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 La première chasse aux criminels

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Malory Olianov
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MessageSujet: La première chasse aux criminels   Mer 18 Mai - 20:12

Cinq années s’étaient écoulées depuis que la bataille finale avait eu lieu contre l’armée de Lord Melkor venu d’Egypte. J’avais grandi depuis et finis mes études à l’école de sorcellerie de Poudlard. Savoir que je n’étais plus élève me donnait une vague impression de solitude. C’était étrange de penser que je ne pourrais plus suivre des cours, avoir des professeurs, enfreindre le règlement et faire en sorte de retourner la situation à mon avantage, mais être pleinement une adulte. Je n’avais pas eu de difficulté à savoir ce que je voulais faire, une fois que j’aurai le statut que j’ai aujourd’hui. Je voulais être et je me suis toujours dit que je serai auror et je le suis devenue depuis peu ayant réussi à la sélection. Elève, je farfouillais et me fourrais dans les coups les plus foireux et me retrouvais toujours dans les problèmes et les mages noirs parce que je me jetais dans la gueule du loup ; alors, je me suis dit : Pourquoi arrêter ? Pourquoi ne pas continuer mais en faisant ça de manière légale et utile ? Et la seule branche de métier qui permettait ça, était celle d’auror alors c’était obligatoirement cela.
Mes parents ont eu du mal avec mon choix mais j’ai réussi à les convaincre ou du moins les empêcher de m’interdire de faire mon destin. Il me reste à les convaincre que je peux y arriver et le faire et que je serais très bonne dans mes missions et que j’étais capable de revenir vivante. Quand ma transition de fin d’élève a été faite, je me devais de trouver un lieu où habiter mais n’ayant pas encore trouvé quelque chose qui me plaisait, j’avais accepté l’offre de mes parents pour revenir en Russie. Cependant, cela ne m’empêchait pas d’avoir des contacts avec Londres et d’y aller en moins d’une minute. Il fallait bien que les pouvoirs de mon ancêtre servent à quelque chose pensais-je en souriant.
J’étais en train de descendre le monumental escalier de notre demeure, pour aller prendre mon petit-déjeuner quand je croisais plusieurs elfes de maison avec des plateaux. Je n’étais pas en retard alors. Ma ballade avec Chérubin ne m’avait pas retardé, c’était un bon point si je ne voulais pas une dispute avec ma mère dès le matin.

- Bonjour maman, bonjour papa. (Je ne me faisais pas encore à l’idée de dire « père » et « mère ».
- Bonjour Malory. Tu es à l’heure aujourd’hui.
- Oui, les choses impossibles sont donc possibles à ce qu’on dirait répliquais-je tout en souriant et m’asseyant.

De la bonne humeur, c’est tout ce qu’il fallait. Nous discutâmes pendant un moment quand Ery nous interrompit en se plaçant à mes côtés.

- Un courrier pour vous, jeune maîtresse. Il vient d’Azkaban.
- D’azkaban ? Tiens…Merci Ery.

Il s’inclina et partit. Je regardais l’enveloppe et reconnut l’écriture de Mehdi, mon meilleur ami. Et oui, ce vieux crapaud dégoûtant était devenu le directeur d’Azkaban. Chose pas si étrange que ça, vu comment il était fou. Je décachetais l’enveloppe et lut ce qu’elle disait en haussant un sourcil.

- Je dois aller à Azkaban. De suite. On me demande d’urgence.
- A quel sujet ? demanda mon père.
- Aucune idée, ce n’est pas précisé.
- C’est pour une mission n’est-ce pas ?! demanda ma mère quelque peu apeurée.

- Je ne sais pas maman Bakkali ne m’en fais pas part, ce qui est normal, sait-on jamais.
- Mange au moins quelque chose !
- Ça ne me fera pas de mal de ne rien manger. Ça supprima mes grosses formes.

Je me dirigeais près de la cheminée et claqua des doigts. Je me retrouvais non plus dans la salle à manger de mes parents en Russie mais dans le bureau du directeur de la prison d’Azkaban. Mehdi était à son bureau à farfouiller comme un petit cochon parmi les papiers. Je souris.
- Qu’est-ce que tu me veux, face de crapaud plein de pustules ?
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Mehdi Bakkali

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MessageSujet: Re: La première chasse aux criminels   Sam 21 Mai - 17:05

Ah, mes années à Poudlard étaient restées loin derrière... 7 années de cauchemar entourés de têtes de bétail, pustuleux, virulents et pestilentiels !  Maintenant, je suis devenu le directeur de la prison d'Azkaban. Boulot plutôt fatigant, stressent même, mais ô combien joyeux lorsqu'un nouveau ou nouvelle pensionnaire débarque; je me fais toujours une joie de les mettre dans les cellules les plus incommodes possible, et je fais le nécessaire pour qu'ils aient les traitements les plus hostiles qui soient !

Quand à mes deux petits protégés, Garde-à-Vous et Oxbow, eh bien, ils avaient vieillis. Oxbow, était mort hélas, à cause de son âge très avancé, mais GAV était toujours là, fidèle à moi.
Une belle journée était annoncée par la section météo de la Gazette du Sorcier. Nuages, pluie torrentiel et orages étaient prévus. Merveilleux !
J'avais passé la nuit avec JannaLynn, dans un petit endroit secret quelque part dans le monde, que seuls elle et moi connaissons. GAV était venu me réveiller. Il me léchais le visage et me regardait avec des yeux de cocker pour me faire comprendre que j'avais abusé de sommeil, et qu'il était tant d'aller au boulot. Mes cheveux en boucles retombaient sur mes yeux endormis, je lâchais un bâillement suivi d'un "prrft" (un peu comme les chevaux, vous voyez?), et retombais sur le dos, la tête la première. Aïe.... J'avais oublié que je dormais par terre....... Je me relevais avec une migraine horrible,e t vit JannaLynn qui dormais à côté de moi en me donnant le dos. Un drap tout léger couvrait le début de sa hanche et redescendait doucement jusqu'à ses jambes. Belle image pour commencer la matinée. Je me levais doucement, m'habillais vite fait bien fait, passait une laisse et un collier au chien, et transplannais à Azkaban.

- J'adore la magie.... ! - Soufflais-je une fois arrivés.

Une porte, puis une deuxième, puis un couloir à gauche, puis une autre porte, 4 étages, onzième couloir à droite, cinquième porte à gauche, 6 autres étages et enfin, mon bureau.
Je détachais le chien qui est allé faire une sieste sur son panier, et moi, je me suis affalé sur mon canapé. Un jus d'orange et des tartines au Nutella sont apparus sur mon bureau (Je suis resté gamin dans ma tête) et au fur et à mesure que je mangeais, je voyais toute la paperasse et tous les dossiers dont je devais m'occuper... Quelle horreur...

Une heure, puis deux, puis trois, lorsqu'Abraham, un des tortionnaires des prisonniers est entré dans mon bureau.

- Mr. Le Directeur, le Bénédicte la Thaumaturge s'est échappée. Elle s'est fabriquée une baguette à partir de la crinière de votre pégase, et par une fleure qui a réussis à pousser dans les pierres de sa cellule. Elle a tué trois gardes avant de prendre la fuite. Voulez-vous que nous la tuions lorsqu'on la trouvera?

- Les raisons de votre incompétence n'intéressent que vous. - dis-je tout doucement. Sors d'ici, idiot ! Je la tuerais de mes propres mains, ça sera vite fait ! Disparais !

Je me suis dirigé vers la volière et pris un des hiboux. Je savais qui allait m'aider dans cette situation. Qui d'autre que Malory Olianov, ma chère compagnie de classe et meilleure amie pouvait m'aider dans cette quête? J'ai entendu dire qu'elle a intégré le ministère mais aucune idée du département dans lequel elle était.

J'attachais la lettre à la patte de l'oiseau et il entrepris un petit voyage express vers la Russie après l'avoir enchanté pour qu'il transplanne là où se trouve la personne indiquée sur la lettre. Je me suis assis à nouveau pour chercher le dossier de Bénédicte la Thaumaturge quand j'ai entendu un "PLOC" derrière moi.

- Qu’est-ce que tu me veux, face de crapaud plein de pustules ?

- Rien de concret, juste revoir ta tronche et ta bave d'escargot- répondis-je en me tournant vers elle.

Wouah, quel changement ! En trois ans, dis donc ! Estomaqué ! Elle aussi avait l'air surprise de me voir changé. Normal, je m'étais laissé une barbe de trois jours, voir une semaine, et j'avais des cheveux longs et ondulés qui retombait sur mon visage. Mais mes yeux n'avaient pas changés, toujours aussi glaciales... !

GAV, naturellement, a fait une fête à Malory, qu'il adorait. Moi je m'approchais et on s'est serrés fort fort fort dans les bras; Ca faisait depuis notre septième année à Poudlard que nous ne nous étions plus vus.

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Mehdi Bakkali
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Malory Olianov
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MessageSujet: Re: La première chasse aux criminels   Dim 22 Mai - 12:41

- Qu’est-ce que tu me veux, face de crapaud plein de pustules ?

- Rien de concret, juste revoir ta tronche et ta bave d'escargot- répondit-il en se tournant vers moi.

Je vis Mehd stopper son mouvement et me regarder avec surprise. Je ne bougeais pas me demandant ce qui lui arrivait. Je n’avais tout de même pas une tâche sur le nez. Je frottais mon nez mais il n’y avait rien. A bien y regarder, c’était de la surprise teintée d’admiration et d’étonnement heureux. Ça me laissait le loisir d’admirer mon chieur de meilleur ami et croyez-moi, il a bien changé !! Ce n’est plus le même gamin que j’ai connu à Poudlard ! J’en étais surprise. Heureusement que ses yeux étaient toujours les mêmes sinon je ne l’aurai pas reconnu. C’est après cette réflexion que je me suis dit que peut-être que j’avais changé moi aussi…mais je n’y avais pas fait attention.

Avant que je puisse dire quelque chose au nouveau directeur d’Azkaban, son chien Garde-à-vous se jeta sur moi pour me faire une fête d’enfer. Je lui fis plein de caresses pour le cajoler. Cela faisait longtemps que je ne l’avais pas vu, lui aussi. Je regardais autour de moi pour essayer de trouver Oxbow mais je ne le vis pas. Au regard de Mehdi, je devinais que mon vieil ami n’était plus de ce monde et je sentis les larmes venir. Je me redressais et les chassais.
Mehdi s’approcha de moi et me serras contre lui avec force car en effet, le temps avait passé. Je me rendis compte que mon ami m’avait manqué. Je le serrais une dernière fois avant de relâcher ma prise et de tendre les bras pour le regarder.

- Tu as bien changé ! On ne dirait plus le gamin morveux que tu étais à l’école. Comment va Jannalynn ? Toujours avec elle ? Et directeur d’Azkaban…et bah…surchargé de travail?


Nous discutâmes de tout pendant un moment avant que je lui pose la question.

- Pourquoi m’as-tu fait venir à Azkaban ?
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Mehdi Bakkali

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MessageSujet: Re: La première chasse aux criminels   Lun 30 Mai - 0:40

- Tu as bien changé ! On ne dirait plus le gamin morveux que tu étais à l’école. Comment va Jannalynn ? Toujours avec elle ? Et directeur d’Azkaban…et bah…surchargé de travail? - me demanda Malory. Avec un sourire au lèvres, je répondis:

- Toi aussi tu as changé, tu n'est plus la même fille au front plein de boutons remplis de pus et des boutons de fièvres ! Sinon, comme tu le dis, je suis en effet le nouveau dirlo d'Azkaban ! Je passe beaucoup de temps ici à travailler, et surtout à veiller au mal-être de mes pensionnaires... ! Et puis.... avec JannaLynn, ça va super ! On prévoit des plans pour notre futur, mais rien de concret encore.... Enfin, c'est surtout moi qui planifie, de son côté à elle, j'en ais aucune idée ! Sinon, toi, Ethan...? Toujours ensembles? Et comment vas mon Lazar ?! Qu'est ce qu'il m'a manqué lui ! Il est toujours avec Lay'?!

Des souvenirs par milliers me sont revenus à l'esprit. Depuis le premier jour ou nous nous sommes connus, jusqu'à présent. 9 années d'amitié, avec des bas, certes, mais surtout des hauts ! Je demandais à GAV de retourner à son panier. Le pauvre, il devenait grisonnant, et avait de plus en plus de mal à marcher.... Peut-être devrais-je le laisser partir...?


-Pourquoi m’as-tu fait venir à Azkaban ?

Sa question me fit sortir de ma rêverie. Je tournais mon regard vers elle.

- Ah oui ! J'ai totalement zappé ! Donc... Voilà le dossier d'une de mes pensionnaires les plus tarés ! Bénédicte la Thaumaturge; et tu sais qui c'est? Eh bien c'est la mère de notre "chère amie" Clémentine Marec, tu t'en rappelle? Elle est morte à la bataille contre la Salamandre ! Donc, elle a réussis à se libérer de sa cellule grâce à une fleur qui a poussé entre les pierres des murs et du sol, et grâce à un de mes crins lorsque je suis métamorphosé. Alors... je ne sais pas ce qui est le plus grave, le fait qu'elle ais tué trois de mes gardes, et s'être enfuie de sa cellule pour aller faire je ne sais quelles catastrophes, ou bien le fait d'avoir utilisé une partie de moi pour fabriquer une baguette pour pouvoir accomplir ce que je t'ais dis avant ! En gros, tu es ici non seulement pour prendre un petit thé anglais avec moi, mais en plus pour m'aider à capturer cette folle, et si possible, non pas la tuer, mais la faire tuer en... toute discrétion... Hmm?

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Malory Olianov
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MessageSujet: Re: La première chasse aux criminels   Mar 31 Mai - 20:03

- Tu as bien changé ! On ne dirait plus le gamin morveux que tu étais à l’école. Comment va Jannalynn ? Toujours avec elle ? Et directeur d’Azkaban…et bah…surchargé de travail?

- Toi aussi tu as changé, tu n'es plus la même fille au front plein de boutons remplis de pus et des boutons de fièvres ! Sinon, comme tu le dis, je suis en effet le nouveau dirlo d'Azkaban ! Je passe beaucoup de temps ici à travailler, et surtout à veiller au mal-être de mes pensionnaires... ! Et puis.... avec JannaLynn, ça va super ! On prévoit des plans pour notre futur, mais rien de concret encore.... Enfin, c'est surtout moi qui planifie, de son côté à elle, j'en ai aucune idée ! Sinon, toi, Ethan...? Toujours ensembles? Et comment vas mon Lazar ?! Qu'est-ce qu'il m'a manqué lui ! Il est toujours avec Lay'?!

- Tu as toujours le même humour de cochon m’exclamais-je en pensant que cela me faisait longtemps que je ne m’étais pas aussi amusé avec quelqu’un et Dieu en soit témoin, j’en avais besoin. J’en plaindrai presque tes pensionnaires ; j’ai bien dis presque en faisant un clin d’œil révélateur car il faut bien l’admettre, les personnes enfermé à Azkaban, le mérite amplement et maintenant mon travail consiste à donner encore plus de boulot à Mehdi. Je suis heureuse d’entendre que tout semble se passer pour le mieux pour toi. A la question sur Ethan, je perdis mon sourire et vint me placer à la fenêtre du bureau pour voir la mer, pour une fois, calme à mes pieds. On n’est plus ensemble. A vrai dire, c’était terminée depuis de notre dernier année d’étude. Il est partie avec sa famille, je ne sais où, en me laissant une lettre sur mon lit en disant, qu’il ne pouvait s’encombrer de quelqu’un alors qui ne comptait pas revenir et me revoir. Je crispais des poings à m’en faire mal. Il était hors de question que je laisse transparaître la moindre émotion sur mon visage. J’étais maintenant dans le rang des aurors et je ne devais avoir aucune faiblesse, quelle qu’elle soit et surtout pas une amourette de collégienne. Je me retournais vers Mehdi. Bref, pas de quoi fouetter un chat et en faire toute une histoire. Quant à mon frère, va savoir où il est celui-là !! Il a décidé de se donner quelques mois de détente à voyager à travers le monde. Tu sais comme il est curieux du monde dis-je en souriant tout en pensant à mon jumeau qui me manquait aussi. Toujours avec Lay, à vrai dire, je ne sais pas. Je ne me suis pas tenue au courant de ses avancées sentimentales. Tu devrais lui envoyer un hibou sans lui ferai plaisir.

Nous discutâmes de tout pendant un moment avant que je lui pose la question.

- Pourquoi m’as-tu fait venir à Azkaban ?

J’attirai une chaise près de son bureau, m’assis et mis mes pieds sur un coin de son bureau tout en guettant sa réponse que j’étais curieuse de connaître.

-  Ah oui ! J'ai totalement zappé ! Donc... Voilà le dossier d'une de mes pensionnaires les plus tarés ! Bénédicte la Thaumaturge  (je pris le dossier qui était sur son bureau pour y jeter un coup d’œil tout en écoutant la suite) ; et tu sais qui c'est? Eh bien c'est la mère de notre "chère amie" Clémentine Marec, tu t'en rappelle? Elle est morte à la bataille contre la Salamandre !

- Oui je me rappel. Ça m’avait fait de la peine même si je la détestais au plus haut point. Je ne savais pas qu’elle avait une mère pareille. Tu le savais ?


Mehd, me répondit puis il continua sur sa lancée.

- Donc, elle a réussis à se libérer de sa cellule grâce à une fleur qui a poussé entre les pierres des murs et du sol, et grâce à un de mes crins lorsque je suis métamorphosé. Alors... je ne sais pas ce qui est le plus grave, le fait qu'elle ait tué trois de mes gardes, et s'être enfuie de sa cellule pour aller faire je ne sais quelles catastrophes, ou bien le fait d'avoir utilisé une partie de moi pour fabriquer une baguette pour pouvoir accomplir ce que je t'ais dis avant ! En gros, tu es ici non seulement pour prendre un petit thé anglais avec moi, mais en plus pour m'aider à capturer cette folle, et si possible, non pas la tuer, mais la faire tuer en... toute discrétion... Hmm?

- Si je résume bien. Une de tes cinglés s’est échappée de sa cellule en construisant une baguette ??!! C’est quoi cette histoire de fou ? Surtout avec une part de toi ! Dégueulasse. Tu sais que tu es dans un sale merdier si, d’un, on apprend que tu t’es métamorphosé dans l’enceinte de la prison et assez près des détenus pour qu’un te chipe un crin et de deux que grâce à ça, elle s’est enfuie ??

Je posais la question mais je n’avais pas besoin de réponse et je savais que Mehdi comprenait sa situation comme le prouvait la suite de son discours.

- Pour le thé, c’est volontiers ! Et pour le reste, je dirai que le pire c’est qu’elle s’est servie de toi pour faire ce qu’elle a fait ; parce qu’indirectement, tu as participé à ça.  Et rien que pour ça, je t’aiderai à la retrouver mais… tu sais, je ne suis encore qu’une apprentie auror. On me met dans un bureau pour classer les dossiers le matin et j’ai le droit à un entrainement l’après-midi. Je ne sais pas si j’ai le droit de faire acte…mais après tout, c’est le directeur d’Azkaban qui me demande en personne donc ça devrait le faire même si ce n’est pas le cas, je m’en fiche à vrai dire.

Je tendis la main à Mehdi pour saluer notre accord. Je ne lui demandais même pas pourquoi, il avait jugé bon de me demander moi et pas quelqu'un d'autre. Il devait avoir ses raisons.

- Tu m’offres un bon thé et des scones et je t’aide à retrouver ta pensionnaire et une fois que c’est fait…un accident est vite arrivé surtout pour les fugitifs de ce genre
insinuais-je sans ambages et affection en me levant et me dirigeant de nouveau vers la fenêtre.

Et oui, entre la moi étudiante et la moi adulte, les aventures personnelles que j’ai vécues et subies ont eu de grandes répercussions sur mon caractère. Plus jamais, je ne me laisserai avoir par de bels paroles et un homme. Dehors, la mer se déchaîna brusquement sans raison apparente. Mais ceux qui savaient qui j’étais comprenne que mes humeurs étaient désastreuses sur les éléments et là, s'en était qu'une petite démonstration.

- As-tu une démarche prévue? Comment veux-tu procéder? Déjà, il faut savoir où est-ce qu'elle a pu aller. Je vais lire son dossier pour en prendre connaissance. Pourquoi ne sers-tu pas le thé en même temps?
déclarais-je en souriant, tout en prenant place sur la chaise que j'ai quitté quelques instants plus tôt.
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Mehdi Bakkali

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MessageSujet: Re: La première chasse aux criminels   Mer 8 Juin - 22:45

A ma question, Malory m'avait répondu. Je sentis un soupçon de colère quand je lui posais la question à propos d'Ethan. Du chagrin, aussi.... Bref, chassons ces trucs là de nos têtes !

- Pourquoi m’as-tu fait venir à Azkaban ?

-  Ah oui ! J'ai totalement zappé ! Donc... Voilà le dossier d'une de mes pensionnaires les plus tarés ! Bénédicte la Thaumaturge,  et tu sais qui c'est? Eh bien c'est la mère de notre "chère amie" Clémentine Marec, tu t'en rappelle? Elle est morte à la bataille contre la Salamandre !

- Oui je me rappel. Ça m’avait fait de la peine même si je la détestais au plus haut point. Je ne savais pas qu’elle avait une mère pareille. Tu le savais ?

Une moue du style: "je suis tout aussi étonné que toi" s'est dessinée sur mon visage.

- Donc, elle a réussis à se libérer de sa cellule grâce à une fleur qui a poussé entre les pierres des murs et du sol, et grâce à un de mes crins lorsque je suis métamorphosé. Alors... je ne sais pas ce qui est le plus grave, le fait qu'elle ait tué trois de mes gardes, et s'être enfuie de sa cellule pour aller faire je ne sais quelles catastrophes, ou bien le fait d'avoir utilisé une partie de moi pour fabriquer une baguette pour pouvoir accomplir ce que je t'ais dis avant ! En gros, tu es ici non seulement pour prendre un petit thé anglais avec moi, mais en plus pour m'aider à capturer cette folle, et si possible, non pas la tuer, mais la faire tuer en... toute discrétion... Hmm?

- Oui, que je m'use la salive à te le dire... !- dis-je agacé.

- Si je résume bien. Une de tes cinglés s’est échappée de sa cellule en construisant une baguette ??!! C’est quoi cette histoire de fou ? Surtout avec une part de toi ! Dégueulasse.

-Sympa...-rétorquais-je.

- Tu sais que tu es dans un sale merdier si, d’un, on apprend que tu t’es métamorphosé dans l’enceinte de la prison et assez près des détenus pour qu’un te chipe un crin et de deux que grâce à ça, elle s’est enfuie ??

Des fois, c'est à croire qu'elle me pense débile !!  

- Pour le thé, c’est volontiers !-continua-t'elle; et pour le reste, je dirai que le pire c’est qu’elle s’est servie de toi pour faire ce qu’elle a fait ; parce qu’indirectement, tu as participé à ça.  Et rien que pour ça, je t’aiderai à la retrouver mais… tu sais, je ne suis encore qu’une apprentie aurore. On me met dans un bureau pour classer les dossiers le matin et j’ai le droit à un entrainement l’après-midi. Je ne sais pas si j’ai le droit de faire acte…mais après tout, c’est le directeur d’Azkaban qui me demande en personne donc ça devrait le faire même si ce n’est pas le cas, je m’en fiche à vrai dire.

- Si le directeur d'Azkaban demande une personne au ministère, même stagiaire comme dans ton cas, personne hormis le ministre n'a le droit de dire quoi que ce soit. Maintenant, Il faut préparer un plan d'attaque. La patrouille que j'ai envoyé et ma boule de cristal montre qu'elle se cache quelque part pas très loin de Pré-au-Lard. J'ai déjà averti Nolhan Lockwood, et il va garder un œil bien ouvert, et envoyer des patrouilles chercher dans les rues et les alentours.

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Malory Olianov
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MessageSujet: Re: La première chasse aux criminels   Dim 12 Juin - 22:05

Une fois le blabla terminé, je me mis dans la lecture du dossier pour apprendre à connaître cette folle de psychopathe mentale qui s’est échappée. Elle avait fait pas mal de chose et à chaque fois, elle s’était fait prendre. A croire qu’elle était débile en plus d’être une criminelle. C’était peu banal, il faut le dire et j’aimais ça. Si je m’attardais deux minutes, ça ne m’étonnais pas que Marec soit ainsi que ce soit la mère ou la fille.

- Ta pensionnaire m’a l’air d’être bête. Du moins en apparence. A chaque coup qu’elle fait, elle se fait avoir mais elle a tout de même fabriqué une baguette avec peu d’éléments ; ce qui n’est pas à la portée de tous. Il ne faut pas la sous-estimer. As-tu une démarche prévue? Comment veux-tu procéder? Déjà, il faut savoir où est-ce qu'elle a pu aller. Je vais lire son dossier pour en prendre connaissance. Pourquoi ne sers-tu pas le thé en même temps? Déclarais-je en souriant, tout en prenant place sur la chaise que j'ai quittée quelques instants plus tôt.

- Si le directeur d'Azkaban demande une personne au ministère, même stagiaire comme dans ton cas, personne hormis le ministre n'a le droit de dire quoi que ce soit. Maintenant, Il faut préparer un plan d'attaque. La patrouille que j'ai envoyé et ma boule de cristal montre qu'elle se cache quelque part pas très loin de Pré-au-Lard. J'ai déjà averti Nolhan Lockwood, et il va garder un œil bien ouvert, et envoyer des patrouilles cherché dans les rues et les alentours.

 - Tu as encore cette boule de cristal ? Vieux papy !

Je me levais et commençais à réfléchir à haute voix

- Pourquoi une criminelle évadée irait au Pré-au-lard, un village qui n’a pas grande intérêt pour ce genre d’individu… ? Hum… C’est bien que tu as inverti Nolhan. Il ne peut pas faire grand-chose, s’il ne voit rien. A nous de jouer. Tout d’abord, il faut infiltrer les établissements du village, patrouiller et regarder mais de manière discrète. Il faut savoir ses motivations et si l’on peut apprendre où est sa planque. Pour cette partie de la mission, tu ne peux pas intervenir, elle te connaît ; et même si tu te transforme ne prenons pas le risque qu’elle te reconnaisse. Moi, elle ne m’a jamais vu, je ne représenterai rien pour elle. De plus, je sais me déguiser, me transformer dans l’extrême nécessité et la formation d’auror prépare à ce genre de chose. J’ai l’espionnage et le camouflage dans les veines ; je le faisais déjà à l’école ; à fourrer mon nez partout.

Les souvenirs remontaient à la surface. J’avais vécu bien des aventures dans le village de pré-au-lard où j’ai suivi Alice Pendragon qu’on croyait morte, des amies pour les embêter, Layna lorsqu’elle s’est volatilisée en Egypte et je ne sais quoi et qui encore. J’étais faite pour ce métier, à n’en pas douter.

-          Tout le long de cette phase de l’opération, je dois rester en contact avec toi pour que l’on s’échange les informations le plus rapidement et discrètement possible. On oublie les voies de communications basiques et ordinaires, visibles par tous. Il faut que tu trouves une planque près du village. Une filature dure au moins une semaine pour porter ses fruits. Il faut que l’on sache, si elle a rendez-vous avec quelqu’un. Elle a forcément un plan à mettre à exécution. Il faut mettre au point également un moyen de la « capturer » et de briser cette baguette qu’elle a faite pour qu’aucune trace ne reste. Pour cela, il nous faut un endroit à l’écart de tout et de tous. Trouve-moi ce lieu Mehd 

Les premières pièces du puzzle s’échafaudaient au fur et à mesure de ma réflexion. Il me restait à trouver la mort accidentelle de cette femme. Je m’assis pour prendre une gorgée de thé et un scone.

-          Qu’est-ce que tu as encore à me dire sur cette femme ? Amis, ennemis, attache et tout ce qui te passes par la tête. L’as-tu entendu parler de projets dans sa cellule ? Les autres pensionnaires savent-ils quelque chose ? Il faut les interroger.

Je touchais la sonnette sur le bureau de Medhi et attendis. Bientôt nous entendîmes le son des pas qui martelaient les pavés sur couloirs menant au bureau du directeur. Le pas était lourd et sans entrain. Je pouvais en déduire que le garde était ravie d’être encore appelé dans le bureau du directeur. Bientôt un coup sec sur la porte nous informa que le garde était arrivé et attendait notre bon vouloir.

-          Entre ! criais-je.

Un gros molosse à l’air hagard et sans aucune étincelle de vie se présenta devant nous. Son travail le pesait et ne lui plaisait guère et vue la façon dont il regardait mon meilleur ami, je compris qu’il ne l’aimait pas. Je souris devant ce fait.

-          Comment t’appelles-tu ?

-          Je m’appelle Jean.

-          Ecoute Jean, à cause de votre inattention, une de vos pensionnaires s’est échappée. On doit la retrouver. Pour cela, je dois voir les autres prisonniers.

-          Impossible, aucun contact avec les gens d’extérieurs.

Je haussais un sourcil et regardais Mehdi avant de répondre.

-          Je me fiche de ce que tu penses. Tu vas nous conduire aux prisonniers les uns après les autres et sans rechigner à faire ce que l’on te demande sinon c’est toi que je vais questionner et ça ne sera pas de la rigolade, crois-moi.

Je pris un scone dans l’assiette et attendis que Mehdi et son garde me guide à travers la prison afin de commencer mon travail.
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Mehdi Bakkali

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MessageSujet: Re: La première chasse aux criminels   Jeu 16 Juin - 3:56

- Si le directeur d'Azkaban demande une personne au ministère, même stagiaire comme dans ton cas, personne hormis le ministre n'a le droit de dire quoi que ce soit. Maintenant, Il faut préparer un plan d'attaque. La patrouille que j'ai envoyé et ma boule de cristal montre qu'elle se cache quelque part pas très loin de Pré-au-Lard. J'ai déjà averti Nolhan Lockwood, et il va garder un œil bien ouvert, et envoyer des patrouilles chercher dans les rues et les alentours.

Je passais mes mains par dessus la boule de cristal et un nuage s'est formé, montrant des images de Pré-au-Lards, une femme au cheveux blonds grisonnants, et puis plus rien.

- Tu as encore cette boule de cristal ? Vieux papy ! Tout le long de cette phase de l’opération, je dois rester en contact avec toi pour que l’on s’échange les informations le plus rapidement et discrètement possible. On oublie les voies de communications basiques et ordinaires, visibles par tous. Il faut que tu trouves une planque près du village. Une filature dure au moins une semaine pour porter ses fruits. Il faut que l’on sache, si elle a rendez-vous avec quelqu’un. Elle a forcément un plan à mettre à exécution. Il faut mettre au point également un moyen de la « capturer » et de briser cette baguette qu’elle a faite pour qu’aucune trace ne reste. Pour cela, il nous faut un endroit à l’écart de tout et de tous. Trouve-moi ce lieu Mehdi !

Eh ben dis donc, quelle autorité ! Et quelle organisation ! Je sentais que cette mission allait durer bien plus que ce que je croyais ! Jamais encore quelqu'un m'avait donné un ordre, et la voilà, cette folle qui me servait d'amie et complice, entrain de m'en donner plein à tout va !

Je n'eus pas le temps de répondre qu'elle ajouta:

- Qu’est-ce que tu as encore à me dire sur cette femme ? Amis, ennemis, attache et tout ce qui te passes par la tête. L’as-tu entendu parler de projets dans sa cellule ? Les autres pensionnaires savent-ils quelque chose ? Il faut les interroger.

- Eh bien Malory, je ne t'avais encore jamais vu comme ça ! Tout ce que je sais sur elle, c'est qu'elle habitait le village de Chelmsford, et qu'elle a tué ses 9 maris à coup de hache. On l'appelle également la Thaumaturge parce qu'elle soignait des personnes en les transformant en hybrides avec d'autres animaux. D'ailleurs, c'est la principale raison de son incarcération ici à Azkaban.

A peine j'avais eu le temps de finir ma phrase, qu'elle se retourna et appuya sur la sonnette sur mon bureau. J'allumais une cigarette et attachais mon vieux Garde-à-Vous qui s'étais mis à grogner contre le porte du bureau.

- Entre !

Un gros mollasson à l’air hagard et sans aucune étincelle de vie se présenta devant nous. Son travail le pesait et ne lui plaisait guère et vue la façon dont il me regardait, Malory comprit qu’il ne m’aimait pas.

- Comment t’appelles-tu ?

- Je m’appelle Jean.

- Ecoute Jean, à cause de votre inattention, une de vos pensionnaires s’est échappée. On doit la retrouver. Pour cela, je dois voir les autres prisonniers.

- Impossible, aucun contact avec les gens d’extérieurs.

Malory se tourna vers moi, un sourcil relevé


- Je me fiche de ce que tu penses. Tu vas nous conduire aux prisonniers les uns après les autres et sans rechigner à faire ce que l’on te demande sinon c’est toi que je vais questionner et ça ne sera pas de la rigolade, crois-moi.


Cigarette à la main, j'en proposais une Malory, puis nous sommes descendus vers les cachots où l'évadée avait été enfermée. Un à un, Malory les examina, leurs posa tout plein de questions (je lui disais toujours qu'elle était trop intelligente et qu'elle réfléchissait beaucoup trop) et n'hésitait pas à utiliser la manière forte. Moi aussi, je m'amusais comme un cochonnet, entrain de donner des coups de canne de toutes mes forces aux prisonniers, pour leur extraire la moindre petite et succulente parcelle de vérité.

Quand nous avons terminé le tour des prisonniers, nous sommes remontés à mon bureau. Je pris ma baguette et dis alors:

- Malory, aucun témoins, n'est-ce pas?

Elle acquiesça, alors, pointant ma baguette vers Jean, je prononçais:

- Reducto !

Jean disparût alors de notre vu. Il était devenu minuscule. Je le pris entre les doigts, lui retirait sa baguette et l'enfermais dans une toute petite cage. Je lui lançais ensuite le sortilège Silencio, pour qu'il se voit dans l'incapacité de parler et je fermais la cage dans mon coffre fort.

D'un mouvement de poignée, une lettre signée est apparue dans ma main et j'envoyais mon hiboux personnel pour la remettre à JannaLynn et à ma famille que je serais absent pendant quelques temps, mais qu'ils pouvaient me trouver à Pré-au-Lards

- Bon, Malory, je crois que nous pouvons y aller.


Une main dans celle de Malory, l'autre tenant la laisse de mon doberman, nous transplannions et sommes arrivés à notre destination.


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Mehdi Bakkali
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Malory Olianov
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MessageSujet: Re: La première chasse aux criminels   Dim 19 Juin - 23:47

Je pris un scone dans l’assiette et attendis que Mehdi et son garde me guide à travers la prison afin de commencer mon travail. Une fois que ce dernier se décida, je refusais la cigarette que me tendais Mehdi et les suivis dans un dédale de couloirs à faire perdre la tête de plus d’un saint. Les cachots puaient l’urine, la moisissure et la mort. Mais ce que l’on ressentait le plus, était les sentiments de résignation, de haine ou encore de folie. L’obscurité qui les inondait ne faisait qu’accentuer cette impression de désolation, de crime et de mort. Je me posais alors cette question qui ne mettait pas encore venue à l’esprit : « Pourquoi Mehdi travaillait ici ? »
Notre petit groupe s’arrêta devant le cachot de la fugitive. J’y jetais un coup d’œil quelques minutes avant de faire un signe de la tête pour poursuivre notre route. J’examinais les prisonniers un à un, les interrogeant sans cesse, sans leur laisser le temps de comprendre ce que je cherchais vraiment et les réponses que je souhaitais entendre. La vitesse était telle que la plupart me racontait tout ce que je souhaitais et plus même. Les questions qui revenaient le plus souvent étaient en somme: « Connais-tu la Thaumaturge ? Avant ou pendant son séjour, ici ? Comment ? Pourquoi ? Où ? Savais-tu qu’elle comptait s’évader ? Tu es sûr ? A ton avis, pourquoi s’est-elle évadée ? Elle avait des projets ? Lesquels ? As-tu reçu des confidences de la Thaumaturge ? Pourquoi ? Qu’est-ce que tu peux nous dire sur elle ? A-t-elle agi seule ou avec de l’aide ? Qu’est-ce qui pouvait intéresser la Thaumaturge dans le village de Pré-au-lard ? Des idées quant à une planque, dans le village ? » . Il est évident que pour certains, les questions se faisaient de plus en plus précise en fonction des réponses qu’ils me donnaient au fur et à mesure de l’entretien. La plupart du temps, les criminelles demandaient des négociations surtout pour améliorer leurs conditions de détention comme une meilleure nourriture, un nettoyage plus actif et une réduction des visites des détraqueurs. Pour certains, sélectionné selon beaucoup de soin et d’observations de ma part reçurent ces quelques améliorations.
Bien sûr, il est évident que certains ne se laissèrent pas démontés aussi facilement et par là, je parle des gros criminels qui étaient là pour avoir commis des atrocités. Ceux-là, je dû y aller avec la manière forte. Je n’avais pas le choix, si, une, je voulais des réponses, deux, évité d’utiliser des sorts impardonnables sur eux. Je fis appel à la peur et la souffrance. La première via mon smilodon qui ne cessait de grossir et de devenir de plus en plus menaçant d’années en années ou à quelques pratiques de tortures médiévales comme l’arrachage des ongles un par un, les brûlures par-ci par-là, des entailles judicieusement placé, le supplice de l’eau, etc. Mon animagus impressionnait et terrorisait les derniers récalcitrants donc je n’eus recours que peu de fois et très peu de temps à ces petites tortures.
Quant à Mehdi, il s’arrangeait pour donner des petits coups de canne à chaque entrée d’une cellule pour donner le ton à ses prisonniers. Je voyais bien qu’il aimait ça. Il n’avait pas changé. Par contre, moi, j’avais changé. Je devenais de plus en plus impitoyable tout en restant moi-même. Je n’ai pas hésité à dire oui à mon ami sur la façon de faire pour la fin de la criminelle et là, je malmenais des hommes même si c’était des criminels. Cependant, je n’avais aucun plaisir à le faire, juste de l’indifférence ; ce qui, entre nous, est encore plus inquiétant.

Quand nous avons terminé le tour des prisonniers, nous sommes remontés au bureau. Mehdi prit sa baguette et dis alors:

- Malory, aucun témoin, n'est-ce pas?


J’acquiesçais ne sachant pas pourquoi il me rabâchait les oreilles avec ça. C’est alors qu’il prononça un « Reducto ! » sur Jean qui disparut de notre vue. Il était devenu minuscule. Il l’enferma alors dans son coffre-fort après lui avoir confisqué sa baguette, réduit au silence avec un « Silencio » et fermé à clé le coffre. D'un mouvement de poignée, une lettre signée est apparue dans sa main et un hibou partit.

- Bon, Malory, je crois que nous pouvons y aller.



- Effectivement.

Garde-à-vous fut emmené avec nous au village. Je fermais les yeux et pris une nouvelle apparence. Elle était pour le moins neutre et très banale, ce qui suffisait pour mon travail qui nécessitait de ne pas me faire repérer. Je regardais Mehdi et lui fis comprendre qu’il était temps que l’on se sépare : lui à la rechercher du lieu et moi de sa fugitive. Je pris le chemin de l’auberge la plus proche en traînant des pieds comme ferait une jeune femme venant boire un coup à la taverne le soir.

La pièce était bondée, lumineuse et très bruyante à cause des cris et des rires des buveurs. Des disputes s’entendaient aux différents coins de la pièce. Je n’y prêtais pas attention, me dirigeant vers le bar pour prendre un verre, à l’aise et parfaite dans le rôle que je me suis donnée. Je commandais une bierraubeurre et m’accoudais au bar. Discrètement et de manière épisodique, je regardais les gens présents. Pour l’instant, aucun ne correspondait à celle que je cherchais. Alors que je buvais une gorgée en écoutant les conversations, un type m’aborda.


-          - Mademoiselle ! C’est bien triste de voir quelqu’un seul dans une taverne.


-          - Je ne suis pas seul, je bois un verre et je suis entourée de plein de monde.

Il fallait que je m’intègre dans la salle et non rester dans mon coin. J’aurai inévitablement attirée l’attention mais je ne voulais pas me faire draguer par des lourdingues, tous les soirs, non plus.


-          - Je vous l’accorde mais vous n’échangez de paroles avec personne.


-          - On dirait que ce n’est plus le cas. (Mon humour ironique ne fut pas compris et l’homme ne sut me répondre, je l’aidais alors). Je vous remercie de votre gentillesse. Il me semble qu’il y a des disputes ce soir, quel est le sujet pour ce soir ?


-         -  Pas de problème, j’aime les gens. Oh, rien de spécial. Une histoire de tricherie dans une partie de cartes.



-          - La routine, quoi répondis-je en faisant un sourire.
 
Je continuais de parler avec lui pendant toute la soirée ainsi qu’avec la plupart des personnes du bar mais rien sur ce que je cherchais. Je partis à 4h du matin du bar et prévoyais de revenir le  lendemain et faire aussi les autres établissements du village à la recherche d’informations.
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MessageSujet: Re: La première chasse aux criminels   Mar 5 Juil - 4:56

Une fois arrivés à Pré-au-Lards, Malory et moi nous sommes mis d'accord pour nous retrouver au bout d'une journée de recherche à Hoyendukes (je vous dis, je suis resté gamin dans ma tête)
Chacun est parti de son côté. Nous avions changé d'apparence car il est évident que n'importe que peut reconnaître le directeur d'Azkaban et son chien, alors je pris l'apparence d'un vieux sorcier et son caniche (Garde-à-Vous ne me le pardonnera jamais, j'en suis conscient) et me promenais un peu partout, m'arrêtant de temps à autre lorsque quelque chose de suspect me titillait.
Au bout de 4 heures de recherches, je tombais enfin sur une conversation dans un bar, entre deux vieux sorciers campagnards

- Tu as entendu parler de Mâm. Ainsli? Paraîtrai qu'il paraît qu'une femme peut soigner son fils !

- Mazette, j'ai entendu ça moi aussi. Personnellement, je crois que c'est comme remuer une fourche dans d'l'huile d'olive, il est handicapé depuis sa chute de balais, ça va faire plus de 6 ans, saperlotte !

- Ouais..., j'en sais rien, elle a quand même d'la réputation c'te dame là, qui doit soigner l'aut'e gamin ! J'ai aussi entendu dire qu'elle aurai fui Azkaban.

- Bâh, des histoires de bonnes femmes ! P'têt qu'elle veut s'faire d'la réputation.

- P'têt !

Intrigant. Voilà qu'elle reprend ses activités la folle ! Il fallait vite l'arrêter avant qu'elle fasse une catastrophe.

GAV et moi-même sommes allés au trois balais, pour y trouver une chambre pour la nuit. Le lendemain matin, Malory et moi-même nous sommes retrouvés chez Honeydukes, chacun avec une apparence différente. Je ne vous raconte pas la galère pour nous reconnaître.

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MessageSujet: Re: La première chasse aux criminels   Ven 15 Juil - 15:22

Aux fils des soirs dans les bars du Pré-au-lard et de mes promenades et observations dans les ruelles bien fréquentées et mal famées, je réussis à récolter quelques informations. Bien évidemment, je changeais d’apparence à chaque nouveau lieu pour ne pas attirer l’attention sur moi. On ne sait jamais si des sorciers de certains bars avaient remarqué mon manège et demander aux autres gars des autres coins. Je ne prenais pas de risques inutiles. J’avais beau être une tête brûlée, je restais lucide et intelligente dans mon travail. Le dernier soir, avant de rencontrer Mehdi, le lendemain à Honeyduke, mes infirmations furent confirmées. Tout cela avait été bien vite pensais-je en buvant une gorgée de whisky pour commencer la soirée.

Si je devais en croire les rumeurs, ma cliente était dans les parages directs et avait repris du service. Je trouvais ça tellement bête que j’avais douté de mes sources et informations collectées. Comment quelqu’un qui venait de s’évader de la prison d’Azkaban pouvait aller se réfugier dans le célèbre village sorcier où tout le monde ou presque se connaissait, où les rumeurs allaient bon train ?? Et surtout, pourquoi, un tel manque de discrétion ?! Elle était débile ou quoi, la détenue de Mehdi ? Ça en avait l’air, du moins pour moi. Ce n’était pas étonnant qu’elle se fasse prendre à chaque fois et qu’elle ne soit pas devenue une super criminelle introuvable. Je n’étais pas étonnée que sa fille était comme elle était, avec une mère pareille, on se suicide.

Après plusieurs bierraubeurre et une grosse cuite, la première de ma vie, je ferai payer Mehdi pour ça, je me dirigeais tant bien que mal vers ma chambre. Je dormis comme un loir mais le réveil fut horrible. J’avais un mal de tête épouvantable, la douleur était différente de mes migraines, mais elle en était pas moins réelle et aussi aigue. Ma langue était pâteuse comme sous morphine, mes lèvres sèches ainsi que ma gorge. Je pris une carafe d’eau et la vida d’un trait puis soignais mon mal de tête. Par contre, mon visage reflétait bien ce que j’avais fait durant ces semaines.

Je me douchais et m’habillais en vitesse avant de descendre prendre un petit-déjeuner. J’avais rendez-vous avec Mehdi à Honeyduke pour collecter nos informations mais je ne savais pas du tout comment il serait. On allait s’amuser à se reconnaître. Je pris le chemin du célèbre magasin de friandises, poussais la porte puis entrais. Je regardais autour de moi puis me dirigeais vers les crapauds à la menthe ; puis me mis à dire à voix haute.

-         Vieux crapauds pleins de pustules pires que les limaces avec leur mucus dégueulasse. La vérité que je me mettrai au Garde-à-vous devant ces bestioles répugnantes.

Les gens autour de moi regardèrent cette vieille ronchonnante devant des friandises et racontant n’importe quoi à la volée dans la boutique mais je ne fis pas attention, occupée à tripoter les crapauds à la menthe devant moi, espérant que mon débile d’ami avait compris les allusions à nos surnoms et à son chien.

-         Pfff, trop ramollo comme friandise. Dans mon temps, ça décoiffait comme le bûcher sur les sorcières folles marmonnais-je avant de quitter la boutique en repérant un vieux avec un caniche qui me suivait, vers la sortie.

Un sourire gâteau se dessina sur mes lèvres en comprenant que j’avais Mehdi et Garde-à-vous derrière moi. Je me dirigeais vers une ruelle déserte pour que l’on soit au calme et sans oreilles indiscrètes autour de nous.


-         Alors vieux schnock, qu’est-ce que tu me veux ? questionnais-je en me tournant vers mon acolyte en le regardant d’un air mauvais. Des choses à dire à la vieille Bertina ?
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Malory Olianov
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MessageSujet: Re: La première chasse aux criminels   Mar 30 Aoû - 12:33

Après notre discussion dans cette petite ruelle, nous comprîmes que nos informations étaient justifiées et confirmées. On se mit d'accord sur la manière de procéder. En étant auror, je ne pouvais pas faire tout ce que je voulais et de la manière que je le souhaitais. Je devais rendre des comptes au Ministre de la Magie. J'avais donc réfléchit et avait trouvé une solution qui pouvait arranger tout le monde. Nous allions devoir encore nous déguiser mais n'est-ce pas le lot des bons espions et force de l'ordre?? Je ne tenais pas à ce que les habitants du Pré-au-lard soit avertie de l'affaire. On convint d'une heure pour se rejoindre au lieu où on pouvait trouver la criminelle. 


En revenant au Chaudron Baveur, j'eus une hésitation d'ordre moral. Je me demandais s'il ne fallait pas que je laisse la vielle bourrique guérir le jeune garçon ou du moins qu'elle essaye avant que je la capture. Je ne savais que faire, en vérité. J'étais partagé. Je bus un verre et me mit à réfléchir à la question. Je regrettais de ne pas pouvoir en parler à Lili pour connaître son opinion ou celle d'Ethan si nous avions encore été ensemble. Je devais prendre la décision seule car Mehdi ne serait pas objectif sur la question. Demain, ce sera le grand jour. Après, j'aurai fini ma première mission sur le terrain d'où l'importance de la fin.


Au petit matin, ma décision était prise. Il ne manquait plus qu'à avertir Mehdi pour les détails. Je me préparais en vitesse pour cette petite aventure. Nous nous dirigeâmes vers le lieu du rendez-vous qui est la maison de Mâm. Heureusement, il y avait une colline devant sur laquelle on pouvait se mettre à l'écart en étant prêt sans pour autant être vu. Je précisais à Mehdi la décision que j'avais prise, c'est-à-dire, laisser le temps à la grande folle d'essayer de faire sa guérison ou pas. Mon ami n'était pas dû tout pour mais je le retins et lui fis du chantage sans état d'âme. Il voulait intervenir maintenant? Et bien, il le fera sans moi. Il grogna et marmonna sans arrêt mais il ne bougea pas. Nous attendîmes quelques minutes avant de voir apparaître, aux abords du chemin, la vieille folle de sorcière. Je fus étonnée de reconnaître le profil de Clémentine Marec dans les traits de cette sorcière. Je plaignais cette pauvre fille de la mère qu'elle avait eu.


La vielle frappa à la porte de la chaumière et bientôt une villageoise lui ouvrit et la fit entrer. Je fis signe à Mehdi de me suivre en toute discrétion. Nous descendîmes la colline en s'étant protégé d'un sort d'invisibilité et de non détection de mouvement pour ne pas être repéré. Par la fenêtre, nous vîmes un petit garçon, assis dans un fauteuil roulant, la sorcière criminelle et la mère, sans doute désespéré pour faire appel à une criminelle. J'eus un moment d'hésitation mais ne revint pas en arrière. Si cette femme pouvait faire au moins une bonne action pour la société. Avec curiosité et une grande attention, nous suivîmes ses moindres faits et gestes pour protéger tout ce petit monde.  Avec gestes et autres, la vieille sorcière fit des incantations et autres. Bientôt, le petit garçon essaya de se lever. Il me fit penser à un poulain venant de naître encore très fragile sur ses jambes mais il parvint tout de même à se mettre debout et un faire deux pas.  C'était le début. 


Un signe de tête à Mehdi et nous entrâmes avec fracas dans la maison, bien visible, cette fois pour éviter toute peur inutile. 


- Je vous arrête Bénédicte la Thaumartuge pour votre évasion de la prison d'Azaban, pour avoir fabriqué une baguette magique illégalement et pour vos crimes précédents assénais-je en brandissant ma baguette et en lançant un sort d'immobilisation puis de rapetissement afin de l'enfermer dans une minuscule boîte. 


Elle résista et un combat s'enclencha immédiatement entre elle et moi. Au début, je ne voulais pas lui faire du mal pour ne pas la tuer mais voyant la petite famille, j'intensifiais les sorts et je devins de plus en plus méchante et sans pitié. Je protégeais le petit et la mère dans une bulle de protection pour me lâcher entièrement. Durant plusieurs minutes le combat fut intense mais Bénédicte la Thaumaturge fut par terre en sang et moi essoufflée et quelques peu abîmée. Je n'avais pas terminé mon travail même si je souhaitais que Mehdi fasse la dernière étape, je ne pouvais pas. C'est mon travail. Je la capturais et l'enfermais immédiatement. 


Je me tournais vers la mère et lui dit d'aller voir Jane Harrinton à l'hôpital de Saint-Mangouste à Londres pour qu'elle suive son petit garçon. Puis sans perdre de temps, nous transplanâmes immédiatement à Azaban pour l'enfermer dans une nouvelle cellule.  


Je n'avais pas tuer la criminelle mais elle va avoir besoin de beaucoup de soins médicaux si on ne voulait pas qu'elle meurt dans la soirée. J'envoyais donc un hibou à Saint Mangouste pour requérir des soins urgents.






FIN
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