma mère. Nous avancions tranquillement. Arrivés près d'un mur qui se trouvait sur notre chemin au milieu des voies, ma mère s'arrêta.

 - Allez mon chéri, c'est le moment !

 - Le moment de quoi ?

- D'y aller ! Tu vois ce mur devant toi ?

 - Oui Maman,

- Et bien tu vas foncer droit dessus !

 - Pardon ?

- Sylvius, tu vas aller droit sur ce mur, rassure toi tu vas passer à travers et alors nous trouverons la voie 9/3.

Je regardais ma mère et me demandant si elle n'était pas folle puis je décidais de lui faire confiance et me précipitais droit sur le mur de briques rouges. Alors que j'arrivais contre lui, l'avant de mon chariot s'enfonça sans mal dans le mur comme-ci il n'avait jamais existé. Une fois de l'autre côté, je découvris un endroit fantastique : devant moi sur les rails se tenait un fantastique et magnifique train Rouge et acier :  

Le Poudlard Express, j'en avais si souvent entendu parler que j'en eu le souffle coupé. Et puis, je me trouvais sur le quoi 9/3 et cela ça n'avait pas de valeur pour un jeune sorcier habitant en Grande Bretagne. Ce train avait franchement l'air merveilleux, le panache blanc qui s'élevait de la cheminée de la locomotive lui donnait un air magique. En passant à côté, je constatais d'ailleurs qu'il n'y avait pas de conducteur, je me demandais alors comment cette engin allait pouvoir partir, mais bien vite, je me souvins que je venais de pénétrer dans un univers magique. Je cessais du coup de me préoccuper pour cela, me convaincant que quelqu'un y avait forcément pensé.  

Ma mère s'était arrêtée et me regardait fixement avec le sourire aux lèvres :  

 

- Eh bien jeune homme, est-ce que vous allez vous décider à avancer, vos futurs camarades de classe vous attendent.  

- Oui Maman j'arrive, j'arrive ! Dis-je en la rattrapant.  

Je me mis à courir et sans le vouloir, je percutais quelqu'un et me retrouvais les 4 fers en l'air. En me relevant, je me rendis compte que j'avais bousculé et fait tomber une jeune fille.  

- Excusez-moi ! Lui dis-je en l'aidant à se relever, je ne t'ai pas fait mal ?  

- Non ! Mais tu aurais pu faire attention !  

- Oui tu as raison, mais j'étais tellement pressé de rejoindre ma mère que je ne t'ai pas vue. Tu prends le train aussi ? Dis-je étonné car elle me semblait bien jeune.  

- Non ! dit-elle en riant, je suis bien trop petite. Si toi, tu y va et bien lorsque je te retrouverais là-bas et bien tu seras déjà en 5ème année si mes calculs sont bons.  

Je la regardais et trouvais cette jeune fille blonde vraiment belle et intelligente.  

- Et bien, tu es bien maline comment t’appelles tu ?  

- Mafalda Owen et toi ?  

- Moi, je suis Sylvius Césarius et je suis heureux de te rencontrer.  

- Moi aussi ! Dis tu seras mon ami lorsque je viendrais à Poudlard ?

Je la regardais de nouveau étonné avant de lui répondre :  

- Oui Mafalda, tu as ma promesse.  

- Alors c'est d'accord ! me dit-elle avant de me faire une bise sur la joue et de disparaître dans la foule. Je regardais quelques secondes dans la direction où elle avait disparue puis avançais afin de rejoindre ma mère qui s’était arrêtée. Elle regardait la foule et je vis sa bouche esquisser un léger sourire.

- Ah les Weasley ont encore eu un petit on dirait, quand vont ils s'arrêter ?  

- Qui demandai-je ?  

- Les Weasley mon chéri, tu vois ce sont les enfants roux là-bas !  

- Oui je les vois.  

- Tu verras c'est une famille adorable et je suis sûre que tu t’entendras bien avec les enfants.  

Puis son sourire disparu lorsque passa devant nous un couple tout de sombre vêtu accompagné d'un enfant blond. Celui-là même que j'avais déjà aperçu sur le chemin de traverse et qui m’avait bousculé sans s’excuser. Lorsqu’ils aperçurent ma mère, ils s’arrêtèrent et s’approchèrent de nous.  

- Phoebe mes hommages, dit l'homme. Ton moldu de mari ne t'accompagne pas ?  

- Bonjour Lucius ! Non il avait à faire.  

- Ton fils sûrement !  

- Effectivement, Sylvius voici la famille Malfoy !  

- Bonjour. Dis-je simplement.  

Ils ne répondirent même pas et repartirent vers le train.  

- Et bien ! Dis-je en regardant ma mère. Ceux-là ne sont pas très polis.  

- On dirait ! Ne leur accorde pas d’importance.  

- Il y a un problème mère ?  

- Non, une veille histoire qui appartient au passé. Et puis tu sais certaines familles de sorciers n'acceptent pas facilement les moldus. Méfie-toi d'eux Sylvius, surtout de Drago leur fils.  

- Oui maman, je ferais attention.  

- Allez, il est temps de monter dans le train, viens !  

Ma mère reprit sa marche le long du quai et remonta les wagons. Elle s’arrêta devant celui qui portait le numéro 8. En la rejoignant, je vis qu’Harry Potter attendait devant lui aussi, embêté avec sa grosse male et la cage de sa chouette blanche.

 - Bonjour Harry, tu te souviens de moi ?

 Il se retourna alors et son visage se fendit d'un grand sourire

   - Oui, tu es Sylvius, nous nous sommes vus au chemin de traverse n'est-ce pas ?    

 - Oui, c'est cela, je suis content de te revoir !    

 - Moi aussi, tu montes ?    

 - Oui, mais avant je dois dire au revoir à ma mère. Vas-y je te rejoins.    

 C'est ainsi que je laissais Harry et me retournais vers ma mère.   

 Au même moment, une jeune fille merveilleuse fit son apparition dans mon champ de vision. J'entendis juste son nom prononcé par son père qui l'appelait.

 - Nolwen, Nolwen, arrête-toi s'il te plaît. 

Elle me bouscula et ne s'arrêta même pas et grimpa directement dans le train. Je repris mes esprits en me disant qu'elle aussi je la reverrais surement à l'école. Je retrouvais ma mère qui discutait avec un vieux monsieur. Lorsque j'arrivais à sa hauteur, ce dernier lui fit un signe de main et répartit vers un groupe de sorcier se trouvant à l'avant du train.

 - C'était qui Maman ?

 - Un ami !

 - Oh, je ne l'avais jamais rencontré ! Dis-je soupçonneux.

 Ma mère éclata de rire avant de me répondre.

 - C'est vrai. Heureusement que tu ne rencontres pas tous nos amis car tu n'aurais plus de temps à toi. Et pour que tu arrêtes de te poser mille questions, saches qu'il fait partie d'un groupe de recherche dans lequel ton père se trouve. Cela te convient comme réponse.

 Au même moment, un son strident retenti, ma mère releva la tête vers l'avant du train avant de s'exclamer

 - Il est temps que tu partes mon chéri. Allez monte vite.

 Je sentis mon cœur se serrer, le voici venu le moment tant attendu mais redouté du départ. Je me précipitais dans ses bras. Elle se mit à genoux et m'entoura de ses bras.

 - Tu es courageux ; fort, sérieux et honnête mon fils. Ne t'inquiète de rien tout ira bien. Nous t'aimons et attendrons les vacances de noël avec impatience. Maintenant file ou tu vas rater ton départ.

 J'étais ému aux larmes mais je les ravalais car je ne voulais pas montrer à ma mère que j'étais triste. Je n'étais plus un bébé tout de même, j'étais un garçon de 11 ans qui s’apprêtait à vivre la plus grande aventure de toute sa vie.

 - Je t'aime maman ! A bientôt ! Arrivais-je à dire la gorge serrée.

 Je me détachais d'elle et montais par la portière. J'avançais dans la travée en cherchant un siège disponible ou alors Harry, mais ne trouvais ni l'un ni l'autre. Je décidais de prendre le premier wagon où se trouvait une place et alla à la fenêtre. Le train avait déjà commencé à rouler mais j'eus le temps de voir ma mère et de la saluer d’un geste de main avant qu’elle disparaisse de ma vue.

 Les élèves avec lesquels je me trouvais se trouvaient être en seconde ou troisième année. Le seul de première année s’appelait Angus Gondolphin. Nous avons un peu parlé ensemble et il m’a raconté qu’il était le fils d’un couple d’éleveur d’animaux magiques. Je ne revis ni Harry Potter, ni les Weasley, ni Malfoy avant notre arrivée sur un petit quai de gare plusieurs heures après. Le voyage était passé vite car les occupants du wagon m'avaient tout raconté du château, des professeurs et de tout le reste.

 En descendant je vis le géant Hagrid qui agitait une grosse lanterne en disant :

 - Par ici les « première année », par ici.

 Je sortais à mon tour et mes amis de voyage me dirent avec un sourire entendu "à tout à l'heure" puis ils s'éclipsèrent.

 En avançant vers Hagrid, j'aperçus Harry avec l'un des Weasley. Nous nous sourîmes puis vinrent rejoindre le petit groupe qui s'était formé.

- Bon les « première année », en route !

 Nous le suivîmes et atteignirent le bord d'un lac où se trouvait des barques prêtes à nous accueillir.

 - Pas plus de 4 par barques. Allez on se dépêche les petits.

 Je montais dans une barque en compagnie d’Angus, d'une Pansy et d'une Shona. Nous ne parlâmes pas beaucoup tant nous étions tendus par cette traversé. Au bout d'un petit moment le château jusqu'alors caché par un éperon rocheux se découvrit à nous. En le voyant j'en eu le souffle coupé et je compris que ma vie serait liée à cet endroit et que j'y retournerais souvent après ma scolarité. Il faisait nuit et des dizaines de lumières éclairaient les dizaines de fenêtres qui perçaient les murs épais de la forteresse qui se trouvait en face de nous. Elle était immense et je ne doutai pas que de puissants sorts l’aidaient à se maintenir en place. Je l'avais lu dans l'histoire de Poudlard afin de me préparer à ce qui m'attendait.

 Plus nous approchions de la falaise sur laquelle se tenait le château plus j'essayais de discerner un éventuel escalier qui nous permettrait d'y monter mais je ne vis rien. Nous étions si prêts maintenant qu'on ne voyait plus le château au-dessus de nos têtes. Je me souvins m'être dit que nous allions nous écraser sur ce mur de granit lorsqu'une ouverture se fit jour. Passés sous cette arche et après un petit crochet vers la gauche nous arrivâmes dans une grotte où se trouvaient un petit quai et un escalier.  

Nous prîmes les escaliers, arrivés aux portes du château, la pression commença à monter. En effet Poudlard est une étape très importante pour l'avenir des jeunes sorciers. Je redoutais la répartition, je n'avais pas de réelle préférence pour une maison ou une autre mais on peut aussi dire que suivant celle-ci, une ou plusieurs matières feraient l'objet d'un réel engouement de la part du jeune sorcier que j'étais.

Hagrid nous montra le chemin qui menait aux portes de la Grande Salle. Là il nous demanda d'attendre qu'un professeur vienne nous chercher. Une petite altercation eu lieu entre Harry et Drago Malfoy mais je ne pus tout entendre car je me trouvais dans les derniers. Les portes s'ouvrirent subitement et une vieille sorcière habillée d'une robe verte émeraude et d'un haut chapeau pointu fit son apparition.

 - Bonjour chers élèves, je suis le professeur Mc Gonagall. Votre première année à Poudlard commencera à l'instant même où vous franchirez ces portes. Le Choixpeau va vous répartirent dans les différentes maisons. Elles ont pour nom : Grynffondor, Poufsouffle, Serdaigle et Serpentard. A l'annonce de ces noms plusieurs élèves avaient d'ores et déjà choisi leur maison.

 - Entrez je vous prie, dit le professeur Mc Gonagall.

 Les élèves entrèrent et furent émerveillés par l'immense et magnifique salle. Nous avançâmes entre les 4 grandes tables dressées dans la pièce au milieu de tous les autres élèves qui nous observaient en murmurant. Beaucoup cherchaient à regarder Harry Potter, ce qui nous épargna un peu de tous ces regards. Au moment où nous arrivâmes devant la table des professeurs, je remarquais le tabouret où était posé un drôle de chapeau.

 Le professeur Mc Gonagll prit le chapeau dans sa main et nous expliqua ce qui allait se passer.

 - Je vais vous appeler à tour de rôle. Vous viendrez et mettrez le choixpeau sur votre tête, celui-ci vous annoncera alors votre maison pour le restant de votre scolarité.

 A cet instant précis le Choixpeau se mit à chanter :

Voici un peu de mille ans

Lorsque j'étais jeune et fringant

Vivaient quatre illustres sorciers

Dont les noms nous sont familiers :


Le hardi Gryffondor habitait dans la plaine

Poufsouffle le gentil vivait parmi les chênes

Serdaigle le loyal régnait sur les sommets

Serpentard le rusé préférait les marais

 
 Ils avaient un espoir, un souhait et un rêve

 Le projet audacieux d'éduquer des élèves

 Ainsi naquit Poudlard

 Sous leur quatre étendards

 
 Chacun montra très vite

 Sa vertu favorite

 Et en fit le blason

 De sa propre maison

 
 Aux yeux de Gryffondor, il fallait à tout âge

 Montrer par-dessus tout la vertu de courage,

 La passion de Serdaigle envers l'intelligence

 Animait son amour des bienfaits de la science,

 
 Poufsouffle avait le gout du travail acharné

 Tout ceux de sa maison y était destiné

 Serpentard assoiffé de pouvoir et d'action

 Recherchait en chacun le feu de l'ambition


 Ainsi, tout au long de leur vie

 Il choisir leur favoris

 Mais qui pourrait les remplacer

 Quand la mort viendrait les chercher ?

 
 Gryffondor eu l'idée parfaite

 De me déloger de sa tête

 Les quatre sorciers aussitôt

 Me firent le don d'un cerveau

 
 Pour que je puisse sans erreur

 Voir tout au fond de votre cœur

 Et décider avec raison

 Ce que sera votre maison.

 
 Il se tût et le professeur prit son parchemin et appela le premier nom et la répartition commença :

 Mon nom arriva assez vite.

 Sylvius Césarius

 - Hum mais dis-moi t'appelles-tu vraiment Césarius. J'ai connu des membres de ta famille et ils s’appelaient autrement. Une famille particulièrement puissante, trop peut-être. Hum !!! Ils ont été dans toutes les maisons mais je devine que de fera un excellent GRYFFONDOR !!

 J'enlevais le chapeau et me dirigeais vers la table où m'attendaient mes futurs compagnons. J'avais le cœur qui battait à 100 à l'heure et attendais de voir avec impatience qui viendrait nous rejoindre.

 Thomas Dikinson !

 - Je vois, je vois : SERDAIGLE !!

 Andrew Magginer !

 - Ah, ta mère est allée à Serdaigle avant toi, une brillante sorcière alors....SERDAIGLE !

 Puis ce fut le tour d'une jeune fille qui s'appelait Hermione Granger qui atterrit à Gryffondor puis d'Harry Potter qui atterrit lui aussi dans cette maison et ainsi de suite.  A la fin tous les élèves avaient été répartis. Par un rapide coup d'œil, je reconnu Dean et Shona avec qui j'avais pris le bateau, un des enfants Weasley, Ron je crois, qui avait rejoint toute sa fratrie et d'autres encore. Moi je me trouvais à côté de Shona et d’Angus. En face de moi un peu décalé se trouvait Harry qui me sourit. Je ne le savais pas mais mes deux compagnons de table allaient devenir mes meilleurs amis et vingt ans plus tard les témoins à mon mariage.

 C'était le début d'une belle amitié entre tous les nouveaux Gryffondor, même si par la suite, de petits groupes se formèrent, nous restâmes tout de même tous très liés et aujourd'hui encore, je vois avec plaisir, Ron, Hermione, Dean, Shona et les autres.

 Après le repas, nous regagnâmes notre salle commune et nos dortoirs. J'adorais, dès que je la vis, notre salle commune. Je fis ensuite connaissance avec le dortoir que je partageais avec Angus Gondolphin et 3 autres garçons. La première nuit se passa bien et je n’eus aucun mal à m'endormir. Grace à la lumière du matin je fus réveiller doucement et je pus découvrir plus en détails mon dortoir. Ensuite ce fût la salle commune. La pièce était grande, ronde et prenait toute la largeur de la tour dans laquelle elle devait se situer. Par une petite porte on accédait à une grande bibliothèque qui laissait présager des heures et des heures de lecture, des bureaux pour le travail. Il y avait aussi deux grandes salles de bain très éclairées (1 pour les filles, 1 pour les garçons), et une pièce de détente avec de nombreux fauteuils moelleux et des tables de jeux où l'on peut faire une partie d'échecs version sorciers.

 Le professeur Mc Gonagall vint nous chercher pour la traditionnelle visite de Poudlard.

 Nous commençâmes par la salle d’astronomie. Elle était superbe avec son toit en verre qui faisait un effet "loupe", sans doute pour mieux observer les étoiles. Nous traversâmes un dédale de couloirs pour arriver à la salle de DFCM. Elle était assez grande et au fond on pouvait voir un escalier menant surement au bureau du professeur. Lavande Brown nous gratifia d'un cri assourdissant en voyant le squelette de dinosaure accroché au plafond ce qui ne manqua pas de faire sursauter notre professeur et nous fit beaucoup rire.

 Nous ne pûmes pas visiter la classe de sortilège car le professeur Flitwick y faisait cours et c’est pourquoi nous passâmes directement à la salle de métamorphose où elle enseignait. Après nous fîmes la visite des serres de botanique où il régnait une chaleur épouvantable. Le professeur nous lança un Aguamenti pour nous rafraichir. Ensuite nous entrâmes dans la salle de duels où apparaissait un tableau d'inscription au club. Nous pouvions nous inscrire si nous le voulions et comme les duels, c'était ma passion je m’inscrivis. Il fallait néanmoins passer un test de sélection. Après nous redescendîmes dans les profondeurs du château jusqu'à arriver dans un endroit qui me rappelait les cachots des château forts que j'aimais visiter et explorer avec mon père. Là se trouvait la salle des potions d'où une odeur répugnante s'infiltra dans nos narines. Malgré cela, je sentis que cet endroit allait devenir mon préféré. A la fin de la visite le professeur nous donna nos emplois du temps et nous dit d'un ton très sérieux "A bientôt".

 Nous étions libres de vaquer à nos occupations. Nous retournâmes bien vite dans notre salle commune afin de profiter de l'endroit pendant que les plus grands étaient occupés en cours. J'en profitais pour parler avec Harry qui devint ce jour-là mon ami. Je fus abasourdi lorsqu'il me raconta sa vie et m'en voulait de devoir lui cacher ainsi qu'a tous mes nouveaux amis mes vraies origines. Après une heure à discuter, je décidais d'écrire à mes parents.

- Bonjour maman, tout ici est merveilleux et je m'y sens bien. Je me suis fait de nouveaux amis et les cours ont l'air très intéressant. Une question que je me pose suite à la répartition : est-ce que quelqu'un dans la famille était très doué(e) en matière de magie ? Fais d'énormes bisous à papa.

Sylvius ton fils qui t'aime.

 Je descendis voir Millenium à la volière et lui confiai ma lettre.

 La journée s'écoula lentement et le lendemain matin lors du petit déjeuner, ce dernier lâcha de son bec une enveloppe avant de repartir vers la volière. J'ouvris l'enveloppe et reconnu l'écriture de ma mère, elle n'avait pas mis longtemps à me répondre.

- Je suis très fière que tu aies été élu à Gryffondor. En ce qui concerne ta question je te répondrai que oui et t'en dirai plus aux prochaines vacances.

 Ta maman qui t'aime fort.

 PS : ton père t'embrasse lui aussi

 Je reposais l'enveloppe et la lettre et me dit qu'il ne me restait plus qu’à attendre les vacances de la Toussaint...La dessus Angus m’envoya une boulette de pain sur la tête. Je me levais et le poursuivit à travers le château. C’est le dernier souvenir que j’ai de mon arrivée dans ce magnifique endroit dans lequel j’ai la chance de travailler et de codiriger avec Mafalda Owen devenue ma femme.   


Merci à Joy

_________________

"Tout ce qui ne te tue pas ! te rend plus fort"
"Ici le possible est déjà fait.
L'impossible est en cours.
Pour les miracles prévoir 48h."

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