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 Mes vacances

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Mat Dursley
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Date d'inscription : 13/08/2014
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MessageSujet: Mes vacances   Dim 3 Juin - 21:33

Samedi Matin
1ere jour après la fin de l'année.....

Le soleil brillait en ce début de matinée. Les rayons rasants et brûlants de ce début de juillet s’abattaient sur les vitres d’une tour millénaire perdue au milieu d'autres tours appartenant au château de Poudlard. Ils léchèrent la façade et finirent par toucher et pénétrer dans un des appartements qu’abritait la tour sur lequel le soleil venait de tomber. La lumière qui y pénétra vivement et réveilla son occupant.

Mat Dursley se retourna et poussa un juron - Merde, j'ai oublié de fermer les rideaux. Cela commence mal. Il se leva difficilement, sonné comme un boxeur qui aurait fait un combat en 15 rounds. Deux pas lui suffirent pour les avoir à portée de main, il les tira rageusement et retourna se coucher. Il ne put se rendormir car il ne cessait de ressasser les évènements de la veille : le départ des élèves.

L'avant veille avait eu lieu le festin de fin d'année où de nombreux discours avaient été prononcés pour conclure une année sommes toute pas banale. Mafalda avait été parfaite, tour à tour émouvante, sérieuse, digne et triste. Je l'avais écouté tristement en pensant à mon mentor Sylvius Césarius. J'avais deviné qu'elle pensait à lui en filigrane de certaines remarques.

Puis vint le temps d'annoncer la victoire de la maison Serpentard. L'explosion de joie qui en découla me ramena à la réalité. Une sorte de malaise s'empara de moi, je savais qu'il était venu le temps de la séparation. Téodora et moi nous étions dit "au revoir" juste avant le festin et j'en avais l'estomac encore retourné. J'avais déjà vécu des moments de séparation mais celui-ci resterait comme le plus difficile. Il nous avait fallu un long moment avant que Téa accepte de gagner la grande salle et surtout avant que j'arrive à la convaincre de ne pas venir à l'appartement ce soir là. En effet, les départs le lendemain matin avaient lieux si tôt qu'il était certain que nous nous serions fait prendre.

Je l'avais regardé pendant tout le repas me languissant d'elle, si loin et si prêt à la fois et ne pas pouvoir l'avoir contre moi. De la table des professeurs,j'avais une belle vue sur elle, légèrement décale je voyais superbement son profil. De temps en temps, elle se tournait vers moi et je voyais un sourire se dessiner sur son visage. Mafalda finit par proclamer la fin du repas et tous les élèves se levèrent comme un seul "homme". Ils se dirigèrent alors vers les deux grandes portes en bois. Ma dernière vision de Téa fut lorsqu'elle passa la porte, elle s’arrêta sur le seuil, en prit un des battants dans sa main, se retourna vers l'arrière et je vis ces lèvres faire un "je t'aime" silencieux que seul moi pouvais capter.

Le reste de ma soirée avait été consacrée à faire les cents pas dans mon appartement. La nuit avait été difficile et lorsque je me levais, les élèves étaient déjà partis. L'école ne résonnait plus de leurs pas comme à son habitude. La première matinée de ce que les élèves appelait "les vacances" était consacré pour nous professeur au rangement de l'école. Je pris mon petit déjeuner et touchait régulièrement le foulard bleu que Téa avait noué autour de mon poignet. Mais ce c'est pas le seul souvenir qu'elle avait laissé. Intentionnellement ou non, je le savais pas, je retrouvais sous l'un des oreillers du lit, le débardeur qu'elle portait lors de cette fameuse colle et qu'elle avait l'habitude de porter lorsqu'elle venait dormir chez moi. Je le soulevais, m’apprêtais à le ranger et me ravissais. Je le glissais de nouveau sous l’oreiller qu'elle occupait désormais et me dis que j'aurais un peu l'impression de l'avoir avec moi. je sais que c'est stupide mais c'était ainsi.

Après mon petit déjeuner, je descendis donc tout naturellement vers les cachots afin d'y entamer le rangement de ma classe et de mon bureau. Dès que j'ouvris la porte, je fus assailli d'images de Téa. Elle rentrait dans la classe en jean et débardeur, elle à sa place, elle entrain de faire ses portions, elle entrain de discuter avec sa voisine, elle contre moi avec ses deux mains collés conter mon tore, elle entrain de m'embrasser etc...C'était une délicieuse torture.

Je finis pas arriver à mettre de côté toutes ces images et me remis au travail. Il me fallu pratiquement toute la journée pour le faire et lorsque je remontais vers le grand hall par les escaliers, je constatais en regardant par les vitraux que le soleil était bas et que la journée allait bientôt s'achever. La journée était vite passée et j'en étais heureux.

Je débouchais dans le grand hall par la porte se trouvant juste à la droite de l'escalier qui menait vers le premier étage, celui qui desservait tous les escaliers menant vers les autres étages et tous du château. Mafalda se tenait juste au pied de l'escalier. Nous bavardâmes quelques minutes, elle m'invita à venir manger à Pré aux lards pendant les vacances avec elle et Janna, m’informa des petits changements prévus pour la rentrée et me confirma que je pouvais rester quelques jours de plus dans l'école si je le souhaitais. Je l'en remerciais et elle me quitta en me souhaitant de bonne vacances car elle même ne reviendrait pas à l'école sauf catastrophe.

Je la regardais quitter l'école en passant par le chemin qui descendait jusque chez Hagrid. Je savais qu'elle et lui était proche et qu'ils allaient sûrement passer cette dernière soirée ensemble se racontant leurs souvenirs d'avant, évoquant Sylvius, Harry, Dumbledorre et les autres disparus.

Je repassais devant la grande salle, les tables avaient été retirées afin que le ménage soir fait et cela donnait à la salle une immensité incroyable. J'y pénétrait et me tint là quelques minutes à contempler le plafond où les étoiles qui commençaient à y apparaître. Lorsque j'y vis les constellations que Téa et moi avions observés dans la parc, je les contemplais puis sortis et rejoignit mon appartement.

, je me fis moi même à manger, une salade tomate mozzarella accompagnée d'une tranche de jambon blanc. Le tout arrosé d'un petit verre d'eau fraiche de Poudlard. En désert, je pris dans le frigo une glace caramel beurre glacé que j'allais manger à la fenêtre que j'avais grande ouverte.

Mon repas achevé, un petit coup de baguette et la vaisselle alla directement se faire dans l'évier. Je me déshabillais et me mit au lit. J'allais lire lorsque l'odeur de Téa vint à mes narines. Je soulevais l'oreiller et en sortait le débardeur que j'avais trouvé là le matin même. Je le tins devant moi quelques secondes, sourit et le replaçait à l'endroit d'où il provenait. Puis je me mis à lire jusqu’à ce que le sommeil l'emporte.

Fin de ma première journée

Dimanche matin
2ème journée

J'avais bien pris le soin la veille au soir de bien fermer les rideaux du coup, je n'avais pas eu de problème de réveil. Celui-ci survint de la plus belle des manières au alentours de 10h30 si je regardais le petit réveil qui se trouvait sur ma table de chevet. Je retombais sur le matelot les bras ballants et les passait derrière ma tête. Je regardais le plafond et pensais à Téa, je fit un quart de tour et passais ma main sous l'oreiller qu'elle avait occupé. Je sentis le débardeur et m’apprêtais à le prendre lorsque ma main fut coupé?
- aie ! dis-je en retirant prestement ma main qui tenait le précieux tissu.

Je me mis sur un coude et tirais doucement l'oreiller. Il n'y avait rien mais en y regardant de plus près, je vis que le bout d'une enveloppe dépassait entre la tête de lit et le matelas. Je le pris entre le pouce et l'index et la tira. Je lus ce qui était écrit dessus et je faillis laisser échapper un cri de surprise.

J'éclatais finalement de rire et je compris comment elle avait fait. Elle l'avait laissé deux nuits plus tôt lorsqu'elle était venue dormir. Elle m'avait laissée un souvenir et j'aurais pu ne jamais la trouver car elle avait glissée. J’eus une petite peur rétrospective en me disant que j'avais bien fait de demander à Mafalda de rester un ou deux jours de plus car sinon je serais déjà parti sans l'avoir trouvé. Le tee shirt, la lettre, je me demandais s'il n'y avait pas d'autre surprise.

Je la repassais devant moi, elle sentait son parfum. J’hésitais à l'ouvrir et me disant qu'elle avait peux être eu peur de notre relation et nous annonçait notre rupture. Peux être que la morale l'avait rattrapée et qu'elle m'annonçait qu'elle renonçait. Elle s'était peux être rendu compte que ses sentiments n'étaient pas claires, et avait décidé de m'offrir une dernière nuit avant de me quitter.
J'étais là hésitant mais le désir de savoir fut plus fort et dès les premiers mots, je respirais un bon coup, ouvrit la lettre, la dépliais et la lu



Je la relus plusieurs fois à m'en épuiser les yeux. Je la lisais et la relisais jusqu’à en connaître chaque mot par cœur. Je souriais à certaines phrases et l'entendais presque les prononcer. Au bout d'un moment, je déposais le précieux parchemin à la place qu'elle semblait devoir occuper maintenant et me levais. Je m'habillais rapidement ; jean moldu, chemise de flanelle blanche et enfilais mes baskets. Je pris un petit déjeuner rapide et sortit dans le couloir.

Il était calme comme il ne l’avait jamais été auparavant. D’habitude je partais dès le premier soir et les couloirs résonnaient encore de leurs cris mais là plus rien. J’entendais juste le son des tableaux qui bavardaient entre eux mais cela contrastait beaucoup avec les bruits habituels. Je pris sur la droite et me dirigeais vers l’escalier qui descendait en spirale vers les autres étages de la tour. En passant devant la porte de la salle commune des Serdaigle, je fus pris d’une envie subite. Je m’approchais de la porte qui me posa la question traditionnelle à laquelle je répondis facilement ayant été moi-même un ancien pensionnaire de cette maison.

J’entrais et fus assailli de pleins de souvenirs de ma propre scolarité, mais je n’étais pas là pour cela. Je traversais la salle et passais sous l’arche qui donnait sur l’escalier menant vers les dortoirs. Je prononçais une formule qui bloqua le sortilège empêchant les garçons de pénétrer dans le dortoir des filles et montait. Je montais d’abord au dortoir des 6ème années dont je poussais la lourde porte, il ressemblait étrangement à celui des garçons, 5 lits à baldaquins étaient installés en rond drapés de bleu. Les fenêtres donnaient une luminosité intense à la pièce. Je trouvais tout de suite son lit, elle m’avait dit celui qu’elle avait eu toute l’année. Je m’allongeais dessus quelques minutes puis sortit et montait encore un étage.

Arrivé devant la porte des 7 ème années, je fis de même. A l’intérieur, je touchais les différents montants jusqu’à ce que je trouve le bon. C’était le troisième en partant de l’entrée, il était entre deux fenêtres et sur la table de nuit se trouvait un petit carton avec son nom. Les Elfes de maison avaient déjà préparé l’attribution. Je m’y assis et prit dans ma poche une petite carte que je déposais sur la table. Je me saisis d’un stylo et y inscrit que quelques mots : Bon courage pour l’année qui commence. Je t’aime. Puis je la déposais dans le tiroir de la table et le refermais. J’espérais qu’elle la trouverait dès le premier jour.

Je me levais et sortais. Je descendis les escaliers contents de lui avoir rendu la pareille en me disant que si toute notre vie était faite de ce genre de surprise, nous risquions bien de ne pas nous ennuyer. Arrivés dans le couloir, je repris la direction de l’escalier qui menait dans le grand hall. Là j’obliquais vers la sortie et me rendais chez Hagrid. J’y passais toute la journée, parcourant la forêt interdite avec lui afin de recueillir des plantes et ingrédients diverses pour mes potions. Nous eûmes la chance de partager notre repas avec les centaures. Eux si méfiants avec les Humains appréciait Hagrid et tolérait le demi fils (comme ils disaient) de Harry Potter.

Je retournais au château en milieu d’après-midi afin de descendre dans mon bureau laboratoire afin d’étiqueter, ranger et classer mes nouveaux échantillons. Lorsque je remontais, l’heure du repas était passée depuis longtemps. Je remontais dans mon appartement et demandais à Kénoé de m’apporter un petit encas. Je ne sais pas s’il avait lu en moi mais il m’apporta le même repas que la dernière soirée que Téa et moi avions passé ensemble.

Après avoir mangé, fatigué mais heureux, je me mis tout nu et me couchais. Je m'endormis comme un bébé en serrant le débardeur de Téa dans ma main.




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Mat Dursley
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MessageSujet: Re: Mes vacances   Dim 3 Juin - 21:34

3ème et dernier jour à Poudlard

Ombre sur ombre, le soleil découpait en ombres magiques les tours, murs et divers bâtiments qui constituaient l’ossature même de l’école de magie de Pouldard. En ce nouveau jour ensoleillé rien ne semblait pouvoir troubler ce matin calme. L’école résonnait du silence, seuls les fantômes, Elfes de maisons et tableaux habitaient désormais ce lieu. Enfin pas tout à fait, un être humain vivait encore en ces lieux : Mat Dursley, Professeur de Potion de la dite école. Humain qui justement venait de se réveiller.

Lorsque je me levais ce matin-là, je savais que j’allais accomplir, ce qui était la vraie raison de ma présence ici, ce qui avait fait que j’avais reculé mon départ et demandé à Mafalda de rester 48h de plus au château : j’avais rendez-vous avec une femme ! Le rendez-vous étant en fin de matinée, j’avais tout mon temps pour me préparer, je ne fus donc pas presser. Après une bonne douche et un habillage rapide : jean, chemise en coton gris et basket, je sortis de mon appartement.

Je ne croisais évidemment personne ce qui donnait au château une ambiance mystique. Je croisais çà et là les fantômes du château qui s’étonnant de ma présence me demandait le pourquoi de ma présence. Je racontais la même histoire : réapprovisionnement de ma réserve d’ingrédients provenant du parc. Cela leur suffirait et après quelques amabilités je pouvait continuer mon chemin. Je peux vous assurer que qui n’a jamais vécu à Poudlard seul devrait le faire car c’est une expérience quasi mystique. L’introspection que vous faites est intense et sublime et minute après minute, heure après heure je m’imprégnais de cette ambiance propice à la réflexion et à l’intériorisation.

Une seule chose ressortait de cette quête interne et intime. Chaque partie de moi, chaque once de ma personne souffrait d’un manque profond. Un manque que rien ne pouvait combler que les souvenirs. Un manque qui se manifestait par une barre permanente dans l’estomac et un vide au niveau de la poitrine. Lorsqu’il était trop présent, je touchais le foulard que j’avais noué au poignet où ouvrait mon portefeuille afin de contempler la seule chose pouvant me calmer : une photo où ma Téa passait du tirage de langue à un profond sourire en amouraché.

J’étais justement assis sur les marches en train de la regarder lorsque ma montre se mit à sonner. Il était 11h30, le temps de me rendre à mon rendez-vous secret. Je traversais la cour puis le pont enjambant une douve afin d’arriver sur la dépression qui menait vers la maison d’hagrid en contrebas. J’entamais la descende mais tournait vers le saule cogneur. Là je lançais un sort en direction d’un nœud se trouvant sur le tronc. L’arbre s’immobilisa ses racines et je pus emprunter le passage secret se trouvant au niveau de ses racines.

Je le parcourus sans me presser, j’avais le temps. Je débouchais finalement dans une espèce de réduit où se trouvaient des marches. Je grimpais et atterri comme prévu dans le cellier de la cabane hurlante. Harry m’avait parlé de ce passage et de comment y pénétrer. Lorsqu’on avait voulu prendre contact avec moi, j’avais trouvé que ce serait l’endroit rêvé. Je pris ma baguette et montait encore un étage afin d’arriver dans un grand salon délabrée, recouvert de meubles cassés, de fenêtres éventrées et parsemé de tâches et de poussière. Je trouvais un endroit pas trop sale et m’y assaillais en attendant.

Quelques minutes plus tard, j’entendis du bruit provenant de l’escalier provenant du hall d’entrée. Je me levais et pris ma baguette fermement. Une silhouette déboucha dans le salon tenant elle aussi une baguette à la main. Elle était encapuchonnée, lorsque son regard tomba sur moi, elle s’arréta.
- Mat Dursley ?!
- Oui ! Katie Bell ?

La silhouette rangea sa baguette dans sa mante et ses deux mains montèrent vers son visage, elle se saisit des rabats de la capuche et l’abaissa vers l’arrière découvrant les traits lumineux d’une femme d’une trentaine d’année que je reconnu aisément car sa photo se trouvait chez ma tante. C’était bien l’amie de ma tante et ancienne co-disciple de mon oncle Harry à Gryffondor.
- C’est moi. Vous n’avez pas été suivi ?
- Non je ne pense pas. Pourquoi ?
- Mat, des forces puissantes se réunissent et nous devons être prudents.
- Oui, vous parlez des gens qui attaquent la Salamandre.
- Pas seulement eux Mat, pas seulement eux.
- Et en quoi je peux vous aider ?!

La silhouette poussa alors un profond soupir et son visage s’assombrit.
- Mat, je suis ici en tant que représentante d’un ordre secret appelé l’ordre des reliques.Ton oncle Harry en faisait partie mais Sylvius en était aussi un membre important……

Je
sentis que sa gorge se serait mais elle parvint à continuer.
- Je ne te cache pas qu’avec la disparition de Ron, cela fait beaucoup. Hermione Granger est toujours à la tête de l’ordre et essaie de réunir autour d’elle des personnes ayant la volonté d’œuvrer dans l’ombre afin de réunir des informations et lutter en dehors de toute organisation connu pour le maintien de la lumière face à l’ombre.
- Et en quoi cela me concerne.
- Harry et Sylvius nous avaient dit le plus grand bien de toi, Hermione souhaite te compter parmi nous.
- Oh !

Je réfléchi quelques secondes avant de donner ma réponse.
- C’est d’accord, je vous aiderai.
- Merci Mat. Nous n’en attendions pas moins de toi. Je te recontacterais et n’en parle à PERSONNE.
- Ok !

Elle disparut aussi vite qu’elle était apparu. De mon côté, je sortis dehors et transplanais directement à pré au lard afin de me rendre chez Mafalda pour y manger.
Arrivé la bas, je pris la direction de la petite maison qu'elle et Sylvius avait acheté après leur mariage afin d'y abriter leur amour. J'y étais venu souvent afin de manger en compagnie de Mey ou pour y prendre un cours particulier. Je frappais et fus accueilli par Janna la jeune sœur de Mafalda. Elle était tout sourire, contente d'avoir de la visite car comme moi elle était un cœur triste, privé de son compagnon parti en vacances parmi les siens. Elle m'invita à entrer.

Je passais une excellente après midi en compagnie des deux femmes. Janna était devenue volubile depuis qu'elle et sa sœur c'était réconcilié et cela fit plaisir à voir. Lorsque je pris congé, j'assurais Mafalda de mon soutien entier et indéfectible. Je ne lui parlais pas de l'ordre des reliques de la mort ne sachant pas ce que Sylvius avait pu lui en dire.

Je décidais de regagner le château par la route, de toute façon je ne pouvais pas transplaner directement dans le château, le sortilège placé là par le professeur Dumbledorre des années auparavant était toujours actif. Je passais devant la taverne des trois balais et m’y arrêtais le temps de boire une bierre au beurre puis reprit tranquillement ma route, rien ne pressait. Devant la poste j’hésitais à écrite une lettre à Teodora mais je renonçais imaginant que quelqu’un tombait dessus et découvrait notre secret. Je devais avant réfléchir à mon moyen de rendre ce courrier indétectable. Je sortais de pré aux lards par le chemin de terre qui menait au parc du château et eut tout le temps d’y réfléchir. C’est alors que je me rendis compte que je me trouvais prêt du lac. Il était encore tôt et je pris la direction de l’endroit où quelques jours plus tôt nous avions été nous « baigner ».

Cette petite ballade de fin d’après-midi était agréable et délassante. Je repensais à cette année terrible qui avait vu un an auparavant le château détruit, tant des nôtres mourir mais la victoire sur la source. La mort de Sylvius, la mort d’un premier amour suivi d’une brève mais agréable aventure avec Céline. Puis peu de temps après, sans que rien ne l’annonce, la naissance d’un amour au parfum d’interdit au combien délicieux. Je souris à cette idée et l’image de Téa apparut devant moi, elle me tirait la langue. Je secouais la tête et elle s’effaça. La vie est curieuse me dis-je. Comment aurais-je pu imaginer que je serais si heureux en ce moment alors que quelques semaines plus tôt j’étais encore au fond du trou ma lamentant sur moi-même.

Je m’assis au bord du lac à l’endroit même où nous nous étions prélassés Téa et moi. L’herbe était encore couchée de la trace que nos corps avaient imprimée sur elle. Je m’asseyais dos à un arbre et regardait le ciel interprétant la forme des nuages. J’y vis toute sorte de formes qui semblaient vouloir me raconter des histoires. Cela me berça et je m’endormis. Je rêvais, oui je rêvais ! Je revivais les instants les plus agréables de notre rencontre et de notre brève histoire. Je ressentais sur ma peau le contact de ses caresses, mes lèvres se souvenaient de ces baisers et mes mains des courbes de son corps. Je me réveillais et me mis à rire comme un dératé pensant que j’avais vraiment des pensées de midinette.

J’avais dû dormir deux bonnes heures car la nuit était tombée sur l’école. J’arrivais à peine à discerner les hautes tribunes du terrain de quidditch et le clair de lune éclairait déjà la surface du lac. Je me relevais et pris la direction du château que j’atteignis rapidement. Je remontais dans la grande cours et pénétrait dans le grand hall afin de prendre la direction de mes appartements. Là-haut, je me fis préparer un petit encas, pris une douche et me mis au lit afin de lire en attendant que le sommeil me prenne.


4ème jour et séjour chez les Dursley

Réveil matinal ce matin, je dois préparer mes affaires afin de me rendre chez mes parents Dudley et Agathe Dursley. Je m’étire et machinalement dépose mon bras vers la droite. Il n’y rencontre aucun corps rien que la couette qui s’enfonce sous son poids. Je pousse un petit soupir de dépit et me demande si Téodora ; ma Téa ; pense à moi en ce moment. Cette pensée m’arrache alors un sourire – Impossible que Téodora soit débout vu l’heure qu’il est voyons – J’éclate de rire et me lève. J’enfile mon caleçon et prend la direction de la cuisine afin de prendre mon café.

Ceci fait après une petite douche revigorante, je m' habile prestement puis entame la préparation de mon sac. A la mode moldu, je vais dans l’armoire prendre les affaires que je vais porter à Londres et fait mes petits tas sur mon lit que je range ensuite dans le sac qui va faire le voyage avec moi. Je n’utilise jamais la magie lorsque je prépare mes affaires pour les périodes où je pars chez mes parents. J’appelle cela mon sas de décompression magique. En fait je me prépare à retourner à mon état de né moldu tout simplement.

Une fois mes affaires rangés, je dépose mon sac dans le salon et ouvre le petit buffet qui s’y trouve. Là j’en sors divers petits cadeaux pour mes parents : des bonbons de chez Bertie, des farces et attrapes de la boutique Weasley ainsi que deux ou trois pots contenants des ingrédients magique que ma mère utilise dans ces recettes de cuisine et qui lui donne cette réputation de cordon bleu qu’elle affectionne particulièrement. En les déposants, je me dis que j’ai de la chance d’avoir des parents aussi compréhensif au vu de mon état de sorcier. Le sac prêt, je vais à la fenêtre et libère mon hibou afin qu'il se rende de lui même chez mes parents.
- Hector ! Va chez mes parents, allez vole mon beau.

Lorsque
je quitte le château par la grande porte, Kénoé m’y attends.
- Mister quitte le château ?
- Oui Kénoé il est venu pour moi le temps des vacances.
- Oh, j’ai cru un instant que vous ne pouviez plus nous quitter.
- j’avais des choses à faire ici tout simplement.

Kénoa m’observa de cette façon si particulière qu’il avait lorsque je lui racontais une demi-vérité. Il me montrait qu’il n’était pas dupe mais n’en dirait jamais rien. Il s’approcha de moi et chuchota
- Avez-vous eu des nouvelles de la demoiselle ?!

J’étais
surpris car c’était la première fois depuis que nous nous connaissions qu’il se montrait curieux sur ma vie privé. Loin de me mécontenter, cela m’enchanta car cela voulait peux être dire que nous étions sur le chemin de relation normalisé et amicales.
- Non Kénoe mais cela ne fait que 4 jours. Pourquoi ?!
- Pour rien, mais j’aime bien la petite demoiselle et je trouve que vous allez bien ensemble. Je n’aimerais pas que vous soyez de nouveau malheureux.

Je
regardais l’efle libre qu’il était et fut content qu’il me soit attaché car il était irremplaçable. Je savais pouvoir lui parler et étais sûr que ce que je lui confesserais ne serais jamais divulgué.
- Merci Kénoé. Je vais bien rassure toi. La seule chose c’est que je ne peux pas en parler ni rien dire à personne et parfois cela me pèse.

Il
ne répondit rien et hochait la tête en signe de compréhension.
- Vous revenez bientôt ?
- Je reviendrais la semaine avant la rentrée comme l’année dernière Kénoé. Et toi ?
- Moi ?! Quel drôle d’idée. Je reste ici. Il y a tant à faire.
- Bien sûr ! Comment ni ai-je pas pensé répondis-je dans un éclat de rire. Les Elfes ne se reposent jamais.

Cette
fois ci il me regarda en haussant les épaules avec une moue réprobatrice mais complice. Il me tendit la main.
- Bonne vacance jeune Mat
- Merci kénoé, à toi aussi.

Je
saisi la bandoulière du sac, la plaçait sur mon épaule et parti vers le petit chemin qui allait à Pré au lard. En dépassant la limite de l’enceinte du château, je me tournais et lui dit au revoir mentalement puis transplanait vers Londres et la rue Privet Drive. Comme à chaque fois, j’atterris dans la chambre de devant, celle que mon oncle Harry avait occupé étant enfant. J’entendis du bruit dans l’escalier et la porte s’ouvrit.
- C’est toi mon fils ?!
- Oui maman c’est moi.
- Il me semblait bien avoir entendu un « plop » significatif que mon fils adoré est revenu à la maison.

Je
ne répondis rien et la prit dans ma bras. Je la serrais fort comme à chaque fois heureux de la retrouver après plusieurs mois de séparation. Elle me prit le visage entre les mains et me regarda. Seule ma mère savait lire en moi ainsi et je savais ce qui allait se produire.
- Mat ! Mon chéri pourquoi as-tu le regard un peu triste.
- Maman, je viens d’arriver, tu ne crois pas que les questions peuvent attendre ?
- Hum ! Oui. Tu dois avoir faim, je suis sûr que vous mangez très mal dans ton école de magie. Allez descendons ton père ne va pas tarder à rentrer.

Effectivement
, il arriva quelques minutes plus tard. Les retrouvailles furent chaleureuses comme d’ordinaire. Le rituel pouvait alors commencer et j’étais soumis en même temps que nous mangions à un feu nourri de question sur ce qui se passait dans le monde magique. Depuis que mon père Dudley s’était réconcilié alors son cousin Harry et qu’ils étaient devenus amis, ce dernier était devenu avide de tout connaître de ce monde qu’il méconnaissait. Je leur cachais les évènements les plus tragiques comme l’attaque de Paris, où l’apparition d’un nouvel ennemi. Je leur racontais en revanche la mort de Sylvius ce qui attrista mon père. Il dit juste – après Ron, encore un compagnon d’Harry qui disparait. Cette génération de sorcier est vraiment maudite. Nous restâmes ainsi quelques secondes dans le silence avant que ma mère ne me demande comment s’était passé la fin d’année. Je bifurquais donc volontiers sur ce sujet. Le seul moment gênant fut lorsque mon père me demanda d’un air goguenard si j’avais une petite amie depuis que Mey et moi avions rompue. Je fis alors une chose que j’avais rarement faite avec mon père, je mentis tout simplement. Je lui dis que non. Je n’avais pas honte de téodora bien au contraire mais j’avais conscience que notre histoire pouvait choquer certaines personnes et je ne voulais pas que mes parents en fassent partie. Je leur dirais lorsque le moment sera opportun, lorsque Téa et moi l’aurions choisie. Quelque part je me disais aussi que ce serait inutile et que notre histoire serait finie avant que j’ai à leur dire, quand Téa réaliserait ; pendant ces vacances ; qu’être avec un professeur était vraiment une douce folie.

La suite de la journée fut consacrée au rangement de mes affaires et à la préparation de ce que nous allions faire pendant mon séjour. Je retrouvais vite mes marques dans la maison et m’amusais beaucoup lorsque je rencontrais un voisin à qui je racontais mon travail de professeur « à l’étranger ». Le soir venu, je montais dans ma chambre et me mit à mon bureau. Je pris une plume, une feuille de papier classique et une enveloppe. Je posais le papier et l’enveloppe devant moi et frottait dessus le foulard que j’avais noué autour du poignet puis prononçait une formule magique qui rendrait tout ce que j’écrirais illisible pour quiconque n’aurait pas la même « odeur » que le foulard. J’étais ainsi sûr que seul elle et moi pourrions lire ce que ma missive contiendrait.

Ma Téa
Cela fait 4 jours et que nous sommes séparés et tu me manque beaucoup. Je suis bien arrivé chez mes parents à Londres et j’espère que de ton côté tu te ressource auprès de ta famille retrouvée. Je voulais te dire que tu me manque et que je tiens à toi énormément. Chaque minute sans toi est une minute où ma vie est inutile et s’enfuie de moi. Mais elle est aussi une minute en moins dans le temps qui nous sépare des retrouvailles. Ecrits-moi si tu le peux ! A très vite. Je t’aime.
Ton Mat.


Je posais la plume sur l’encrier et repliais la feuille en quatre. Je la glissais ensuite dans l’enveloppe et la cachetais. Dessus, j’inscrivis son nom et prénom ainsi que l’adresse des parents de Téodora que j’avais trouvé dans son dossier. Je sortis mon hibou de sa gage et lui donnait la lettre.
- Va porter cela et fait vite.

Je
portais l’oiseau sur les chambres de derrière, ouvrit une fenêtre et le laissait s’envoler. Je refermais la fenêtres et allait dire bonne nuit à mes parents avant d’aller dans ma chambre me mettre au lit. Je lu quelques minutes puis m'endormis dessus.

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Mat Dursley
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MessageSujet: Re: Mes vacances   Dim 3 Juin - 21:35

Suite du séjour à Londres chez mes parents

Premier réveil et comme chaque année, j’avais l’impression de redevenir un enfant. Je sentais la bonne odeur du café qui provenait de la cuisine ainsi que les toasts grillés que ma mère avaient préparé. Je sortis de mon lit et regardais par la fenêtre, il faisait beau, ce serait la journée idéale pour ce que j’avais prévu. Je sortis, tournais à gauche et pris l’escalier qui descendais au rez de chaussée.

Arrivé
au milieu de l’escalier, je m’arrêtais comme à chaque fois sur la marche que mon père aimait tambouriner lorsqu’Harry vivait sous l’escalier. C’était bête mais j’avais l’impression que l’essence de mon « oncle » était encore présente et qu’elle m’insufflait quelques chose, une sorte d’énergie positive. Après quelques secondes de recueillement, je plongeais vers la dernière marche et tournais à droite pour longer le couloir qui menait vers la cuisine. En passant à côté de la porte j’eu de nouveau une petite pensée pour lui.
- Bonjour mon chéri me dit ma maman lorsque je passais la tête dans le cuisine. Bien dormi ?

Je
m’approchais d’elle et l’embrassait sur la joue avant de lui répondre.
- Comme un bébé et comme à chaque fois que je rentre à la maison. Je peux t’aider ?
- Non va t’assoir ! Et PROFITES de tes vacances. Je suis sûr qu’à l’école tu te nourris mal vu que tu n’as pas ta maman pour prendre soin de toi.

Je
souriais, encore une chose qui ne changeait pas mais j’aimais cela. Je ne sais pourquoi, mais je me mis à penser à la première fois que Téodora prendrait le petit déjeuner avec nous ici. Je me mis à l’imaginer tournant en rond autour de ma maman afin de l’aider. S’entendrait-elle seulement ?! Je secouais la tête afin de chasser cette idée de mon esprit. Évidemment qu’elles s’entendraient bien, elles étaient toute les deux adorables. Et puis téa était tout à fait le genre de jeune femme que ma mère et mon père appréciait. De plus c’était une sorcière et je savais qu’ils adoreraient avoir une belle fille sorcière.
- Mat !! me dit ma mère. Tu rêves ?
- Pourquoi dit tu cela ?
- Hum, cela fait 3 fois que je te demande si tu prends ou pas du sucre.
- Non, non je ne prends toujours pas de sucre.

Elle
s’approcha alors de moi en me tendant mon café et en passant derrière moi passa sa main dans mes cheveux pour les ébouriffer.
La suite fut une discussion endiable sur tout et rien. Nous avions plusieurs mois à rattraper car je n’étais pas revenu pour les vacances de pâques. Elle me donna des nouvelles de la famille, de mes grand parents Petunia et Vernon que je n’avais presque jamais vu puisque j’étais un sorcier. De ses parents à elle, qui allaient bien et viendraient me rendre visite dans une semaine ainsi que de mes cousins du côté moldu de la famille.

A chaque fois que je revenais je me rendais compte que j’étais vraiment un chaînon entre deux mondes qui s’ignoraient totalement. Moi je n’avais pas eu à en souffrir car mon père était le cousin de Harry Potter et il avait toujours été confronté à cela même si petit il n’en avait pas vraiment eu conscience. Pour lui le déclic avait eu lieu lorsqu’il avait quitté la maison avec ses parents en abandonnant Harry. Ce jour-là, il avait compris que quelque chose clochait et pas la suite, il avait rapidement repris contact avec ce dernier jusqu’à développer avec lui une relation de frère plus que de cousins. Je me souviendrais toujours de mon premier contact avec lui, dans ce salon même. J’avais 5 ans et il était venu pour manger avec Ginny. C’était magique et c’est ce jour-là que j’ai su que je serais sorcier. Il a suffi qu’il me prenne la main pour que je sente que nous étions pareils. Je repensais toujours à cela lorsque je revenais pour l’été. Je soupirais et finissais mon café.

C’est alors que j’entendis mon père rentrer dans la maison. Il arriva dans la cuisine et me tapa sur l’épaule.
- Alors petit, cette première nuit à la maison ?
- Bonne papa comme d’habitude.
Il sourit et s’assit à côté de moi.
- Tiens chérie, j’ai ramené du pain comme tu m’as demandé.
- Tu es un amour.

Je
regardais mes parents en souriant. Ils s’étaient rencontrés la même année que la guerre contre Voldemort. Ils avaient à peine 18 ans tous les deux. Un vrai coup de foudre suivit d’un mariage dans la foulée et de ma naissance. Puis le sort avait frappé et un petit sorcier était né. Il disait souvent que c’était pour punir Pétunia et Vernon que le destin avait choisi de faire naitre des pouvoirs magiques chez leur petit fils. Lui en revanche en était ravi. Je me demandais si téa et moi aurions le même destin.
- Qu’est-ce que tu as prévu de faire pendant tes vacances ?
- Beaucoup de choses Papa : aller à Picadily Circus, revoir Big ben, acheter deux ou trois babioles pour une amie et vous emmener au chemin de traverse.

Je
crûs que mon père allait se brûler la gorge, il recracha un peu de son thè.
- Nous, nous emmener au chemin de Traverses demanda ma mère pour être sûr qu’elle ne rêvait pas.
- Oui c’est tout à fait cela.
- Quand Mat, quand ? demanda mon père complétement sous le choc.
- Pendant mon séjour. Cela vous convient.
- Tu parles que cela nous convient, depuis le temps qu’on rêve d’y aller. N’est-ce pas chérie.

Ma
mère acquiesçait de la tête le sourire aux lèvres.
- Ok ! Alors c’est décidé.

Je
me levais et donnais une petite tape dans le dos de mon père. Je remontais dans ma chambre et pris quelques affaires avant de partir. La journée s’étira lentement et je me perdais dans les rues de Londres. Plusieurs fois je crus apercevoir Téa au coin d’une rue mais ce n’était pas elle. Elle m’obsédait et je me demandais sans cesse si elle pensait autant à moi.

Lorsque je rentrais ce soir-là, mes parents avaient déjà mangé et une assiette de rôti froid m’attendait. Ils me demandèrent si j’avais passé une bonne journée puis après avoir discuté un peu, je montais me coucher.

Suite du séjour à Londres

Nouveau réveil et nouvelle odeur de café. Je m’étirais fatigué car je n’avais pas bien dormi. Je m’étais réveillé de nombreuses fois chamboulé que j’étais par l’histoire que je vivais avec Téodora, cette belle et courte histoire en fait. Seulement quelques semaines, à peine une dizaine de rendez-vous et deux nuits, deux malheureuses nuits. Inoubliables par leurs intensité mais misérable par leur nombre. Et pourtant elles avaient suffi à m’envouter, à me prendre au piège, à me rendre fou d’amour.

Tout cela m’avait réveillé à plusieurs reprises, je ne sais pas pourquoi cela me troublait tant. Je n’avais jamais connu cela et pourtant j’avais été très amoureux une fois. Là c’était différent, je ne pouvais pas expliquer pourquoi mais je le sentais, cela m’oppressais la poitrine. La seule explication que je trouvais c’était la culpabilité de sortir avec une élève et l’angoisse de me faire prendre. Parce que pour tout le reste ce n’était que du positif.
Décidément en amour pour moi, rien ne semblait facile.

Je soufflais un grand coup et jetais la couverture par-dessus moi. Je fis glisser mes jambes sur le côté et les posaient au sol. En tendant le bras j’arrivais à prendre mon tee shirt et le fis glisser par l’encolure puis l’ajustais sur mon torse. Je sortis et descendis rejoindre mes parents dans la cuisine. Le petit déjeuner fût sympathique et il me libéra un peu mon esprit chagrin.

Lorsque je remontais dans ma chambre, mes noires pensées avaient été chassés et la journée pouvait commencer. J’avais quelques petites courses à faire et je ne voulais pas que mes parents soient au courant, alors je leur menti pour la seconde fois depuis mon arrivée – ouais cela commence à devenir une habitude - en disant que j’allais aller retrouver de vieux amis moldu. Bon en même temps, ce n’était pas un vrai mensonge car j’avais juste oublié de leur dire que je voulais acheter des objets moldu pour Téodora.

Après avoir pris une bonne douche et m’être préparé, je fis un bisou à ma mère et fonçais dehors. Je remontais la rue qui menait vers le parc où enfant je jouais beaucoup avec mes amis. Une sorte de grand carré d’herbe au milieu duquel trônais un cercle et une balançoire. Aujourd’hui ils étaient plus que défraichis et cela se comprenait car mon père m’avait dit qu’à son époque déjà ils y étaient. C’est dire l’âge que devait avoir ces jeux. Je ne m’attardais pas plus longtemps sur ce sujet et continuait ma marche à pied afin de rejoindre la maison de mon ami Archibald.

En y arrivant je fus accueilli par une superbe jeune femme aux yeux d’un vert émeraude. Elle était brune foncé et devait avoir mon âge ou à peine moins. Je bredouillais.
- Heu ! Heu Bonjour !
- Bonjour Mat !

Comment
pouvait-elle connaître mon nom, j’ignorais totalement le sien et je ne me souvenais pas de l’avoir jamais vu. Ne voulant pas faire mon imbécile, je ne relevais pas mais elle oui.
- Tu ne m’as pas reconnue ?!

J’avais
beau chercher, je ne trouvais pas. La seule explication c’était que Archibald avait ne nouvelle copine et qu’il lui avait parlé de moi.
- Franchement non fini-je pas dire tristement. Vous êtes la nouvelle copine d’Archi ?

Elle
éclata de rire.
- La copine d’Archi ?! Non jamais de la vie, je préfèrerais mourir hahahahaha. Non, Mat je suis Gabrielle sa sœur.

La
sœur d’Archi, Gabrielle. La petit moche dont nous adorions nous moquer. Bon sang, elle avait changée depuis ? Je perdais le fil des années qui passaient car elle était devenue une jeune femme magnifique. Je me demandais comme j'avais pu ne pas le remarquer avant. Cela m'aurait éviter d'être ridicule à l'instant.
- Remets toi, je ne t’en veux pas si tu ne m’as pas reconnu. Entre ta scolarité à l’internat, la mienne et ton travail à l’étranger et bien j’ai eu le temps de changer.
- Oui, enfin toi tu m’a reconnu. Non je n’ai aucune excuse.

Elle
s’approcha et me prit la main.
- Oui enfin toi, comment dire tu es Mat quoi. Comment t’oublier. Bon tu voulais voir mon frère. Je l’appelle.

Elle
me lâcha la main et rentra dans la maison. Je l’entendis alors hurler le nom de son frère suivit par le mien. Suivi par une cavalcade dans l’escalier, une porte qui se pousse brutalement et deux énormes bras qui m’enlacèrent.
- Pétard, je suis content de te voir mon ami
- Moi aussi Archi. Tu sais bien que tu es la première personne que je viens voir lorsque je suis de passage à Londres.
- Oué ! Tu es là pour longtemps ?
- Quelques jours ! Assez pour profiter de toi et des copains. J’ai aussi des emplettes à faire sur Londres et je veux profiter des parents. Et toi ?
- Moi pendant 15 jours après je pars en stage pour la fac puis de nouveau vacances et ce sera la rentrée. Tout le monde n’a pas ta chance d’être déjà professeur ! dit-il en abaissant le ton de sa voix pour que seul moi comprenne.
Il me fit alors un petit clin d’œil. J’oubliais parfois qu’Archi était le seul moldu mis à part la famille à connaître la vérité sur mon « don ». Pour tous les autres je faisais mes études à l’étranger. Derrière la porte, je devinais Gabrielle qui me dévisageait en essayant d’écouter ce que nous nous disions.
- Tu viens faire un tour ?!
- ouais ! je vais chercher mes affaires.
- Je peux venir avec vous demanda Gabrielle au moment où Archi ouvrait la porte.

Il s’arrêta, me regarda puis opina du chef.
- Pftt, j’ai promis aux parents que je ne la laisserais pas toute seule pendant les vacances. Et puis maintenant qu’elle a 18 ans, elle peut aller sur Londres. On l’emmène ?
- Ok, pourquoi pas.
- Super ! dit-elle en me sautant au cou.

J’étais très gêné par cette situation, j’avais l’impression que je trompais Téa pourtant je ne faisais rien de mal. Décidément, elle ne me quittait pas où que j’aille et tout me rappelait à elle. J’étais piqué je vous le dis complétement piqué. Nous partîmes tranquillement vers la gare et passâmes je journée compète à Londres. Ce fût une journée super sympa et Gabrielle se montra charmante, avenante, me prenant même plusieurs fois la main comme si nous étions de vieux amis ou me prenant pas la taille lorsque nous étions dans la foule. Elle était loin du souvenir de la petite peste que j’en avais gardé.

J’avais aussi eu le temps d’acheter les deux ou trois « trucs » que je voulais pour ma petite « femme ». J’avais juste dû ruser pour l’un d’entre eux afin de ne pas avoir à répondre à des questions auxquelles je ne voulais pas répondre. En nous quittant nous nous étions mis d’accord pour nous revoir à plusieurs occasions avant nos départs respectifs.

La soirée à la maison fût agréable et calme chacun racontant aux autres ce qu’il avait fait. Au moment de me coucher, je regardais la photo de téa me tirant la langue et je souris. Je me demandais ce qu’elle faisait en ce moment et si elle pensait à moi. Je m’endormis sa photo à la main.

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Mat Dursley
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MessageSujet: Re: Mes vacances   Dim 3 Juin - 21:36

Londres
Les jours se suivaient sans vraiment se ressembler en fait. Je retrouvais mes racines et cela me faisait du bien. Après tous les événements de l’année précédente dans le monde magique, je dois dire que le monde modlu me paraissait lui bien calme. Mon séjour chez mes parents arrivait à son terme et j’en avais profité à fond.

J’étais dans ma chambre et je repensais à tout ce que j’avais fait, je souriais en prenant dans mes mains toutes les petites choses que j’allais ramener avec moi. J’espérais que cela ferait plaisir aux personnes à qui j’avais pensé et surtout à la première d’entre elle. C’est alors que j’entendis un petit tap tap sur la fenêtre. Je me déplaçais et m’en approchais, lorsque je vis ce qui provoquait ce petit bruit. C’était de petits cailloux qui étaient tirés de la rue. J’ouvris les battants et mis ma tête dehors. Les cailloux s'arrêtèrent d’arriver et je vis Gabriele qui avait un petit tas de cailloux blanc dans les mains.
- Qu’est-ce que tu fabrique Gabi ?
- je voulais attirer ton attention ! hihihihihihi. Tu descends.
- Maintenant ?!
- Non demain ! Évidemment maintenant.

Je regardais ma montre, il était 10h du matin et on ne mangeait pas avant 12h donc j’avais le temps en fait.
- Ok j’arrive.

Je
refermais la fenêtre et descendait pour la rejoindre lorsque je fus interrompu dans mon élan par mon père.
- Tu sors ?
- Oui, Gabriele veut allez faire un tour.

Il
se mit à sourire, un sourire béa qui allait d’une oreille à l’autre. Je haussais les sourcils ne comprenant pas ce que cela pouvait vouloir dire.
- Très bien Mat, amuse-toi alors.
- Tu as un truc à me dire ?
- Non non rien.
- PAPA !
- OK ! Avec ta mère on la trouve gentille quoi. Et puis vous avez passé du temps ensemble.
- Ba oui, elle est sympa et puis j’ai surtout passé avec Archi
- Hum ! Allez file.

Je
le contournais et descendit, ouvrit la porte et Gabriele me sauta dans les bras afin de me dire bonjour.
- je suis contente de te voir Mat. On bouge ?
- Oui tu veux aller où ?
- Où tu voudras, je veux juste profiter de toi pendant la dernière journée où tu es là. Car tu m'a dit que demain tu serais pas disponible et tu pars après demain. Après je ne sais pas quand on se reverra.
- C’est gentil Gabriele, mais Archi n’es pas là ?
- Non il est occupé avec son ordinateur alors je me suis dit que ce serait sympa de passer du temps avec toi avant ton départ.

Elle
me souriait et son léger maquillage faisait encore ressortir ses superbes yeux verts. Lorsque nous arrivâmes au niveau de l’air de jeu, elle me prit la main et me tira à l’intérieur. Elle alla s’assoir sur une des balaçoire et me dit
- Tu ne t’assois pas ?
- Pourquoi pas.

Je
trouvais l’idée assez drôle et je ne m’étais pas assis dedans depuis au moins 15 ans. Nous discutions de tout et de rien, de ses études, moi de mon « travail » à l’étranger. Au bout d’un instant, elle cessa de se balancer et se leva. Elle vint de mettre en face de moi et arrêta ma balançoire. Elle se mit entre mes jambes et prit les chaines de la balançoire entre ses mains. Je me retrouvais avec ses seins eu niveau des yeux et c’était très gênant. Elle lâcha les chaines prit mes joues et voulu m’embrasser sur la bouche. Celle-là je dois dire que je ne l’avais pas vu venir. Je reculais et tombais par terre. Je me relevais d’un seul coup et époussetais mes habits. Elle fit le tour et me tendis la main.
- Cela va Mat ?
- Oui ! Oui Je me relevais.

Elle s’approcha de nouveau et voulut recommencer
- Gabriele, tu te méprends.
- C’est-à-dire ?
- Tu es ravissante mais je ne suis pas intéressé.
- Pardon ?! Tu préfères les mecs ?
- Non ! Non ce n’est pas le problème Gabriele.
- Alors c’est quoi ? On a passé du bon temps et je te plais. Tu n’as pas refusé de me voir.
- Gabriele, tu es jolie c’est sûr et oui je te trouve très sympa mais tu es la sœur de mon meilleur ami et, et…
- Quoi et..

Je
ne voulais pas la blesser mais je n’avais pas le choix.
- Et j’ai déjà quelqu’un.

Elle recula d’un pas, puis de deux et se mit à marcher.
- Mais tu n’en a jamais parlé.
- Non car cela ne regarde personne que moi.

Elle revint vers moi.
- Pfft ce n’est pas grave, tu ne lui dira rien. Comment elle pourrait le savoir. Moi en tous les cas je ne lui dirais rien dit-elle avant de rire.
- Moi je le serais ! Et je l’aime.
- Pfft pour une fois qu’un mec me plait il faut qu’il soit amoureux et en plus fidèle. C’est vraiment pas de chance.
- Je suis désolé Gabriele.
- Ne le soit pas et retourne vite la retrouver. Et dit lui de ma part qu’elle a de la chance car Mat Dursley n’est pas un garçon comme les autres et cela tout le monde le sait.
- De quoi tu parles ?
- De rien Mat, de rien.

Elle
se retourna et partit sans rajouter un mot. Moi je retournais chez mes parents en me demandant ce que j’avais fait. La fin de la journée fut assez monotone jusqu’à ce que j’entende de nouveau un petit tac tac sur la fenêtre. Je me levais et me demandait ce que Gabriele pouvait bien encore me vouloir. Mais ce n’était pas cela. C’est une chouette qui m’apportait une lettre. J’ouvris la fenêtre, me saisit de le lettre et m’asseyait à mon bureau. Je la décachetais et la lu avidement car je savais qui me l’avait écrite.

Mon amour, Le temps sans toi me parait interminable, et j'aimerais faire ce que je fais avec toi. J'adore visiter les forêts et les lieux pleins de magie, je sais que tu adorerais ça ! Tu me manque énormément et j'essaye de combler cette partie de mon cœur vide en regardant notre photo, en touchant mon collier. Je t'aime, ne l'oublie pas ! Ta Tea !

Je la relu plusieurs fois afin d’être sûr de bien avoir compris. Oui elle m’aimait et oui je lui manquais. Finalement cette journée s’achevait bien.

Dernier jour chez mes parents

La journée qui commençait s’annonçait sous les meilleurs auspices. Si on exceptait les événements de la veille avec Gabriele, les vacances étaient bonnes. La lettre de Téa lui avait mis du baume au cœur et il se sentait d’attaque pour ce qu’il avait prévu. : emmener ses parents au chemin de traverse afin qu’ils fassent connaissance avec son autre monde. Un temps il avait songé à les emmener à Poudlard mais il avait renoncé car c’était trop difficile à organiser.

Je me levais et me préparais en vitesse. Je descendais et préparais le petit déjeuner pour tout le monde. Lorsque ma mère débarqua dans la cuisine, elle fut surprise de me trouver là.
- Mat qu’est-ce que tu fais ?
- Ben cela se voit non ? Le petit déjeuner. Et tiens tu sais quoi, va vite réveiller papa.
- Mais pourquoi, il se passe quoi. Tu ne devais partir que demain.
- Ba oui mais je ne vous avais pas promis quelque chose. Et bien c’est aujourd’hui.

Elle sauta de joie comme une gamine en tapant dans ses mains et fonça vers l’escalier qui remontait à l’étage en criant – Dudley, Dudley lève-toi !! –

Je me mis à rire, mes parents étaient des gens adorables et j’aimais les voir ainsi. Mon père avait tellement changé, si j’en croyais ce qu’Harry et lui m’avait raconté de leurs jeunes années, qu’il méritait largement de connaître ce qu’était ma vie ailleurs. Je les entendis redescendre plus vite que je ne les avais jamais vu le faire. Mon père me prit dans ses bras et m’embrassa tant et tant que je cru que mes joues allaient fondre. Ma mère, elle, poussait des petits cris d’impatience.

Le petit déjeuner fut avalé rapidement et après quelques conseils vestimentaires afin qu’ils ne se fassent pas trop remarquer, je leur demandais de me donner les mains.
- Pourquoi faire ? me demanda mon père un peu soucieux.
- Nous allons transplaner papa.
- Nous allons quoi ?

Je leur racontais alors rapidement ce qui allait se passer. Ils m’écoutèrent d’une oreille attentive mais je ne les sentais pas convaincu. Je leur parlais alors de la poudre de cheminette mais cela les inquiéta encore plus.
- Bon écoutez, vous me faites confiance ou pas ? J’utilise ce moyen de transport plusieurs fois par jour et il ne m’est jamais rien arrivé. Les accidents sont si rares que ce moyen de transport est encore plus sûr que votre avion ou vos trains.
- Hum ! Fini par acquiser mon père. Allons-y alors.

Ils me serraient tellement fort les mains que j’en avais les jointures blanchies. Je les serrais à mon tour et visualisait le chemin de traverse et en particulier l’allée des embrumes. Enfin juste la jonction avec l’allée principal en face de chez Ollivander. Lorsque j’eus bien en vision l’endroit je déclenchais le départ. Nous nous évaporâmes dans des volutes de fumées dans un petit plop si caractéristique pour nous les sorciers.

Le voyage ne dura que quelques secondes en fait et nous nous rématérialisâmes à l’endroit exact où je l’avais prévu. A cette heure-là, la rue était encore calme mais mes parents avaient les yeux grands ouverts comme des soucoupes. Ils n’en croyaient pas leurs yeux. Moi non plus d’ailleurs car c’est alors que chez les glaciers j’aperçus Téodora. Elle était avec sa cousine Ellwenn et était absorbé par la lecture de la gazette du sorcier.
- Papa, Maman, on n’y va ? leur-dis-je en leur montrant la direction de Gringott.
- On te suit mon chéri ! me répondit ma mère.

Je passais devant et m’arrangeais pour passer juste à côté de Téa et la bousculais légèrement comme si je n’avais pas fait expréss.
- Oh pardon !
- Mais, mais…..Mat….que fait tu ici.
Je souris avant de lui répondre.

- Miss Laurewce même ici je reste votre professeur.
- Pardon Professeur ! C’est qu’on ne s’attendait pas à vous trouver ici.
Mes parents et Ellwenn regardait cette échange d’amabilité en souriant ne se doutant pas un seul instant qu’autre chose se jouait. De mon côté, je pris le foulard qui était tombé par terre et en lui remettant lui chuchotais
- Retrouve-moi si tu peux chez Mme Guire dans 30 minutes. Puis beaucoup plus fort. Quelques courses à faire. J’espère que vous passez de bonnes vacances, je suis désolé de vous avoir bousculé. J’en profite pour vous présenter mes parents Dudley et Agathe Dursley.

Elle et Ellwenn leur passèrent le bonjour puis nous continuâmes notre chemin comme si de rien n’était. Je leur montrais Gringott, les emmenaient chez les Weasley. Je les emmenais ensuite dans un petit restaurant et prétextait une course urgente pour m’éclipser en priant que tout se passe bien. Arrivé chez Madame Guire, je vis que Téa était déjà là seule. Je rentrais dans une cabine et lui fit signe de me suivre.

Dès que le rideau s’ouvrit et qu’elle fut dans la cabine, j’informulais un sort d’isolement.
- Nous n’avons pas beaucoup de temps mon amour, tu me manque terriblement depuis que les vacances ont commencé.

Elle acquisa et se jeta sur moi. Nous nous couvrîmes de baisers comme si la fin du monde arrivait et que le temps nous était compté. Nos mains s'égaraient sur nos corps, les mienne sur ses fesses, les siennes sur mon torse. J'embrassais son cou, ses lèvres, ses oreilles, son nez, toutes les parties qui étaient visibles. C'était une véritable tempêtes, une tornade de baisers et de je t'aime. Au bout de 10 minutes, je mis fin à notre étreinte malgré le fait que je n’en n’avais aucune envie mais je devais être raisonnable vis-à-vis de mes parents. Après un dernier, puis une dernier et enfin encore un dernier baiser, je finis par m’éclipser sur un dernier Je t’aime ponctuer de sa part par un Moi aussi.

Je retournais le cœur gros retrouver mes parents qui n’avaient pas bougé de l’endroit où je les avaient laissé.
- Et bien, tu as été long mon fils !
- Ah bon, j’ai pourtant l’impression d’avoir tout fait très rapidement.
- Tu connais ton père fit ma mère. Avec lui tout va trop lentement.

Nous nous mîmes alors à rire tous les trois. Je m’interrompis lorsque je sentis une main se poser sur mon épaule.
- Bonjour collègue.

Je me tournais et vis Azar Forad qui me souriait.
- Oh Azar ! Bonjour comment va tu ? Dis-je en me tournant afin de le prendre dans mes bras comme deux anciens camarades de combat que nous étions devenus depuis l’attaque de Paris.
- Bien. Hum je vois que tu n’es pas seul. Je ne voulais pas te déranger, juste te saluer.
- Je te présente mes parents.

Il s’inclina devant mes parents, leur serra la main puis fit un sourire avant de reparitr.
- Qui est ce jeune homme ? demanda ma mère intriguée ?
- C’est un collègue de Poudlard.

Ils ne me posèrent aucune autre question et je commandais un repas pour nous trois. Après l’avoir avalée et répondu aux mille questions que mes parents me posaient sur le chemin de traverse, nous pûmes repartir à la découverte de mon univers.
Mon père adora le magasin de balai et je lui promis de l’emmener faire un tour un jour prochain. Ma mère elle adora le magasin de chaudron et ustensiles qui lui rappelaient les magasins d’équipement moldu, mais elle sembla beaucoup plus circonspecte lorsque nous fûmes dans le magasin ingrédients. Elle trouva la plupart des ingrédients que nous utilisions totalement répugnants. J’éclatais de rire et la rassurait en lui disant que cela ne servait pas à nous nourrir mais à faire des potions.

Le journée passé à une vitesse folle et lorsque nous fûmes revenu à la maison de Privet drive, j’avais l’impression d’avoir toute la soirée deux gamins avec moi. J’étais heureux ce soir-là en me couchant car j’avais fait plaisir aux personnes que j’aimais le plus au monde après Téodora. Je pris réellement conscience que ce n’était plus simplement une histoire d’amour mais une histoire de vie, de couple qui s’offrait à nous si dans mon esprit elle avait pris le pas sur mes parents dans mon cœur.



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MessageSujet: Re: Mes vacances   Dim 3 Juin - 21:37

Premier jour dans le monde magique

Le lendemain matin lorsque le moment de partir fût venu, l’émotion était palpable chez mes parents. Je n’étais pas beaucoup mieux en fait car nous avions partagé quelque chose de fort, de puissant qui nous avait encore plus rapprochés. Désormais, ils connaissaient mieux mon monde, nos habitudes, nos coutumes et ce que leur fils vivait au quotidien. En y réfléchissant, j’en tirais la conclusion que c’était ma relation avec Téodora et tout ce qu’elle m’avait dit sur sa jeunesse qui m’avait rapproché d’eux. Grâce à elle j’avais pris conscience que tout cela était éphémère et pouvait ne pas durer.

Je les serrais très fort contre moi puis finis par partir le long de la rue Privet. Je me retournais et les vis tous les deux côtés à côtes, mon père entourant de son bras protecteur l’épaule de ma mère. Ils n’avaient pas bougé, attendant sans doute que je disparaisse de leur vue avant de rentrer dans la maison qui je le savais, leur paraîtrait bien vide. Un jour, je leur avais demandé pourquoi je n’avais pas eu de frère ou de sœur. Ils s’étaient regardé et mon père m’avait simplement répondu qu’un sorcier c’était suffisant et ma mère plus sérieusement que le destin en avait décidé autrement. Je n’avais pas insisté. Je ne sais pas pourquoi je pensais à cela à ce moment-là.

Je repensais à mes parents et j’étais sûr qu’ils mangeraient quelques chocogrenouilles ou dragées surprise qu’ils avaient ramené du chemin de traverse et que ce soir mon père ferait un petit feu d’artifices avec ce qu’il avait acheté chez les Weasley. J’espérais juste qu’il ne lui viendrait pas à l’idée d’utiliser sur ces voisins certaines farces et attrapes qu’il avait ramené car je risquais fort de devoir me justifier devant les agents du ministère. Je souriais à cette perspective. Je jetais un dernier coup d’œil vers la maison et vis ma mère me faisait de grands gestes avec sa main Je répondis et repris ma route. En arrivant devant un petit square, je m’assis sur ma valise et attendit. Si des passants m’avaient vu à ce moment-là, ils se seraient surement demandé ce que je faisais là ou peut-être me prendrait-il pour un mendiant avec ma cape, mon sac en bandoulière et la gage de mon hibou.

J’eus alors la surprise de voir Gabriele débouler à bout de souffle.
- Ouf tu es là, j’ai eu peur de te rater.

Je me relevais de ma valiser et lui fit face.
- Je faisais une petite pause avant de repartir.

Elle semblait peu sure d’elle-même, elle ne tenait pas en place et se tordais les doigts.
- Qu’est-ce que tu voulais lui demandais-je ?
- Mat, je ne sais pas comment te le dire. Je ..Je tiens à toi. C’est difficile à dire mais je t’aime depuis des années. Et mon départ n’a rien arrangée en fait. J’étais si impatiente cette année car je savais que nous nous verrions.

Je ne savais ni quoi dire, ni quoi faire, je savais juste ce que je pensais : je ne voulais pas l’offenser mais je ne ressentais rien pour elle.
- Tu comprends cela fait des années que nous nous connaissons et tu étais toujours fourré à la maison. Tu es mon amour secret depuis si longtemps qu’il fallait que je te le dise.

Elle s’approcha et mit sa main sur ma joue. Elle approcha son visage du mien et ses lèvres des miennes. Je mis ma main sur ses lèvres et l’arrêtait juste avant qu’elles ne les touchent. Nos regards se croisèrent.
- Gabriele, je te le redis gentiment, je t’aime comme une sœur. Je suis honoré et touché par tes sentiments mais j’aime déjà une femme et elle est, je le crois, la femme de ma vie.
- Ah et pourquoi elle n’est pas avec toi en ce moment ?! demanda-t-elle brusquement en se reculant.
- Elle est chez ses parents tout simplement.
- Ah oui et on peut savoir pourquoi personne ne l’a jamais vu ou n’en a jamais entendu parler.

Je commençais à prendre patience mais je ne voulais pas la vexer ni la blesser. Elle était la sœur de mon meilleur ami dans le monde moldu et avait depuis aussi longtemps que je m’en souvenais fait partie de ma vie ?
- Gabriele ! Je vais répondre à cette question mais ce sera la dernière. Elle n’est pas d’ici, je l’ai rencontrée dans mon école à l’étranger. C’est pourquoi vous ne la connaissez pas. Est tu satisfaite ?

Elle recula encore et mit ses mains devant sa bouche.
- Pardon Mat, je…je…je suis désolé.

Elle tourna les talons et repartir vers la rue dans laquelle elle habitait. Moi je me remis sur ma valise et reprit mon attente en me demandant pourquoi j’avais autant de mal à comprendre les filles.

C’est alors que j’entendis le bruit caractéristique du magicobus, enfin mon mode de transport était arrivée. Il s’arrêta devant moi et la porte s’ouvrit en grand. Un petit bonhomme en sortit.
- hello mon bon monsieur ! On vous dépose ?!
- Oui ! je vais à Pagford voir des amis.
- Pagford, cela fera 2 galions et trois mornilles.

Je sortis ma seconde bourse, celle qui contenait mon argent sorcier et lui donnait le prix demandé. Mes bagages se mirent alors à léviter et rentrèrent dans le bus. Moi je pris le garde-fou et montait les trois petites marches permettant d’y pénétrer. Là, je remontais l’allée et prit un siège de libre. Le chauffeur et sa petite tête de mort relancèrent le moteur et nous bondîmes vers notre nouvelle destination.

Le magicobus était peu rempli, il n’y avait à mon étage, où des lits avaient été aménagés, que 2 sorciers. Ils étaient déjà endormis alors que nous n’étions qu’en milieu de matinée. Ceci dit, nous les sorciers, ne faisions jamais rien comme les autres. Je fis donc un minimum de bruit et me mis à l’aise. Je savais que le voyage vers ma destination allait prendre quelques heures et que je n’arriverais que le lendemain matin. Je sortis de ma cape le livre que je lisais depuis plusieurs jours et me mit à lire. Je m’arrêtais de temps en temps pour regarder le paysage qui passait sous au ralenti, soit en accéléré au gré des arrêts que le chauffeur devait faire. Le poinçonneur vint me trouver au moment des repas afin de me demander ce que je voulais.

- Vous avez une carte ?! Je ne sais pas une idée des plats que vous proposez ?
- Non je peux vous faire ce que je peux. Vous êtes sûr que vous êtes sorcier vous ?! dit-il content de sa blague.
- Oui mais avec une baguette, on ne peut pas tout faire !
- Si et puis j’ai un secret ajouta-t-il en me regardant comme si il surveillait qu’on ne nous écoutait pas. J’ai mon elfe de maison caché dans le coffre et il sait tout faire.
- Dans le coffre ?! Demandais-je intrigué.
- Oui ! Il a une vraie cuisine à sa disposition. Et puis on a un sortilège d’agrandissement très performant.

J’étais impressionné mais un peu révolté qu’on Elfe doive rester dans un coffre pour faire à manger. Ceci dit, je ne relevais pas.
- Ok ! Pour ce midi, ma mère m’a préparée des sandwichs mais pour ce soir je veux bien un œuf sur le plat, un morceau de fromage et un crème au chocolat.
- Ce sera tout ?!
- Si vous pouvez m’avoir un bout de pain et de l’eau ce sera parfait.
- Pas de problème.

Il disparut comme il était venu et je ne le revis plus de la journée. De mon côté, je continuais de lire, de somnoler, de travailler aussi. En effet, je préparais aussi le programme de mes différents cours pour l’année suivante. Evidemment mon esprit s’égara lorsque je voulais préparer ceux de la 7 ème année. Le visage de Téa s’imprimait sous mes yeux dès que j’écrivais quelques lignes. Je dus renoncer assez vite et passait à autre chose. Je pense que je dus aussi sommeiller car la nuit arriva vite et le repas que j’avais demandé aussi.

Je le dévorais puis après avoir retravaillé, j’allais me mettre dans le lit qui m’était destiné. Je m’endormis bien vite.

Suite de mes vacances dans le monde magique

C’est le soleil à travers les rideaux du bus qui me réveilla. Il devait être tôt et ce devait être les premiers rayons car ils ne chauffaient pas la vitre. Ceci dit, ils étaient étincelants et la campagne anglaise resplendissait sous ces rayons. J’écartais un rideau et profitais du spectacle la tête appuyé sur le cadre de la fenêtre.

Le poinçonneur vint me voir peu de temps après pour me dire que j’étais bientôt arrivé et que je pouvais préparer mes affaires. Je me levais et m’habillais rapidement. Je rangeais mes affaires en faisant attention de ne rien oublier. Le bus s’arrêta en pleine pampa, lorsque je descendis, je ne vis aucune habitation, je me retournais et demandais
- Vous êtes sûr que c’est là ?
- Oui ! Oui ! Le village de Pagdod se trouve à environ 2 kilomètres par là-bas au sud me dit le chauffeur.

Il n’attendit même pas ma réponse et le bus redémarra en trombe. Je restais là, planté avec mes baluchons et la gage de mon hibou à me demander comment j’allais rejoindre ma destination. Mes deux amies avec qui je devais passer les prochaines journées n’étaient pas là pour m’attendre. Je commençais à me demander ce qui se passait lorsque j’entendis un son caractéristique d’un balai. Je me retournais et vis arrivé en piqué l’une de mes amies.
- Salut Mat !
- Salut Aurélia comment va ?
- Bien et toi ? Tu as fait bon voyage ?
- Oui ! Le magicobus en fait est assez rustique mais le confort assez bon. Et puis je ne me voyais pas venir ici en balai.
- Ce n’est pas la porte à côté c’est sûr. Mais tu vas y gouter quand même mon petit gars parce que pour aller chez nous et bien c’est le seul moyen. Allez grimpe.
- Et pour mes bagages ?
- Pttt tu ne connais pas tes copines ?! On a tout prévu.

Elle ouvrit alors une poche qui se trouvait sur le côté du balai
- Va-y mets tout dedans, c’est un sac avec un sort d’agrandissement et qui en plus supprime le poids de ce qu’on met dedans.

Une fois mes bagages rangés, je m’installais derrière Aurélia et serait fort sa taille avec mes bras. Je savais que le voyage allait être rapide et remuant. C’était une ancienne élève de Poudlard, je connaissais donc ses talents d’ancienne poursuiteuse au quidditch. Aurélia et Préciosa était deux anciennes serdaigle de la même promotion que moi. Nous étions très proches lorsque nous étions élèves et faisions partie du même groupe d’ami. A la fin de notre scolarité deux ans auparavant, elles avaient décidé de vivre leur amour loin des grandes villes et étaient partie s’occuper d’un élevage d’animaux magique.

Je venais les voir au moins une fois par an, d’abord parce je les adorais et pour faire provisions de quelques ingrédients qu’on ne trouvait que chez elles. Et j’avais besoin de me confier et je savais qu’avec elles je n’aurais aucun problème de fuite et que je ne serais pas jugé.

Le voyage vers la maison ne dura qu’une petite heure mais j’eu l’impression que cela dura beaucoup plus longtemps. Nous survolâmes tour à tour de grandes prairies d’herbes vertes et grasses, des forêts, ou de petits bourgs épars typiques de l’Angleterre profonde. La conduite d’Aurélia était agressive et brusque comme pouvait l’être celle d’une ancienne poursuiteuse capable de faire des changements de direction permanents. Lorsqu’elle nous posa de nouveau au sol et que mes pieds touchèrent le plancher des vaches, elles crièrent de joie. J’avais le dos en compote et mes premiers pas furent difficiles.

Préciosa sortit à ce moment-là de la ferme qu’elles habitaient. Elle portait un jean, un débardeur blanc qui laissait voir son soutien-gorge noir foncée et des bottes. Ses cheveux blonds lui descendait jusqu’au épaule ce qui rehaussait sa beauté naturel. Pendant notre scolarité elle avait fait chavirer de nombreux cœurs de garçon mais elle n’en avait jamais rien eu à faire. Son cœur à elle avait battu pour Aurélia dès leur première année, c’est dire si elles formaient un couple solide. Nous n’étions qu’un petit groupe très restreint à connaître la vérité lors de notre scolarité, ce qui avait créé de vrais liens que sein de cette petite communauté.
- Alors mon bon Mat comment tu vas me dit-elle en me prenant par les épaules.
- Sans vouloir offenser Aurélia, je n’ai plus de fesses ni de dos et je viens de récupérer mes jambes.
- Aurélia, je t’avais dit une conduite souple avec Mat.

Cette dernière me regarda surprise avant de répondre
- Et pourtant j’ai conduit tout doucement comme si je transportais un bébé répondit-elle avant de me balancer une grande claque dans le dos.

Nous éclatâmes tous de rire et Préciosa me prit le bras afin de me faire rentrer dans la maison. Elle n’avait pas changé depuis ma dernière visite : grande, spacieuse, aéré et décoré avec le plus grand goût. Personne passant à l’extérieur n’aurait pu se douter qu’à l’intérieur se trouvait un tel décor et une telle recherche d’osmose entre les objets le composant. Je continuais de suivre Précio et après avoir traversé le salon, nous prîmes un petit couloir qui desservait plusieurs portes.

Arrivée l’une d’elle, Préciosa l’ouvrit
- Ta chambre mon ami !

J’y pénétrais, elle était spacieuse elle aussi et comprenait un lit à baldaquin comme à poudlard avec les couleurs de Serdaigle. Instantanément je repensais au dortoir de l’école et cela me ramena vers Téodora et j’eu un pincement au cœur. Je me retournais avec un air interrogatif.
- Tu vois dit Aurélia. Je le l’avais dit qu’il ne trouverait pas cela drôle. Mat a toujours été trop sérieux ah ah ah ha !
- On pensait qu’un souvenir de nos années Poudlarienne te plairait ajouta Préciosa voyant que quelque chose n’allait pas.
- Non ! Pas de soucis, je me demandais juste quelle mouche vous avait piquée ?

Elle ne se laissa pas prendre par mon esquive, me regarda de biais puis me prit par le bras.
- Pose tes affaires et viens nous rejoindre dans le salon. Viens parler avec tata Aurélia et tata Préciosa dit-elle les mains posées sur les hanches et en se gondolant de rire.
- Très drôle, vraiment très drôle. Je vois que de vivre à la campagne ne vous a pas fait perdre votre légendaire sens de l’humour.

Je n’avais pas sitôt terminé ma phrase qu’elles étaient répartis vers le salon. Lorsque je les y rejoignais, elles étaient assises dans les canapés un verre à la main.
- Alors vieille branche, qu’est ce qui te chagrine ?
- Pfftt c’est compliqué.
- C’est ta rupture avec Mey ?
- Non, cela s’est arrangé, on peut même dire que nous sommes de très bons amis.
- Ba quoi alors ?! On te connaît et tu nous connais mieux que personne. Nous avons passé 7 années ensemble dans la même maison. Nous avons fait les 400 coups ensemble. Tu ne peux rien nous cacher. Encore une fille ?!
- Ou un garçon ? Tu as enfin trouvé la vrai voie me dit Aurélia
- Pfttt Aurélia ! Arrêtes, c’est sérieux dit Préciosa en retirant la tête de l’épaule de sa compagne. Bon Mat, si tu veux pas en parler pas de problème.
- C’est une fille. Je suis tombé follement amoureux d’une fille
- Bah c’est plutôt une bonne nouvelle non ?! Pourquoi cela à l’air de te chagriner.
- C’est……….les mots avaient du mal à sortir. C’est une élève.
- Aié dit la première.
- Putain de merde dis la seconde.

Un silence gêné s’installa ; non pas que ce que je venais de dire les scandalisaient, c’est juste qu’elles tombaient des nues. Je devinais sans mal leurs pensées, comment le gentil Mat avait-il pu se mettre dans une galère pareille. C’est Aurélia qui retrouva le plus vite ses esprits.
- Et bien je me demande si avec un mec cela n’aurait pas été plus facile à comprendre et elle éclata de son rire si caractéristique. Celui qui pendant des années avait fait la joie des veillées dans notre salle commune. Préciosa après avoir ri de concert avec sa femme fini par réagir.
- Je comprends que cela te préoccupe mon ami et franchement il y a de quoi. Raconte qu’on se fasse une meilleure idée de la grosse galère dans laquelle tu t’es fourré.
- Voilà, au mois de mai, j’ai collé une élève de Serdaigle : Téodora lawrence, je ne sais pas si vous vous souvenez d’elle ?
- Oui, super mignonne, blonde avec des yeux bleu turquoise dit Aurélia. Elle devait avoir 3 ans de moins que nous je dirais.
- Et bien, je vois que madame matais les jeunes écolières ! Éclata de rire Préciosa.
- Mais non mon amour. Aurélia se rapprocha de sa compagne et l’embrassa tendrement avant de me regarder afin de m’encourager à poursuivre.
- Oui c’est bien elle dont il s’agit. Cette colle ne s’est absolument pas passée de la façon dont elle aurait dû. Cela a dérapé de façon magistral et nous l’avons fini allongé l’un sur l’autre à nous embrasser comme des amants ayant été privés l’un de l’autre pendant des siècles.

Je continuais ainsi en ne leur cachant rien sauf évidemment les choses trop intimes. Elles m’écoutèrent sans me couper, j’eu juste des oh ! ah ! de temps en temps ainsi que des froncements de sourcils ou des sourires. La première à briser la glace fut évidemment Préciosa.
- Eh bien ! Quand tu fais des conneries, tu ne les fais pas à moitié.
- Ouais Mat, en 7 ans on a, à peine réussi à te faire faire plus d’une bêtise pas an et on n’est pas parti depuis plus de deux ans que toi tu les accumule. Je t’aimais beaucoup Mat mais là je t’adore.

Elle se leva et s’assit à côté de moi afin de me faire un énorme câlin. Pendant qu’elle me tenait dans ses bras et je la sentais tréhausser, je me demandais ce qui lui arrivait. Lorsqu’elle se détacha elle était morte de rire.
- Bon, mon ami. Il ne faut pas t’inquiéter. Après tout si vous arrivez à garder votre secret encore un an après vous serez tranquille.
Regarde-nous, on a réussi à garder notre secret pendant les 4 années que notre relation amoureuse à durer et même lors de nos ébats amoureux.
- Et pourtant, je peux témoigner qu’on a dû le faire peu près partout dans le château.
- Aurélia voyons dit Préciosa avec un grand sourire.
- Franchement nous nous en serions un peu doutés.
- Rho Mat ! N’essaie pas de changer de sujet veux-tu.

Elle avait son air malicieux. Elle se leva et commença à marcher de long en large.
- Bon tu l’aime ?
- Oui sans aucun doute possible.
- Bon et bien il va te falloir la jouer serré.
- Merci de m’écouter.
- Mat, tu es notre meilleur ami, tu nous a soutenu et rien dit pendant toute notre scolarité et tu nous as aidé à nous installer ici. Nous pouvons au moins t’écouter et t’aider si besoin.
- Hum ! A moins que vous ne soyez magicienne et que vous fassiez des miracles, je ne crois pas. Car la seule chose que je souhaite c’est l’avoir avec moi et ce n’est pas possible.
- C’est sûr que ce n’est pas simple. Allez garde le moral mon ami. Si tu te fais virer, on pourra toujours t’embaucher.
Nous éclatâmes de rire tous les trois et cela mit fin à cette conversation. La fin de la journée se passa entre rire, décontraction totale et farniente au bord de la piscine que les filles avaient fait apparaître l’année précédente.

Ce soir-là lorsque je me couchais, j’étais apaisé. Le seul fait d’avoir pu en parler m’avais libéré d’un poids énorme et je me sentais bien. D’un petit coup de baguette, je fis venir à moi la photo de Téa et la regardais quelques minutes en me demandant ce qu’elle-même était en train de faire.



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Mat Dursley
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MessageSujet: Re: Mes vacances   Dim 3 Juin - 21:38

Suite de mes aventures dans le monde magique.

Le lendemain lorsque je me réveillais je me sentais détendu et surtout plus léger. Le fait d’avoir pu dire mon secret m’avait fait le plus grand bien. Je me levais donc de bonne humeur et me dirigeais d’un pas léger vers la cuisine. Elles étaient déjà debout et cessèrent leur conversation lorsque j’arrivais. On aurait dit deux comploteuses.
- Alors les filles, on fait des cachoteries à son vieil ami ?!
- N’importe quoi, qu’est-ce que tu vas inventer là ? On ne va pas dire tout fort les cochonneries que nous avons envie de nous faire non ?! Même à toi.

Je ne savais pas si elles me disaient la vérité mais elles en étaient bien capables. Je décidais de ne pas insister plus avant, de peur que mes oreilles entendent des choses qu’elles ne voulaient pas entendre.
- Bon, c’est quoi le programme aujourd’hui ?
- Tu viens avec moi dit Préciosa. On va chercher les ingrédients si précieux que tu es venu chercher. Nous en avons pour toute la matinée et on rentrera manger à la maison avant de répartir.

Je me tournais vers Aurélia
- Bah tu ne viens pas avec nous ?
- Non pas aujourd’hui, sûrement demain. Cette après-midi, j’ai rendez-vous avec un éleveur d’hippogriffe. Je ne peux pas décaler le rendez-vous sinon je serais venu avec vous.
- Oh dommage. J’adore me ballader avec mes deux princesses.
- Tu m’étonné cela me rappelle notre troisième année à Poudlard lorsque tout le monde croyait qu’on était en couple tous les trois et que tu te pavanais avec chacune d’entre nous au bras.
- Attends qui a eu cette idée ?
- Moi, j’avoue mais c’était pour la bonne cause Mat. Reconnais que pendant ce temps-là, Préciosa et moi avons pu vivre notre amour tranquillement. Et que tu es passé pour un Don Juan.

Je regardais Aurélia, elle n’avait pas changée depuis cette époque. Longiligne, elle était aussi brune que Préciosa était blonde. Ses yeux noirs en forme d’amande et son visage en triangle en faisait une fille de toute beauté. Je me souvins alors des rumeurs qui avaient effectivement courus à cette époque et la chance que j’avais eu d’être souvent aux bras des deux plus jolies filles de l’école.
- Exact ! On a vraiment passés de bons moments à Poudlard. Cela ne vous manque jamais ?
- Franchement oui mais non. Oui pour les bons moments mais cacher notre amour a été un supplice Matt, c’est pour cela que nous sommes contente ici de pouvoir le vivre au grand jour.

Je voyais tout à fait de quoi elle voulait parler. Je n’avais jamais à l’époque fait attention au fait que cela avait pu chez elles engendrer autant de douleurs et de frustrations. Maintenant je le comprenais car je le vivais et cela faisait mal.
- Oui je comprends, j’oublie parfois que pour vous cela n’a pas toujours été évident.
- Tu l’as dit bouffi mais c’est du passé maintenant répondit Aurélia avant de mettre une main aux fesses de Préciosa en passant à côté d’elle. Allez, j’y vais !! A ce midi. Et faites pas de bêtise sans moi.

Elle sortit dans le patio qui se trouvait entre le salon et je la vis grimper sur son balai et décoller à la verticale comme seuls les anciens grands champions de quiddtich savent le faire. De mon côté, je m’assis à la place qu’elle m’indiquait et prit le petit déjeuner copieux qu’elle m’avait préparé. Après celui-ci, j’allais me préparer en vue de l’activité qu’elle avait prévue pour nous. Lorsque je réapparu dans le salon, elle était déjà prête.
- On y va ?
- Ok ! Je te suis.
- Alors allons-y !

Elle sortit devant la maison et se saisit de l’un des deux balais qui se trouvaient collés au mur et me le tendit. Je l’enfourchais et me tenais prêt à partir à son signal. Elle monta dessus donna un petit coup de pied au sol et décolla. Je fis de même et me retrouvais à une cinquantaine de centimètres du sol.

Elle fit un signe de main et prit la direction du sud, je la suivis. La ballade dura un quart d’heure, Préciosa en profita pour me montrer les limites de leur terrain et me faire découvrir quelques « spécialités » locales. Lorsque nous arrivions sur le site, je n’en croyais pas mes yeux. La parcelle avait doublée de volume depuis l’année précédente. Sur des dizaines de mètres s’étalaient des plantes magiques.
- Et bien, on peut dire que vous avez sacrément bossé les filles.
- C’est clair ! Et puis certaines plantes sont longues à élever. L’année dernière, elles n’étaient pas toute à maturité du coup tu ne les as pas vu. L’année prochaine, la parcelle aura encore doublé.
- Et bien chapeau. Et vous avez des débouchés maintenant ?
- Oui avant sa mort Ron Weasley nous avait mis en relation avec la boutique qui se trouve sur le chemin de traverse et il nous commande des produits. Nous sommes aussi en relation avec une ou deux autres boutiques dans le pays.

Je souris, j’étais vraiment content pour elles et leur réussité faisait plaisir à voir.
- D’ailleurs reprit-elle. Comment va cette bonne vieille professeur Chourave ?

Je me souvins avec sourire que les deux filles avaient faits des étincelles dans son cours et que c’est elle qui leurs avaient suggérés d’ouvrir une ferme pour les fleurs, arbres, légumes, fruits et autres joyeuseté magique.
- Elle a pris sa retraire l’année dernière. Cette année nous avons eu un nouveau professeur, Nymphadora Tourdesac.
- Dommage pour Poudlard. Elle aura formé des générations et des générations de sorciers cultivateurs. Enfin pour ceux qui avaient la main verte, pas comme toi quoi !! Elle éclata de rire et je l’accompagnais tant sa remarque était justifiée et vraie.

Pendant notre discutions nous avions avancé vers les premières allées de la plantation.
- Qu’est-ce que je peux prendre Préciosa ?
- Absolument tout ce que tu veux. Pour toi pas de limite mon ami. Tout ce que tu pourras emporter est à toi. Dis-moi je vais t’aider à les cueillir.

Elle sortit de son sac deux paires de gants en peau de dragon et m’en tendis un.
- Tiens ! Si tu te souviens de tes cours de botanique et bien…... Elle s’arrêta de parler. Quoi que j’en doute vu que la plupart des temps tu y dormais.
- Tu exagère, je suis professeur de potion tout de même.
- Oui tu en connais les effets mais pour ce qui est de les élever et les cueillir……..elle rit une fois de plus et commença à s’occuper des premières fleurs qui se trouvaient prêt de nous. De mon côté, je récoltais la sève de certains arbres, m’occupait d’autre fleurs, cueillais des légumes. La matinée passa à une vitesse folle et le soleil était déjà bien haut dans le ciel lorsque Préciosa m’indique qu’il allait être l’heure de rentrer.
- Mat, on arrête la cueillette. Il est largement l’heure de rentrer. Aurélia va nous tuer. Elle déteste attendre pour manger.

Je terminais de recueillir le pollen d’une plante multi cellulaire magique et la rejoignit prêt des balais. Nous les enfourchâmes et rentrâmes dar dar à la maison. Nous déposâmes les balais contre le mur et je suivais mon amie vers la porte. Elle l’ouvrit en grand et j’entendis une conversation qui provenait du salon. Je m’arrêtais sur le pas de la porte.
- Tiens, tu avais prévu d’avoir de la visite aujourd’hui ? Demandais-je à Préciosa.

Elle se retourna et je vis sur son visage qu’elle était contente mais un peu gêné aussi.
- Disons qu’Aurélia et moi avons décidé cela hier au lit.
- Je connais ?
- Oui je pense. Allez entre !

Je pénétrais dans le petit vestibule et vis de dos une chevelure blonde. C’est l’odeur qui me permit de savoir qui se trouvait là entrain de rigoler avec Aurélia.
- Téa ?! Dis-je en faisant le tour du canapé. C’est toi ?! Ma voix tremblait d’émotion et de surprise. Ce ne pouvait qu’être elle mais je ne voulais pas y croire, ce n’était pas possible.

La tête se retourna et c’était bien elle. Un sourire illumina son visage et elle répondit simplement
- Oui ! Qui veux-tu que cela soit ?

Elle s’était relevée et comme j’avais fini de faire le tour du canapé nous n’étions presque l’un contre l’autre. Ce fut plus fort que moi, je me jetais dans ses bras et lui roulait une caloche. Notre baiser fût si passionné que nous en tombâmes dans le canapé sur les genoux d’Aurélia. Tout cela se termina sur un bel éclat de rire général.

Nous nous rassîmes et je pris Tea sur mes genoux, je voulais la garder contre moi. Elle se laissa aller en arrière et posa sa tête à côté de la mienne. Nos joues se touchaient et
- Bon vous allez m’expliquer maintenant ? C’est quoi ce plan ?!
- bah pour tout te dire mon ami, nous avions très envie de connaître la jeune fille qui t’avais tourné l’esprit à ce point me répondit Aurélia. Et le seul moyen que je voyais c’était de la faire venir ici.
- Mais vous avez fait comment ? Elle est mineure, sa famille va s’inquiéter.
- Ne t’inquiète pas matti. Cela ne pouvait pas mieux tomber. Toute la famille est partie en ballade jusqu’à demain matin visiter un château hanté. Je devais passer toute la journée à la maison.

Je l’embrassais dans le cou, j’étais si content qu’elle soit là.
- Vous êtes vraiment deux folles. Parfois je me demande ce qui vous passe par la tête. Vous avez conscience que vous avez enlevé une mineure ?
Aucune d’entre elle ne me répondit, elles se contentèrent juste de hausser les sourcils comme si j’avais dit une grosse bêtise.
- C’est l’hôpital qui se moque de la charité comme dirait les moldus fini par dire Préciosa. Car entretenir une relation amoureuse avec elle c’est mieux ?
- Ok vous avez gagné, je ne rajoute rien. Si une seule chose : Merci.
- Bon on va manger, je meurs de faim.

Téa se redressa et me prit la main. Nous nous dirigeâmes vers la cuisine. C’était magique, un pur moment de bonheur. Nous n’avions pas besoin de surveiller nos arrières, pas besoin de sorts pour nous protéger, pas besoin d’être sur la défensive, non rien de tout cela. Nous pouvions juste profiter de l’instant présent et c’était merveilleux. Je ne remercierais jamais assez mes amis pour cela.

Le repas se passa dans une très bonne ambiance, les filles avaient l’air de bien d’entendre et cela me conforta dans le fait que j’avais bien fait de transgresser les règles et les interdits. Préciosa et Aurélia avait toujours eu du mal à accepter une autre fille dans notre bande, elle était très « difficiles ». Le fait de les voir véritablement à l’aise avec elle me faisait plaisir.

A la fin, les filles nous mirent dehors en nous disant d’aller nous promener en amoureux. Ce que nous fîmes durant toute l’après-midi. A vrai dire, nous n’allâmes pas très loin car les baisers nous empêchaient de véritablement avancer. Après 15 minutes nous tombâmes sur une grande pleine de botte de foin et nous allâmes donc naturellement nous y allonger afin de nous retrouver.
Le temps fila bien évidemment comme un boulet de canon. Nous retrouvâmes la réalité lorsque j’entendis la voix d’Aurélia qui nous appelait. Nous sortîmes et l’interpellâmes afin qu’elle nous rejoigne.
- Je vois que la ballade a été de courte durée dit-elle en souriant. Teodora, tu retireras les brins de paille que tu as coincé au niveau de ta robe, cela fait négligé et tu risques de devoir répondre à des questions embarrassantes. Bon faites-vous vos adieux, je dois la ramener pour 18h.
- Ces parents ne rentrent pas que demain matin dis-je ?
- Ts ts ts Mister Dursley. Soyez raisonnable. Pas plus d’un cadeau par jour.
Téa ne disait rien mais je savais qu’elle avait pensé à la même chose que moi. Je n’insistais car il était vrai que cet après-midi en sa compagnie était déjà un beau cadeau. Je ne voulais pas abuser de la gentillesse de nos hôtes.
- Ok ! Tu nous laisses cinq minutes ?!
- Dix si tu veux mon ami ! Et elle repartir sur son balai.

Je pris la main de téa et nous retournions vers la maison. Nous ne dissions plus un mot car nos gorges étaient nouées. Après plusieurs baisers, mots doux et promesses échangées, je la vis s’éloigner à l’arrière du balai d’Aurélia. J’attendis qu’elles disparaissent à l’horizon avant de rentrer.Préciosa m’attendait, elle devait m’avoir observé par la fenêtre. Dès que je fus dans le salon, elle se précipita et me prit dans ses bras. Je me mis alors à pleurer.
- Vas-y Mat, je sais ce que c’est. Pleure ton bonheur, cela fait du bien.




Suite et dernière journée à Pagford

Je ne me souviens pas bien de la fin de la soirée de la veille après le départ de Téa. Aurélia était revenue un peu plus de une heure après et m’avait dit que sa passagère n’avait pas été des plus bavardes pendant le trajet et qu’elle était triste au moment où elle l’avait laissée. Puis nous avions mangé et les filles m’avaient proposé du bourbon. Evidemment comme je n’ai pas l’habitude de boire de l’alcool et encore moins celui des moldus et bien je fini la soirée complétement bourré comme dises ces derniers.

Je ne me souviens ni comment j’ai atterri dans mon lit, ni comment je me suis déshabillé car à mon réveil j’étais nu comme un vers sous le drap. De toute façon cela m’importait peu car que cela soit Préciosa ou Aurélia, cela ne changeait rien. Je me levais avec un sacré mal de crâne passait un caleçon, un tee shirt et sortait dans le couloir. En arrivant dans la cuisine je fus frappé de voir mes deux copines fraiches et pimpantes comme si la soirée d’hier soir n’avait jamais eu lieu.
- Hum ! Pourquoi il n’y a que moi qui est mal à la tête ?
- Attends-je réfléchi ! me répondit Aurélia. Parce que nous avons plus d’expérience que toi avec l’alcool ? Parce qu’on a moins bu que toi ? Ou parce que nous connaissons un sort super efficace qui te t’empêche d’avoir la guelle de bois.

Elles éclatèrent de rire, Préciosa de rapprocha de sa compagne et lui prit la taille. Elle l’embrassa goulument avant de lui passer les mains dans les cheveux et de les faire glisser vers ses seins puis le long de ses côtes avant de s’arrêter au niveau de ses fesses.
- Hum, hum si je vous dérange faut le dire.
- Oups, je t’avais oublié. L’alcool nous fait toujours cet effet, il nous rend toute chose.
- Très drôle, vous avez décidé de vous payer ma tête ?

Elles éclatèrent de rire et se décollèrent l’une de l’autre. Préciosa vient alors vers moi en tenant sa baguette à la main. Elle la plaça sur une de mes tempes et dit simplement « Alcolus terminatus ». Aussitôt mon mal de crâne disparu comme par enchantement. J’embrassais ma copine sur la joue avec un grand sourire.
- Merci Miss. Je n’ai pas dit trop de connerie hier ?!
- Non ! Rassure toi, deux ou trois. Qui est Céline Chanteress

Je me mis alors à rougir comme une pivoine.
- Heu c’est un professeur de Poudlard pourquoi ?
- Hum ! T’es un vrai Don Juan Mister Dursley, tu nous avais caché cela pendant notre scolarité.
- Pft, il ne s’est rien passé. Enfin pas grand-chose, j’étais mal et elle aime un autre homme. Nous avons jute passé une très bonne soirée, enfin s’était un peu plus mais rien de sérieux. C’est une personne qui j’apprécie beaucoup en revanche, une amie et un super professeur. J’ai dit d’autre chose ? Demandais-je d’une voix peu rassuré.
- Non !! Après cela devenait inintelligible. Si cela peut te rassurer tu n’a rien dit de compromettant et tu sa surtout parlé de la jeune Miss qui était avec nous hier.
- A ce point-là ?
- Ouais mon ami, si j’osais je dirais que tu es très très mal barré. Cela me rappelle nos début, pas vrai ma chérie ?! dit Aurélia à Préciosa.
- Tout à fait. Mon amour. Les rendez-vous secret, l’impression de manque, et maintenant l’alcool. Oui tu es mal mon ami et comme cette nouvelle année qui arrive va te paraître longue. Allez viens prendre un petit déjeuner pour te requinquer.

Je m’assis à table avec elles et dégustait ce qu’elles avaient préparées. Dehors le soleil était déjà haut et il faisait un temps splendide. J’avais hâte de retourner dans le domaine des filles afin de finir de collecter les ingrédients qui seraient nécessaires à mes cours et pour les recherches que je menais pour la création de deux ou trois potions.

C’est ce qui nous fîmes toute la journée, excepté l’heure du repas où nous prîmes un pique-nique qu’elles avaient préparés le matin même. La cueillette fût fructueuse et abondante comme je l’espérais. J’y trouvais des figues Abyssinienne, de l’aconit, de l’Asphodèle, du dictane, du gingembre, du livèche, des tomates et haricots magiques, du polygonum et de la sauge. Plus tout un tas d’autres ingrédients végétaux difficiles à trouver. Leur plantation était vraiment d’une richesse infinie.

Le soir venu après cette dure journée de labeur, nous passâmes notre dernière soirée autour d’un barbecue sur la terrasse à côté de la piscine. Les brochettes tournaient toute seule sur une simple formule magique que Préciosa avait dite quelques minutes auparavant. Les plats arrivaient de la cuisine en volant et repartaient une fois vide. Nous mangions tout en refaisant le monde, elles me demandèrent qui était le Lord M dont on commençait à parler et je leur disais ce que je savais. Nous parlâmes aussi de nos anciens amis et de ceux qui ne le seraient jamais.

Au bout de la nuit lorsque vint le moment de sa coucher, je les regardais assise dans le canapé et me dit que j’avais beaucoup de chance de les avoir comme amies. Sans le savoir, elles m’avaient permis d’ôter un poids énorme de ma poitrine et m’avait fait un cadeau prodigieux en faisant venir Téa une demi-journée.

La journée du lendemain, la dernière que je passais avec mes amies, fût consacrée à la visite des lieux. J’adorais la province qu’elles avaient choisie. L’année dernière, je n’avais pu venir qu’une journée pour chercher mes ingrédients donc je n’avais rien pu en voir que les paysages que nous avions traversé en balai. Elles m’emmenèrent dans des lieux merveilleux et beaux. Des endroits calmes comme un cirque montagneux qui abritait en son cœur un lac magnifique, ou une superbe cascade d’eau pure et limpide. D’autres plus bruyants comme la ville de Pagford qui se trouvait être une petite ville comme Godric Hollow. Des sorciers et des moldus s’y mélangeaient de manière quasi naturelle même si certains étaient plus au courant que les autres. J’adorais ces lieux, il me permettait de m’échapper et de ne pas penser à Téa.

Nous étions au bord d’une plage à contempler l’océan lorsque je m’étonnais que le soleil de couche si tôt. Aurélia et Préciosa qui se trouvait allongées l’une contre l’autre à côté de moi éclatèrent de rire et me faisant remarquer qu’il était déjà 21h et qu’il était normal que le soleil se couche. Du coup nous enfourchâmes nos balais et allâmes manger et boire un coup dans un pub de Pagford. Le retour à la maison se fit dans le calme et grâce à un sortilège lumière qui nous permit tout en volant de voir où nous allions. Après un dernier verre, nous allâmes nous coucher. Tout seul dans mon lit à Baldaquin, je pensais à la chance que j’avais et m’endormis sur cette pensée magnifique.

Séjour à Londres et fin des vacances.

Je me levais en pleine forme, ce petit séjour m’avait fait le plus grand bien. Revoir des amis, voir Téa, la perspective de pourvoir travailler sur mes potions lors de mon séjour à Square Grimaud m’avait redonné la pêche. Je m’habillais rapidement : un jean, une chemise en lin, une paire de chaussette en coton, des chaussures bateau (une marque moldu très répandu en France). D’un coup de baguette magique mon sac se rangea automatiquement. Je pris alors la bourse que m’avait donnée les filles et y plongeais la main pour en ressortir l’un des ingrédients que nous avions récoltés. Ils étaient tous dedans dans des sacs et des boites adaptées à leurs propriétés. Je le rangeais dans la bourse et cette dernière dans la poche avant de mon sac.

Je sortais de la chambre et en refermant la porte j’eus un petit pincement au cœur. J’y avais passé peu de jour mais finalement redormir dans le décor de la chambre qui m’avait abrité pendant 7 ans avait été une expérience agréable et inattendue. Je pris le couloir menant au salon avec mon sac en bandoulière et heurtait Aurélia qui elle-même sortait de sa chambre en petite tenue.
- Ba alors tu te ballade souvent à poil lorsqu’il y a un homme dans la maison ?
- Pftt dit-elle en me regardant. Justement c’est pour cela que je ne risque rien, tu es un homme ! Et puis tu n’es pas n’importe quel homme, tu es Mat !
- Oui et alors ?! Dis-je un peu vexé par sa réponse. Cela faisait déjà deux femmes qui me répondaient par cette affirmation, je commençais à trouver cela lassant d’être MAT.
- Tu es mon ami d’enfance on va dire et je n’ai aucun secret pour toi. Et puis tu m’a déjà vu plus dénudé que maintenant il me semble ! ajouta-t-elle avec son sourire goguenard.
- Oui mais nous étions, hum, plus jeune.

Elle
éclata de rire.
- Désole si cela te choque maintenant que nous avons 20 ans, mais la dernière fois je crois bien que je devais avoir dans les 17 ans et je n’ai pas changé depuis. Tu ne te souviens pas notre dernière soirée à Poudlard dans la salle de bain des préfets ?

Oh
si ! Je m’en souvenais très bien de cette soirée. Nous avions fini là, après le banquet de fin d’année, tous nus comme des vers à nous baigner. Cela avait duré une bonne partie de la nuit et nous nous étions couché au petit matin. Le réveil avait été difficile et lors du retour dans le Poudlard express, beaucoup de ceux qui avaient participé à cette virée nocturne avait fait la sieste. C’était un souvenir agréable lui aussi. La fin d’une époque, de l’insouciance mais nous ne le savions pas.
- Si très bien ! Quelle soirée.
- Graves ! Faudrait remettre cela à l’occasion.

Je
la regardais ébahi
- Tu rigoles ?
- Evidemment, allez arrête de me regarder comme cela, je vais finir par être gênée.
- Ba la prochaine fois que tu auras des invités ; tu éviteras de te balader à poil.
- Pfftt on n’est même plus chez soi. Elle fit un petit geste et un paréo voltigea de sa chambre et vint se poser sur ces épaules.

J’éclatais de rire.
- Tu vois quand tu veux !
- Allez avance, je crois que Préciosa t’a préparée un bon petit déjeuner avant ton départ.

Nous
prenions le couloir et nous dirigions vers le salon d’où effectivement une bonne odeur se dégageait. Cela sentait les crêpes. En arrivant dans la cuisine, je trouvais effectivement mon amie en train de faire sauter des crêpes dans une poêle. Oh pas à la façon moldu non ! Elle lisait le journal tout en donnant des petits coups de poignet de temps à autre avec sa baguette. Lorsque les crêpes étaient prêtes, elles venaient atterrir dans les 3 assiettes qu’elle avait disposée sur la table.
- Hum ! Cela sent divinement bon ici.
- Merci jeune homme. Je me suis dit que vous auriez besoin d’un bon petit déjeuner avant votre voyage de retour vers Londres même si je sais que votre tante Ginny est un vrai cordon bleu.

Elle
me fit un clin d’œil et un signe de tête vers la place qu’elle me destinait. Nous nous installâmes à table et commencèrent à manger. Ce qu’elle avait préparé était délicieux, en plus des crêpes, nous avions aussi des croissants français, des fruits et aussi un bon café chaud comme je l’aimais. J’avoue que je préférais cette boisson au thé que mes compatriotes Anglais affectionnaient tout particulièrement.

Nous mangions tout en devisant sur nos avenirs. Aurélia délira même sur mon futur mariage avec Téa et me demandant qui je choisirais comme témoin, je lui répondis que j’aurais l’air malin si je choisissais deux « filles » même pas marié. Elles éclatèrent de rire et nous partîmes sur des délires tels que je ne peux même pas les raconter ici.

En milieu de matinée ; l’instant de se quitter arriva. Cela fût difficile car nous étions tellement proches. On ne se voyait qu’une fois par an, car nos activités nous éloignait mais ces moments étaient précieux et importants.Nous restâmes un bon moment serré tous les trois ensembles. Nous ne pleurions pas mais je dois avouer que nous n’en étions pas loin. C’est Préciosa qui donna le top départ avec des tremolos dans la voix
- Mat, su tu veux rester reste, mais si tu dois partir va y.
- Je vous revois quand ?
- Quand tu veux mon grand. D’ailleurs on en a parlé avec Aurélia, si vous avez besoin d’un endroit tranquille toi et ta Téa, notre maison vous sera toujours ouverte.
- Et même si elle n’est pas majeure. Par contre pas de cochonnerie sous mon toit ! rajouta cette dernière. Je ne cautionne pas le détournement de mineur.
- De quoi tu parles ? Dis-je faussement malhonnête. Je n’ai rien fait de répréhensible avec cette jeune Miss !
- Ts ts ts. Je ne parle de rien, de rien. Elle se retourna vers Préciosa. J’adore quand les hommes font semblant de ne pas comprendre. C’est une des raisons qui font que je préfère les femmes.
Trois rires résonnèrent dans le patio.
- Non sérieusement Mat, si vous avez besoin, envoyez-nous un hibou.
Je regardais mes amies et retournaient les serrer contre moi.
- Merci les filles, Merci.
Ce fut tout ce que je pouvais dire. Je les embrassais une dernière fois, montait sur le balai et le fit décoller. Puis après un dernier signe de la main prit la direction de Londres.

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Mat Dursley
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MessageSujet: Re: Mes vacances   Dim 3 Juin - 21:39



Sur mon balai, le temps de vol était relativement long, du coup j’eus tout le temps de réfléchir et mon cœur se serra un peu plus de cette séparation d’avec les filles. J’avais pour ainsi dire tout vécu avec elles, si je rajoutais mon ami Moldu Archi, Cyrillus, Lucius, Arnold et Lucas mes compagnons de dortoir pendant notre scolarité, je n’avais pas beaucoup d’amis. C’est pourquoi j’entretenais ces relations d’amitiés ceci d’autant plus qu’elles étaient vitales pour moi. Depuis la disparition de Sylvius, elles avaient pris encore plus de place dans ma vie et j’espérais d’ailleurs pouvoir voir mes anciens condisciples de Poudlard lorsque je serais sur Londres.

Je repensais à tout un tas de souvenirs, ils accompagnèrent mon vol et il passa plus vite. Une autre image m’accompagna celle de Téodora. J’espérais bien avoir la chance de la croiser sur le chemin de traverse ou ailleurs dans les endroits que les sorciers fréquentaient sur Londres.  Je savais que j’allais devoir faire attention et ne rien laisser trainer lorsque je serais au square Grimaud car ma cousine Lili et mes cousins James et Albus étaient du genre curieux. J’aimais passer du temps avec eux surtout en dehors de l’école car là-bas j’étais le professeur Dursley pas Mat.

J’arrivais au-dessus des premiers faubourgs de la ville et je voyais toutes les lumières qui commençaient à s’allumer, c’était magnifique. De mon côté, j’avais hâte d’arriver car je commençais à avoir sérieusement mal aux fesses à force d’être assis sur mon balai. Je n’avais fait qu’une petite halte afin de boire un coup et manger un morceau car je voulais arriver vite. Je me posais sur un terrain de foot fermé à cette heure tardive et renvoyait le balai à ses propriétaires.

J’en connaissais les moindres détails et n’eus aucun mal à en sortir. Ensuite je me dirigeais vers le métro et y descendais. Sur le quai, j’attendais tranquillement la rame de métro qui devait me ramener vers le square Grimaud. J’étais déprimé ce soir et je n’avais aucune envie d’avoir recours à la magie pour rentrer.

Le retour ne me prit que 23 minutes et j’arrivais devant la porte de la maison vers 19h30. Je pensais déjà aux bonnes choses que j’allais manger. Cela me remonta quelque peu le moral et lorsque je fis apparaître la façade entre les deux autres, j’avais un peu l’impression de revenir au bercail. En franchissant la porte, je fus assailli de tous les bons souvenirs que j’avais eus ici. Kreatur l’elfe de maison des Potter fit alors son apparition.
- Oh le jeune maître Dursley ! Bonjour. Maîtresse Ginny commençait à s’inquiéter, nous vous attendions un peu avant 19h.
- Bonjour Kréatur dis-je regardant le vieil elfe de maison. Je lui souris comme au vieux complice qu’il était devenu depuis de si longue année où nous nous connaissions. Depuis qu’il était devenu par la force des choses l’elfe des potter, il avait beaucoup changé et étais même devenu sociable.
- Avez-vous fait bon voyage ?
- Oui ! Mais le métro modlu a eu du retard.
- Pourquoi Mat, vous embêtez vous encore à prendre ce genre de transport ?! Vous êtes un grand sorcier.
- Oui c’est vrai mais tu oubli que je suis né moldu et pour le moment j’ai passé autant de temps chez les sorciers que chez les moldus.
- En ce qui vous concerne, Kréatur oubli souvent ce mauvais détail sur votre passé.
- Et je t’en remercie, moi aussi je t’aime bien.
- Kréatur n’a pas dit cela ajouta l’elfe en repartant.

Je crus déceler un sourire chez l’Elfe mais je ne savais jamais à quel moment il était ou pas sérieux et si ces mauvaises habitudes anti moldu ne reprenaient pas le dessus de temps en temps. Je passais outre et avançait vers la cuisine où j’entendais des bruits. Je déposais mon sac dans l’entrée, accrochais ma cape au portemanteau et poussais la porte.

Aussitôt entrée, je vis Albus, James, Lili et Ginny. Ils étaient à table et se racontaient visiblement des histoires car ils rigolaient tous beaucoup. Ginny me vit la première et me sourit.
- Bonsoir Mat ! Content de te revoir. Tu te joins à nous pour manger ?!

Je n’eux pas le temps de répondre que je reçu sur le dos plusieurs kilos de jeunes sorciers content de revoir leur vieux cousin Mat. J’avais Albus 15 ans sur le dos, James 17 ans sur un bras et Lili 13 ans qui elle tentait de faire tomber ses frères afin de prendre leurs place.  Moi je rigolais me demandant comment j’allais faire pour rester debout. La pièce était remplie de cris de joie et de fous rire, c’était super agréable après ma morosité de la journée et la longueur du voyage.
- C’est bon ! dit Ginny. Laissez votre cousin Mat respirer voyons.

Mes trois cousins et cousines me lâchèrent et m’entourèrent pour m’accompagner jusqu’à la place que j’occupais en temps normal. Ma cousine Lili donna un petit coup de baguette et un couvert vint se mettre à ma place. Je me tournais vers elle et la prit dans mes bras.
- Merci cousine ! tu es adorable comme d’habitude.

Je restais debout et allait embrasser ma tante et l’aidait à finir de préparer le repas pendant que les autres reprenait leur jeu. L’ambiance qui régnait dans ce lieu était envoûtante et pendant quelques secondes je me mis à rêver que ma Téa était parmi nous. J’espérais que ce moment viendrais mais je ne voulais pas y penser plus longtemps, nous n’étions qu’au début de notre histoire et je ne voulais pas trop rêver car j’avais peur d’être anéantie si quelque chose tournait mal. Je secouais la tête et allais m’assoir entre Lili et Ginny et en face de mes cousins.

Le repas fut très agréable, je leur racontais mes premières semaines de vacances, en omettant de parler de Téodora Lawrence, et eux firent de même.Nous parlâmes aussi de ce que nous allions faire pendant les prochains jours et organisions petit à petit nos sorties et diverses activités. Je faisais bien attention de ne rien prévoir avec eux sur la dernière semaine car j’avais le secret espoir de pouvoir voir Téa puisqu’elle m’avait dit qu’elle serait plus « libre ». Pour cela je prétextais les derniers préparatifs pour l’école, la visite de vieux amis, ou encore la recherche d’une maison sur Pré aux Lards car je comptais avoir ma propre demeure. Ce n’était pas tout à fait un mensonge car j’envisageais de devenir indépendant afin de pouvoir y recevoir sans risques qui je voulais. Ses dispositions nous occupèrent un bon moment et lorsque le repas fût terminé et que les enfants furent montés se coucher, Ginny et moi passâmes au salon où nous abordâmes des sujets plus adulte.

Elle me confia comme Harry lui manquait souvent ces derniers temps et comme la vie sans lui et les enfants étaient difficiles durant l’année scolaire. Elle me parla aussi de la tristesse qui était la sienne de ne plus avoir l’ami fidèle Sylvius et me demanda des nouvelles de Mafalda qu’elle appréciait particulièrement. Je lui dis qu’elle allait bien malgré tout et ma tante me demanda de lui passer le bonjour et de lui demander quand elles pourraient se voir. Elle me parla aussi de son chagrin né de la mort de son frère Ron. Elle me parla aussi d’Hermione qui lui manquait et du fait qu’elle n’arrivait plus à se voir malgré la disparition de la source et de la salamandre. Je tentais de la réconforter mais je ne savais pas si je pouvais lui parler de l’ordre des reliques mais je n’en eu pas le loisir car c’est elle qui m’en parla.
- En parlant d’Hermione, elle t’a contactée ?
- Pardon tante Ginny, de quoi parles-tu ? D’Hermione granger pourquoi voudrait tu qu’elle me contacte ?!
- Mat, c’est moi qui lui ai parlé de toi. Je lui ai dit que tu serais un allié sérieux et fidèle et nous avons besoin d’yeux et d’oreille à Poudlard.
- Tu fais partie de l’ordre des reliques ?! Demandais-je étonné tant ma tante ma paraissait loin des combats.
Elle pouffa de rire avant de reprendre.
- Qu’est ce qu’il y a d’étonnant ? J’ai fait partie de l’armée de Dumbledors et j’ai accompagné Harry dans presque tous ces combats figure toi. Et lorsque nous avons constitué l’ordre de relique comme réseau de renseignement entre les différents pays, j’y ai pris toute ma part. C’est vrai que je m’en suis éloigné avec les enfants mais j’ai gardé de bons contacts avec eux surtout après la mort d’Harry.
Cette dernière phrase l’avait touché et elle était retombée dans le silence enfoncée dans son fauteuil en cuir noir qui faisait face à la cheminée. Je laissais un blanc avant de reprendre.
- Oui j’aurais dû m’en douter. Oui Hermione à prit contact avec moi et m’a fait demander de….
- C’est Katie Bell qui est venue te voir ?
- Oui tante Ginny
- Ah sacré Katie toujours sur son balai à faire la coursière. Elle est increvable, mais je t’ai coupé ; que voulait Hermione.
- Simplement me faire intégrer l’ordre et me tenir prêt à toutes les éventualités.
- Hum ! dit simplement Ginny
- Quoi Hum Ginny ?!
- cela ne présage rien de bon, quelque chose se trame.

Je décidais de lui raconter que suite à la mort de Sylvius nous avions faits une enquête qui nous avait menés jusqu’à une nouvelle secte appelé noir et que celle-ci menait des attaques contre la salamandre et d’autres institutions sorcières un peu partout de par le monde.
- Mais quand tout cela cessera-t-il s’énerva Ginny. Pourquoi le monde sorcier ne peut-il pas vivre en paix.
Mon Harry a réussi à maintenir la paix pendant 19 ans, pourquoi cela ne peut-il pas durer plus longtemps. Depuis sa mort, ce n’est que lutte, combat, destruction et tristesse. Qui mettra fin à tout cela ? je suis fatiguée Mat de perdre les membres de ma famille et mes amis un à un.

Je fûs touché par sa tristesse et sa détresse. Ma tante d’ordinaire si forte et si déterminé me paraissait fragile et délicate. Je me levais et allais la relever de son fauteuil afin de la prendre dans mes bras. Je la sentis alors sangloter dans mes bras. Je lui caressais ses longs cheveux roux et la consolant.
- Je suis là tante Ginny et je ne partirais pas. Tu peux compter sur moi et sur les enfants aussi. Et puis, tu n’es pas seule, il y a aussi toute la famille Wealsey dis je en souriant en pensant à tout ce petit monde. Quand va tu te décider à aller au terrier pour voir tes parents ?!
Ginny se détacha et me regarda
- Merci Mat d’être là avec moi. Harry t’aimait tu sais et toute la famille t’aime, tu es fait d’ailleurs partie. Tu as rasion pour le terrier, j’organiserais cela dès demain.

Elle se rassit tout en gardant mes mains dans les siennes et me dit
- Mais assez parlé de moi. Et toi ?!
- Moi quoi tante Ginny, je t’ai déjà tout raconté à table.
- Voyons Mat ne fait pas l’idiot, il n’y a pas une sorcière qui se cacherait là ? me dit-elle en pointant son doigt vers mon cœur.

Ce dernier s’emballa, comment pouvait-elle savoir, comment était-elle au courant ? Qui nous avait vu ?! Non ce n’était pas possible, mon pire cauchemars arrivait, quelqu’un savait. Mon monde risquait de d’écrouler d’un instant à l’autre si je ne trouvais pas quelque chose à dire. Alors je lançais mon vatout et décidais de faire comme si il n’y avait personne. Je me dis que je verrais bien comment elle réagirait.
- Malheureusement mon cœur est vide Ginny. Personne n’est encore venu combler le vide laissé par Mey.
- Ah cela arrivera bien assez vite. Qui ne voudrait pas d’un jeune homme beau et intelligent comme toi dit-elle en me passant la main sur la joue. Sinon elles ne savent pas ce qu’elles perdent. Elle termina se phrase en riant.
- Je suis bien d’accord avec toi dis-je en souriant de bon cœur tant j’étais soulagé qu’elle ne saches rien.

Mon secret était donc toujours bien gardé et j’entendais qu’il en reste ainsi autant de temps que cela serait nécessaire malgré l’horreur que j’avais de mentir à ceux que j’aimais.

Nous terminions notre conversation sur des sujets plus doux tels que le fonctionnement de l’école, des nouvelles de relations communes puis nos montâmes nous coucher. En ce qui me concernait j’utilisais ce que nous appelions la chambre d’invités lorsque j’étais là. Elle correspondait à l’ancienne chambre de Regulus Black. Dès que je l’eux rejointe, je me mis en caleçon et m’agenouillait près de la petite table de nuit. Je tapais un petit coup sur la lame de plancher qui passait dessous et celle-ci se souleva. Je relu la lettre de Téa une dernière fois, regardait la photo et y cachait aussi le débardeur qu’elle m’avait laissée. Je ne voulais pas que des petites mains fouineuses puissent trouver mes trésors. Au moment où j’allais repousser la latte de bois, je fus pris d’un doute et récupérait la photo. Avec ma baguette je tapotais le parchemin en effaçant la signature. Ainsi, quelqu’un qui trouverait ma cachette, ne pourrait pas savoir qui m’avait donné ces gages d’amour. Pour la photo, je me relevais et la déposais dans mon portefeuille. Celui-ci ne me quittant jamais, il n’y avait aucune chance qu’on la trouve. Je le reposais dans ma veste de cuir moldu et me couchait. Je m’endormis alors la tête pleine de rêves.
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Les vacances à Square Grimaud

Vous l’aurez bien compris mes vacances ont été bien remplies jusqu’à présent et j’espérais bénéficier d’un peu de temps à moi pour me reposer au square Grimaud. Mais autant le dire tout de suite, ce ne fût pas le cas. Dès le premier matin je compris que mes plans allaient être sérieusement à revoir car mes cousins et cousine n’avaient aucunement l’intention de ma laisser tout seul. C’est ainsi que je fus réveillé le lendemain matin de mon arrivée par une espèce de furie de bientôt 14 ans qui se jeta sur moi en nuisette. Après avoir repoussé son attaque de guili, je me dis qu’il faudrait que j’explique à Lili, qu’elle allait devoir penser à se vêtir autrement en présence des garçons. Et bien qu’étant son cousin, un minimum de décence était à respecter.

J’arrivais à la faire partir en la chassant à coup d’oreiller et fermait la porte à clé afin de pouvoir me préparer sereinement et tranquillement puis je descendais rejoindre la famille pour le petit déjeuner. Le reste de cette première journée ainsi que les deux suivantes furent consacrée au test de nouvelles potions que j’inventais parfois ainsi qu’à la préparation des potions qui me servirait pour mes cours. Je pensais souvent à Téodora lors de ces séances de travail et j’imaginais quelles erreurs elle pourrait faire ou ce qu’elle pourrait casser. Les garçons vinrent de temps en temps m’aider tandis que je vis assez peu Lili peu encline sur cette matière.

Au bout de trois jours de travail dans le grenier où j’avais installé mon atelier, je décidais de faire une pause. Ceci d’autant plus que c’était le jour que Ginny avait choisi pour suivre mon conseil et se rendre au terrier. Ce matin-là donc après nous être préparé, nous prîmes de la poudre de cheminette afin de nous rendre dans la maison des parents de Ginny. J’étais toujours heureux de m’y rendre car l’atmosphère d’amour et de détente qui y régnait était communicative.

En arrivant, nous fûmes accueillis par Arthur et Molly Weasley, les parents de Ginny. Cette dernière me serra dans ces bras comme si j’étais l’un de ses fils et Arthur me donna une poignée de main franche avant de m’entrainer un peu à l’écart afin de me demander des nouvelles du monde magique. Il me dit en avoir assez peu depuis qu’il était à la retraire du ministère. Nous parlâmes quelques minutes avant qu'une voix retenti derrière nous.
- Mais Arthur, laisse Mat un peu tranquille lui dit Molly.

Arthur posa la main sur mon épaule me sourit comme pour me dire de ne pas écouter mais il cessa de me poser des questions et nous regagnâmes le salon où nous attendait toute la famille. Les cousins Potter furent tout contents de retrouver les cousins Weasley qui passaient quelques jours-là. Pour ma part, je fus heureux de retrouver aussi ma collègue de travail Hana Lupin qui se trouvait là en compagnie de son frère Ted. Ce dernier était le filleul d’Harry et avait lui aussi été élevé dans la maison. Du coup, je le connaissais bien et on peut dire que nous étions amis. J’étais donc heureux de les retrouver ceci d’autant plus que le mari d’Hana n’était pas là. Il faut dire que c’était un vampire et mis à part Nolhan mon collègue de Poudlard, je ne les aimais pas beaucoup.

Après que tout le monde est discuté un peu et se soit raconté les derniers potins mondains, James, Ted et moi allâmes avec Arthur dans la grange qui se trouvait à côté de la maison. Le salon étant trop petit pour nous tous, Molly avait décidée de nous faire manger dehors.  Nous avions donc reçu la mission d’aller y chercher trois grandes tables que nous fîmes voler jusque devant la porte du terrier.

Dès qu’elles furent en place, je vis des nappes sortir par la porte et venir s’y installer. Les chaises, elles, sortirent de toutes les ouvertures afin de venir se ranger dessous. Elles furent suivies quelques secondes après par une multitude de fourchettes, assiettes, couverts et autres ustensiles utiles pour manger. Je dû à plusieurs reprises me retirer du chemin pris par ces objets volants identifiés de peur de me faire assommer. Lorsque tout fut installé, Arthur sortit et  nous plaça à table en essayant de nous mettre par couple. Je me retrouvais donc entre Hana et Victoire Weasley la fille de Bill et Fleur. Elle avait exactement le même âge que moi et travaillait au ministère de la magie au département Langue de Plomb. Ces frères Louis et Dominique étaient de l’autre cote de la table avec leurs cousins et cousines plus jeunes. Cela faisait une sacrée tablé et la bonne humeur était de mise. Les souvenirs aussi furent de la partie, il faut dire que la famille avait été touchée plus que d’autres par les disparitions de ces dernières années. C’est ainsi que Molly évoqua ses deux fils disparus et nous raconta les frasques de l’un des jumeaux, nous évoquâmes bien évidemment Harry et Ron les deux compères inséparables.  Un peu de tristesse apparut alors car la mort de Ron remontait à une année à peine mais dans l’ensemble la journée resta festive, surtout l’après-midi.

Effectivement après le repas, les enfants se mirent dans l’idée de faire un match de Quidditch dans le champ qui appartenait aux Weasley. Celui-ci étant bordé de grands arbres hauts, nous permettait effectivement d’y jouer à conditions de ne pas voler à plus de 15 mètres de hauts. Ce qui était cependant largement suffisant pour faire une partie. Ils arrivèrent à persuader tout le monde de les accompagner là-bas prétextant que la famille n’était pas souvent réuni presque au complet et que nous étions suffisamment nombreux pour faire des équipes. Lorsque je protestais, j’entendis James me répondre

- Pff le cousin Mat, ce n’est pas un vrai sorcier, il n’aime pas le quidditch ! Avant de pouffer de rire suivi par Ted, Albus et leurs cousines.

- Comment cela ? Je n’aime pas le quidditch ? Répète pour voir ! Répondis-je le regard faussement en colère.

- Tu n’aimes pas le quidditch cousin Mat ! Si tu l’aimais autant que mon père ou Ron en leur temps, tu n’hésiterais pas une seconde et tu nous accompagnerais. Regarde même Hana est partante. Pas vrai Maman ?

Ginny était au bord de l’explosion de rire, il faut dire que la scène devait être cocasse.

- Hum ! Disons qu’Harry et Ron n’aurait pas refusés une petite partie c’est vrai. Mais Mat n’est pas eux, disons qu’il est plus sérieux !

- Où moins habile ! ajouta Lili tout sourire

- Non mais vous avez fini de vous payer ma tête dis-je en empoignant mon vielle éclair de feu qui se trouvait là. Vous allez voir ce que vous allez voir.

Tout le monde éclata de rire devant cette petite scène comique et je me dis intérieurement que je devrais un peu plus souvent ma lâcher et être moins sérieux. D’un autre côté, c’est ce que j’étais en train d’apprendre au contact de Téodora qui m’obligeait malgré moi à faire tomber certaines de mes barrières et en particulier celles qui consistaient à laisser faire et à laisser mes envies prendre le pas sur ma capacité à réfléchir et à me mettre des barrières. Je devais prendre mon destin en main et malgré mon côté raisonnable, vivre et prendre ce que la vie m’offrait sans réfléchir aux conséquences. J'avais laissé ma précédente histoire mourir car je m’étais laissé guider par mes barrières et ma droiture. Je refusais de laisser mon histoire ave Téadora mourir car j’étais trop fermé et sérieux.
Je regardais les autres
- Quand vous voulez ?! Je vais attendre longtemps ?

Sans
attendre de réponse, je pris la direction du chemin de terre qui partait du terrier et qui allait vers le champ. J’y arrivais et déposais le ballet et me retournait.  La petite troupe me suivait, Albus et James tenait le coffre qui comprenait les balles et les battes. Ils la déposèrent et nous fîmes les équipes puis j’ensorcelais le vif d’or pour qu’il ne dépasse pas cette hauteur, la partie pût commencer. Elle dura toute l’après-midi et les deux équipes se livrèrent un combat acharné, j’étais bien décidé à prouver à ces petits malins que j’étais bien meilleur qu’eux.  

Je ne gagnais pas ce match car Hana attrapa le vif d’or avant Ginny qui jouait dans mon équipe. Malgré la défaite, la partie avait été belle et la soirée qui suivit fût elle aussi un bon moment de convivialité. Nous ne partîmes que très tard dans la nuit par le réseau de cheminée. En atteignant le Square Grimaud, les cousins ne mirent pas longtemps à se mettre au lit et à s’endormir. Même Lili ne vint pas m’ennuyer, lorsque je poussais la porte de sa chambre elle dormait à poing fermé. Je redescendis dire bonne nuit à ma tante puis remontais dans ma chambre.

je me mis en caleçon et soulevais la latte de bois qui abritait mes trésor. Je mis mon oreiller contre le haut de mon lit et y calais mon dos. Sur mes genoux, j’avais posé le débardeur de Téa, sa lettre, sa photo et le bandeau bleu qu’elle avait noué autour de mon bras et que j’avais gardé jusque-là. Je l’avais retiré juste avant d’arriver à la maison car je ne voulais pas avoir de question. Je commençais par prendre le débardeur et le touchais en le faisant passer d’une main à l’autre. Je le portais aussi à mes narines afin de sentir l’odeur du parfum que Téa avait laissé dessus et j’eus alors l’impression de la retrouver. Je le reposais et prit le foulard. Je le nouais de nouveau à mon bras et me dit que je dirais à tout le monde que c’était le symbole de mon attachement à Serdaigle. Enfin, je pris la photo et la déposais sur l’oreiller à côté de moi puis prit l’enveloppe et l’ouvrit. J’en retirais le bout de parchemin sur lequel était écrite la lettre de Téa. Je la connaissais par cœur bien sûr mais ce n’était pas important, en la lisant je l’entendais me dire les mots et cela me faisait du bien.

Je
n’avais plus de nouvelle d’elle depuis plusieurs jours et je commençais à me dire que le rêve s’envolait, qu’elle avait réalisé que tout cela n’était qu’une folie à laquelle il fallait mettre fin. Cette mauvaise pensée me contraria fortement. Je secouais la tête de dépit et rangeais la lettre dans son enveloppe. Je retirais le bandeau et rangeait tout sous la latte de plancher puis me recouchait. Je tournais en rond sur le matelas, je n’arrivais pas à trouver le sommeil. Il ne vint que bien plus tard.

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